Pie XI

Bulle pontificale Vehementer exultamus

17 mai 1925

Sur la canonisation de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

Donné à Rome près Saint-​Pierre, l’an du Seigneur mil neuf cent vingt-​cinq,
le dix-​septième jour du mois de mai, de Notre Pontificat l’an quatrième

Pie évêque, ser­vi­teur des ser­vi­teurs de Dieu,
Pour per­pé­tuelle mémoire

C’est avec les sen­ti­ments d’une joie véhé­mente et de la plus vive allé­gresse qu’en ce jour, et au cours de cette année de misé­ri­corde, Nous, qui avons mis au nombre des Vierges Bienheureuses la jeune Thérèse de l’Enfant-​Jésus, moniale de l’ordre des car­mé­lites déchaus­sées, et l’a­vons pro­po­sée aux Fils très aimés de l’Eglise, comme un très aimable modèle, Nous célé­brons, au nom de Notre-​Seigneur Jésus-​Christ, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de Notre propre auto­ri­té, sa solen­nelle canonisation.

Cette Vierge véri­ta­ble­ment sage et pru­dente par­cou­rut la voie du Seigneur dans la sim­pli­ci­té et l’in­gé­nui­té de son âme, et, consom­mée en peu de temps, a four­ni une longue car­rière. Encore dans la fleur de sa jeu­nesse, elle s’en­vo­la au Ciel, appe­lée à rece­voir la cou­ronne que l’Epoux céleste lui avait pré­pa­rée pour l’é­ter­ni­té. Connue de peu de per­sonnes pen­dant sa vie, aus­si­tôt après sa mort pré­cieuse, elle éton­na l’Univers chré­tien du bruit de sa renom­mée et des miracles innom­brables obte­nus de Dieu par son inter­ces­sion. Comme elle l’a­vait pré­dit avant sa mort, elle sem­blait répandre sur la terre une pluie de roses. C’est à cause de ces mer­veilles que l’Eglise déci­da de lui accor­der les hon­neurs réser­vés aux saints, sans attendre les délais ordi­naires et fixés.

Elle naquit à Alençon, ville du dio­cèse de Séez, le deux jan­vier mil huit cent soixante-​treize, de parents hono­rables : Louis-​Stanislas Martin, et Marie-​Zélie Guérin, remar­quables par leur sin­gu­lière et fer­vente pié­té. Le quatre du même mois, elle reçut le bap­tême avec les noms de Marie-Françoise-Thérèse.

Agée de quatre ans et sept mois, à sa dou­leur immense, sa mère lui fut ravie et la joie s’é­tei­gnit dans son cœur. Son édu­ca­tion fut alors confiée à ses deux sœurs aînées Marie et Pauline, aux­quelles elle s’ef­for­ça d’être par­fai­te­ment sou­mise, et elle vécut sous la garde assi­due et vigi­lante de son père très aimé. A leur école, Thérèse s’é­lan­ça comme un géant dans la voie de la per­fec­tion. Dès ses plus jeunes années, elle fai­sait ses délices de par­ler sou­vent de Dieu, et vivait dans la pen­sée constante de n’at­tris­ter l’Enfant Jésus en quoi que ce soit.

Ayant conçu, par une pré­ve­nance du divin Esprit, le désir de mener une vie toute sainte, elle prit la ferme réso­lu­tion de ne jamais refu­ser à Dieu rien de ce qu’il paraî­trait lui deman­der, et y demeu­ra fidèle jus­qu’à la mort.

Quand elle eut atteint sa neu­vième année, on la confia pour son ins­truc­tion aux reli­gieuses du monas­tère de l’Ordre de Saint-​Benoît, à Lisieux. Elle y pas­sait la jour­née entière pour assis­ter aux leçons, et le soir reve­nait à la mai­son. Si elle cédait en âge à ses com­pagnes du pen­sion­nat, elle les dépas­sait toutes en pro­grès et en pié­té. Elle appre­nait les mys­tères de la reli­gion avec tant de zèle et de péné­tra­tion, que l’au­mô­nier de la com­mu­nau­té l’ap­pe­lait « la théo­lo­gienne » ou le « petit Docteur ». Dès ce temps-​là, elle apprit de mémoire et en entier le livre de l’Imitation de Jésus-​Christ, et l’Ecriture sainte lui devint si fami­lière que, dans ses écrits, elle la cite sou­vent avec autorité.

