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Le dialogue interreligieux à Vienne – Cardinal Tauran : ne pas avoir une vison négative des autres religions – 18 novembre 2013

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Note de la rédaction de La Porte Latine :
il est bien entendu que les commentaires repris dans la presse extérieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quelconque adhésion à ce qui y est écrit par ailleurs.

Le cardinal Tauran, fidèle à lui-même, a prononcé à cette occasion un véritable plaidoyer d’une religion anthropocentriste où le relativisme cher à Nostra Aetate triomphe.

Sa volonté de dialogue avec les autres « religions » l’aveugle totalement quand on sait que sa conférence s’est tenue en présence du Roi Abdallah Ben Abdelaziz qui a financé le KAICCID [Centre international « Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel »], véritable machine de guerre au centre de l’Europe chargée de promouvoir le wahhabisme, c’est-à-dire l’islam le plus sectaire et le plus intolérant.

Mais nos princes de l’Eglise, façon « conciliaire », ne sont plus à un abandon près.

La Porte Latine

Cité du Vatican, 19 novembre 2013 (VIS). Hier à Vienne (Autriche), le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, est intervenu à la session d’ouverture de la conférence du Centre international Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dialogue inter-religieux, dont le Saint-Siège et co-fondateur et observateur.

Le but de la conférence est de sensibiliser la jeunesse afin qu’elle ait une image objective, honnête et constructive de l’autre. Dans ce but, trois sujets étant abordés durant ces trois années, l’accent est mis en 2013 sur l’éducation. Ceci explique la présence à Vienne des ministres de l’éducation de nombreux pays.

Le dialogue inter-religieux, a dit le représentant du Saint-Siège, « rend attentif à ne pas donner des autres religions une vision négative, que ce soit dans le monde enseignant, dans les media ou dans le discours religieux. Il nous enseigne à ne pas relativiser les convictions religieuses différentes des nôtres, qui plus est en leur absence, mais également à prendre en compte tous les aspects de cette variété, ethniques ou culturels, les différents points de vue, de ne pas envisager cette richesse comme une menace« .

Ce dialogue nous conduit « à mieux écouter l’autre, à mieux le connaître, à réfléchir avant tout jugement, de présenter notre foi et nos raisonnements avec respect et simplicité. Tout ce permet aussi de rendre à Dieu ce qu’il mérite, en contribuant à inspirer la fraternité, à proposer la sagesse et à offrir le courage d’agir… La personne est au centre de notre préoccupation, l’objet de l’attention des leader politiques comme religieux, d’autant que nous sommes tous citoyens et croyants non citoyens ou croyants. Nous appartenons tous à la famille humaine dont nous partageons la dignité, les problèmes et les droits, appelés ensemble à accomplir un même devoir« .

Un des but du Centre, a conclu le Cardinal « est de promouvoir l’intelligence du coeur, le respect de tout ce que Dieu accomplit en chacun de nous, le respect donc du mystère que chaque homme représente. C’est pourquoi les religions ne doivent pas générer des attitudes de supériorité ou d’exclusion… Mieux se connaître permet de partager capacités et perspectives, de rendre ce monde plus lumineux et plus sûr, d’y vivre dans la fraternité« .

Source : VIS du 19 novembre 2013