Une mys­té­rieuse et grave mala­die la fit beau­coup souf­frir. Elle en fut mira­cu­leu­se­ment déli­vrée, ain­si qu’elle-​même l’a racon­té, par le secours de la Bienheureuse Vierge Marie qui lui appa­rut sou­riante, au cours d’une neu­vaine où elle était invo­quée sous son titre de Notre-​Dame des Victoires. Alors, pleine d’une angé­lique fer­veur, elle mit tous ses soins à se pré­pa­rer au ban­quet sacré où le Christ se donne en nourriture.

Dès qu’elle eut goû­té au Pain Eucharistique, elle éprou­va une faim insa­tiable de cet ali­ment céleste. Aussi, comme ins­pi­rée, elle priait Jésus, en qui elle trou­vait ses délices, de « chan­ger pour elle en amer­tume toutes les conso­la­tions humaines ». Dès lors, toute brû­lante d’a­mour pour le Christ et pour l’Eglise Catholique, elle n’eut bien­tôt de plus grand désir que d’en­trer dans l’ordre des car­mé­lites déchaus­sées, afin, par son immo­la­tion et ses conti­nuels sacri­fices, « d’ai­der les prêtres, les mis­sion­naires, toute l’Eglise », et de gagner à Jésus-​Christ des âmes sans nombre, comme, près de mou­rir, elle pro­mit de conti­nuer à le faire auprès de Dieu.

Au cours de sa quin­zième année, elle éprou­va de grandes dif­fi­cul­tés, de la part de l’au­to­ri­té ecclé­sias­tique, pour embras­ser la vie reli­gieuse, à cause de sa grande jeu­nesse. Elle les sur­mon­ta cepen­dant avec une force d’âme incroyable, et, mal­gré sa timi­di­té natu­relle, elle expo­sa son désir à Notre Prédécesseur Léon XIII, d’heu­reuse mémoire, lequel, cepen­dant, remit la chose à la déci­sion des supé­rieurs. Frustrée dans son espoir, Thérèse en conçut une grande dou­leur, mais elle acquies­ça plei­ne­ment à la volon­té divine.

Après cette dure épreuve de sa patience et de sa voca­tion, le neuf avril de l’an­née mil huit cent quatre-​vingt-​huit, elle entra enfin, avec l’ap­pro­ba­tion de son évêque et dans toute la joie de son âme, au monas­tère du car­mel de Lisieux.

Là, Dieu opé­ra d’ad­mi­rables ascen­sions dans le cœur de Thérèse, qui, imi­tant la vie cachée de la Vierge Marie à Nazareth, pro­dui­sit, comme un jar­din fer­tile, les fleurs de toutes les ver­tus, sur­tout d’un amour brû­lant pour Dieu, et d’une émi­nente cha­ri­té pour le pro­chain, car elle avait par­fai­te­ment com­pris ce pré­cepte du Seigneur : « Aimez-​vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Dans son désir de plaire le plus pos­sible à Jésus-​Christ, et ayant lu et médi­té cette invi­ta­tion de la Sainte Ecriture : « Si quel­qu’un est tout petit qu’il vienne à moi », elle réso­lut de deve­nir petite selon l’es­prit, et, en consé­quence, avec la plus filiale et la plus entière confiance, elle se livra pour tou­jours à Dieu comme au Père le plus aimé. Cette voie de l’en­fance spi­ri­tuelle, selon la doc­trine de l’Evangile, elle l’en­sei­gna aux autres, spé­cia­le­ment aux novices, dont ses supé­rieures lui avaient confié la for­ma­tion aux ver­tus reli­gieuses ; et ensuite, par ses écrits pleins de zèle apos­to­lique, elle ensei­gna, avec un saint enthou­siasme, à un monde enflé d’or­gueil, n’ai­mant que la vani­té et recher­chant le men­songe, la voie de la sim­pli­ci­té évangélique.

Son divin Epoux Jésus l’en­flam­ma encore du désir de la souf­france du corps et de l’âme. Considérant, de plus, avec une pro­fonde dou­leur, com­bien l’a­mour de Dieu est mécon­nu et reje­té, — deux ans avant sa pré­cieuse mort, — elle s’of­frit spon­ta­né­ment en vic­time à son « amour misé­ri­cor­dieux ». Elle fut alors, selon qu’il est rap­por­té, bles­sée d’un trait de feu céleste. Enfin, consu­mée d’a­mour, ravie en extase, et répé­tant avec une fer­veur extrême : « mon Diue, je vous aime », elle s’en­vo­la joyeuse vers son Epoux, le trente sep­tembre de l’an mil huit cent quatre-​vingt-​dix-​sept, à l’âge de vingt-​quatre ans, méri­tant ain­si l’é­loge si connu — déjà pré­ci­té — du Livre de la Sagesse « consom­mée en peu de temps, elle a four­ni une longue carrière ».

Inhumée au cime­tière de Lisieux, avec les hon­neurs conve­nables, elle com­men­ça aus­si­tôt à être célèbre dans l’u­ni­vers entier et son sépulcre devint glorieux.

La pro­messe qu’elle avait for­mu­lée avant de mou­rir de « faire tom­ber sur la terre une pluie de roses » — c’est-​à-​dire de grâces, — à peine mon­tée au Ciel, elle la réa­li­sa à la lettre par d’in­nom­brables miracles, et elle la réa­lise encore de nos jours. Cette insigne ser­vante de Dieu qui, durant sa vie, s’é­tait acquis la sym­pa­thie de tous ceux qui l’ap­pro­chaient, a vu, depuis sa mort, ce sen­ti­ment prendre une force et une exten­sion prodigieuses.

Emus d’un tel renom de sain­te­té, un grand nombre de car­di­naux de la sainte Eglise romaine, des patriarches, arche­vêques et évêques, de France en par­ti­cu­lier, beau­coup aus­si de vicaires apos­to­liques, de supé­rieurs de congré­ga­tions, d’ab­bés de monas­tères et de supé­rieures de reli­gieuses, adres­sèrent à notre pré­dé­ces­seur, Pie X, de sainte mémoire, des Lettres pos­tu­la­toires pour obte­nir l’Introduction de la cause de la sœur Thérèse de l’Enfant-​Jésus, les accom­pa­gnant de beau­coup d’ins­tances et de témoignages.

Ce pon­tife les accueillit très favo­ra­ble­ment, et, le neuf juin de l’an mil neuf cent qua­torze, il signa, de sa propre main, la com­mis­sion de lin­tro­duc­tion de la cause, confiée au très dili­gent pos­tu­la­teur géné­ral de l’ordre des carmes déchaus­sés, le R.P. Rodrigue de Saint-​François de Paule.

Toutes les phases du pro­cès ayant été par­cou­rues selon les règles, et la ques­tion de l’hé­roï­ci­té des ver­tus exa­mi­née, la congré­ga­tion géné­rale se tint, le deux août mil neuf cent vingt et un, en pré­sence du pape Benoît XV, notre pré­dé­ces­seur, d’heu­reuse mémoire. Le très émi­nent et très révé­rend car­di­nal Antoine Vico, ponent de la cause, y pro­po­sa à la dis­cus­sion le doute sui­vant : « Est-​il cer­tain que les ver­tus théo­lo­gales de foi, d’es­pé­rance et de cha­ri­té envers Dieu et le pro­chain, ain­si que les ver­tus car­di­nales de pru­dence, de jus­tice, de force et de tem­pé­rance, et les ver­tus annexes, ont été pra­ti­quées à un degré héroïque par la ser­vante de Dieu Thérèse de l’Enfant-​Jésus, dans le cas et pour l’ef­fet dont il s’a­git ? » Tous les car­di­naux de la sainte église romaine pré­sents et les pères consul­teurs, don­nèrent cha­cun leur sen­ti­ment. Le même pon­tife, les ayant écou­tés avec bien­veillance, réser­va cepen­dant son suprême juge­ment, vou­lant d’a­bord implo­rer de Dieu une plus grande lumière dans une chose de tant d’importance.

La veille de la fête de l’as­somp­tion de la Bienheureuse Vierge Marie, notre pré­dé­ces­seur mani­fes­ta enfin sa déci­sion et pro­non­ça solennellement :

« Il est cer­tain que les ver­tus théo­lo­gales de foi, d’es­pé­rance et de cha­ri­té, envers Dieu et le pro­chain, ain­si que les ver­tus car­di­nales de pru­dence, de jus­tice, de force et de tem­pé­rance et les ver­tus annexes, ont été pra­ti­quées par la véné­rable ser­vante de Dieu, Thérèse de l’Enfant-​Jésus et à un degré héroïque. »

II ordon­na d’en publier le décret, de l’in­sé­rer par­mi les actes de la sacrée congré­ga­tion des rites sous la date du qua­torze août mil neuf cent vingt et un.

Cette Cause avait une marche si rapide et si heu­reuse, accom­pa­gnée de tant d’al­lé­gresse, que deux miracles furent aus­si­tôt pro­po­sés à l’exa­men, choi­sis entre une mul­ti­tude de divers pro­diges que l’on disait avoir été obte­nus dans tout l’Univers chré­tien, par l’in­ter­ces­sion puis­sante de la véné­rable Thérèse. Le pre­mier concerne la sœur Louise de Saint-​Germain, de la congré­ga­tion des Filles de la Croix, souf­frant d’une mala­die orga­nique, à savoir : d’une lésion ana­to­mique et patho­lo­gique, c’est-​à-​dire d’un ulcère très grave de l’es­to­mac, de forme hémor­ra­gique. Après avoir implo­ré l’in­ter­ces­sion auprès de Dieu de la véné­rable Thérèse de l’Enfant-​Jésus, la malade recou­vra une par­faite san­té, comme trois émi­nents méde­cins le recon­nurent una­ni­me­ment, ayant cha­cun don­né son sen­ti­ment, par écrit, à la demande de la Sacrée Congrégation des Rites. Le second miracle, assez sem­blable au pre­mier, est la gué­ri­son du jeune sémi­na­riste, Charles Anne, malade de tuber­cu­lose pul­mo­naire hémo­pty­sique en période cavi­taire. Il invo­qua avec confiance l’aide de la ser­vante de Dieu et gué­rit par­fai­te­ment, comme cela résulte avec évi­dence des conclu­sions de trois méde­cins et de la série d’ar­gu­ments sur les­quels se basait leur décision.

Aussi tous ceux qui étaient appe­lés à don­ner leur sen­ti­ment furent en mesure, après avoir mûre­ment pesé toutes choses, de for­mu­ler un juge­ment cer­tain et indu­bi­table sur la ques­tion sou­mise à l’exa­men. Après donc les deux congré­ga­tions anté-​préparatoire et pré­pa­ra­toire, vint la congré­ga­tion géné­rale, le trente jan­vier mil neuf cent vingt-​trois, dans laquelle fut dis­cu­té, en Notre pré­sence, le doute sui­vant : « Y a‑t-​il cer­ti­tude de miracles, et de quels miracles, dans le cas et pour l’ef­fet dont il s’a­git ? » Les car­di­naux de la sainte église romaine pré­sents, et les pères consul­teurs expo­sèrent, cha­cun à leur tour, leur manière de voir. Après les avoir écou­tés avec atten­tion, Nous avons cru pou­voir sus­pendre notre déci­sion, sui­vant l’u­sage, pour obte­nir, en une chose si grave, un secours plus abon­dant du père des lumières.

Enfin, le dimanche de la quin­qua­gé­sime, fête de l’ap­pa­ri­tion de l’Immaculée Vierge Marie, à Lourdes, et veille du pre­mier anni­ver­saire de notre cou­ron­ne­ment, nous avons vou­lu, en ce jour dou­ble­ment heu­reux, mani­fes­ter notre déci­sion ; et, en pré­sence de l’é­mi­nen­tis­sime car­di­nal Antoine Vico, Evêque de Porto et de Sainte-​Rufine, pré­fet de la sacrée congré­ga­tion des rites et ponent de la cause, ain­si que des autres digni­taires de cette congré­ga­tion, nous avons décla­ré solen­nel­le­ment : « II y a cer­ti­tude de miracle dans les deux cas pro­po­sés, à savoir : la gué­ri­son ins­tan­ta­née et par­faite de la Sœur Louise de Saint-​Germain, de la Congrégation des Filles de la Croix, d’un très grave ulcère de l’es­to­mac, de forme hémor­ra­gique, et la gué­ri­son ins­tan­ta­née et par­faite du sémi­na­riste Charles Anne, d’une tuber­cu­lose pul­mo­naire hémo­pty­sique en période cavi­taire. » Et nous avons don­né ordre d’en publier le décret et de l’in­sé­rer dans les Actes de la Sacrée Congrégation, le onze février de l’an mil neuf cent vingt-trois.

Peu de temps après, c’est-​à-​dire le six mars de la même année, dans une réunion géné­rale de la même congré­ga­tion, le même cardinal-​Ponent de la cause pro­po­sa, en notre pré­sence, la ques­tion sui­vante : « Etant don­né la recon­nais­sance des ver­tus et des deux miracles, peut-​on, en toute sûre­té, pro­cé­der à la solen­nelle béa­ti­fi­ca­tion de la véné­rable ser­vante de Dieu, sœur Thérèse de l’Enfant-​Jésus ? » Tous les assis­tants répon­dirent d’une même voix : « on le peut en toutte sûreté. »

Pour pro­non­cer cepen­dant notre juge­ment défi­ni­tif, nous avons choi­si le jour heu­reux de la Fête du saint patriarche Joseph, illustre époux de la Bienheureuse Vierge Marie et patron de l’é­glise uni­ver­selle, et nous avons solen­nel­le­ment déclaré :

« On peut, en toute sûre­té, pro­cé­der à la b éati­fi­ca­tion de la véné­rable ser­vante de Dieu, sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. »

Et nous avons ordon­né d’en publier le décret et de l’in­sé­rer dans les actes de la sacrée congré­ga­tion des rites, à la date du dix-​neuf mars mil neuf cent vingt-​trois, et d’ex­pé­dier des lettres apos­to­liques, en forme de Bref, pour la célé­bra­tion des céré­mo­nies de la béa­ti­fi­ca­tion dans la basi­lique vaticane.

Ces solen­ni­tés de la béa­ti­fi­ca­tion furent célé­brées dans la basi­lique patriar­cale de Saint-​Pierre, prince des apôtres, le vingt-​neuf avril sui­vant, avec un grand concours de cler­gé et de peuple et dans l’ef­fu­sion de la joie universelle.

Sur le récit de nou­veaux pro­diges de la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, nous avons ordon­né à sa sacrée congré­ga­tion des rites, le vingt-​cinq juillet de l’an mil neuf cent vingt-​trois, de reprendre la cause de cette même bien­heu­reuse. Deux miracles ayant été pro­po­sés à son exa­men, les pro­cès ins­truits et les témoins enten­dus, la sacrée congré­ga­tion ren­dit ce décret : « On est assu­ré de la vali­di­té des pro­cès accom­plis, par l’au­to­ri­té apos­to­lique, dans les dio­cèses de Parme et de Malines, au sujet de miracles attri­bués à l’in­ter­ces­sion de la bien­heu­reuse Thérèse qui avait été sol­li­ci­tée, dans le cas et pour l’ef­fet dont il s’a­git. » Ce décret a été rati­fié et confir­mé par dous, le onze juin de l’an mil neuf cent vingt-quatre.

Les deux miracles pro­po­sés à la dis­cus­sion étaient les sui­vants : le pre­mier est la gué­ri­son de Gabrielle Trimusi, le second, la gué­ri­son de Maria Pellemans.

Gabrielle, entrée à vingt-​trois ans dans la congré­ga­tion des « Pauvres Filles des Sacrés-​Cœurs », dont la maison-​mère est dans la ville de Parme, com­men­ça à souf­frir du genou gauche en mil neuf cent treize. Employée aux tra­vaux domes­tiques, elle avait cou­tume de bri­ser sur son genou, à la force de son bras, le bois à brû­ler. La répé­ti­tion de cet acte finit par pro­duire, sans qu’elle s’en aper­çût, une lésion à la join­ture, qui dégé­né­ra en affec­tion tuber­cu­leuse. Elle n’é­prou­va d’a­bord qu’une sen­sa­tion de dou­leur sourde, puis vinrent un trem­ble­ment du genou, la perte de l’ap­pé­tit et l’a­mai­gris­se­ment de la malade.

Deux méde­cins appe­lés visi­tèrent la sœur et ordon­nèrent des remèdes, mais sans aucun suc­cès, si bien qu’au bout de trois ans, elle fut envoyée à Milan où l’on employa l’hé­lio­thé­ra­pie, les bains, les vési­ca­toires, les injec­tions et autres choses sem­blables, sans aucun résul­tat ; au contraire, au bout de quatre ans, l’é­pine dor­sale était atteinte à son tour. La sœur Gabrielle revint à Parme où plu­sieurs méde­cins qui la visi­tèrent recon­nurent une lésion de nature tuber­cu­leuse, et ordon­nèrent des remèdes géné­raux. Le méde­cin ordi­naire de la com­mu­nau­té, consta­tant que l’é­tat de l’é­pine dor­sale allait aus­si en empi­rant, conseilla de conduire la malade à l’hô­pi­tal. En atten­dant, il effec­tua l’exa­men radio­sco­pique du genou malade et consta­ta une péri­os­tite du som­met du tibia. Reçue à l’hô­pi­tal, elle fut de nou­veau sou­mise à l’ap­pli­ca­tion des rayons X. Pendant ce séjour à l’hô­pi­tal de Milan, atteinte de la grippe, dite espa­gnole, elle éprou­va dans la par­tie dor­sale de la colonne ver­té­brale de nou­velles dou­leurs qui allèrent tou­jours en augmentant.

Comme tous les remèdes res­taient inutiles, un ecclé­sias­tique qui la visi­tait conseilla, le treize juin mil neuf cent vingt-​trois, de faire une neu­vaine en l’hon­neur de la Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, devant une petite image où était aus­si impri­mée une prière à la Bienheureuse.

La malade s’y unit, plus pré­oc­cu­pée de la san­té des autres sœurs que de la sienne propre. Comme le der­nier jour de cette neu­vaine coïn­ci­dait avec la clô­ture d’un tri­duum solen­nel, célé­bré en l’hon­neur de la bien­heu­reuse dans l’é­glise des carmes, toute proche du couvent, quelques-​unes des sœurs, et la malade elle-​même, deman­dèrent la per­mis­sion d’y aller. Au retour, après avoir par­cou­ru cette courte dis­tance d’un pas lent et très dou­lou­reux, la sœur Trimusi entra dans la cha­pelle de la com­mu­nau­té où les autres sœurs étaient réunies, comme de cou­tume. La supé­rieure exhor­ta la malade à prier avec confiance, et lui enjoi­gnit de rega­gner sa place. Chose mer­veilleuse ! l’in­firme, incons­ciem­ment, se mit à genoux sans res­sen­tir aucune dou­leur et, sans plus de dif­fi­cul­té que s’il avait été par­fai­te­ment sain, res­ta ain­si, repo­sant sur son genou malade, et ne s’a­per­ce­vant pas de cette mer­veille, parce que son atten­tion était absor­bée par les dou­leurs dor­sales qui, à ce moment, la tour­men­taient plus cruel­le­ment. Elle alla au réfec­toire avec les sœurs. Le repas fini, elle monte l’es­ca­lier avec len­teur, entre dans la pre­mière chambre qu’elle ren­contre, enlève son appa­reil et crie à haute voix : « Je suis gué­rie ! Je suis guérie ! »

Aussitôt, elle reprit les emplois et les tra­vaux de sa condi­tion et les exer­cices de la vie reli­gieuse, sans aucune souf­france, ni fatigue, ren­dant grâce à Dieu du miracle opé­ré par l’in­ter­ces­sion de la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Les méde­cins, dési­gnés par la sacrée congré­ga­tion, dis­cu­tèrent lon­gue­ment cette gué­ri­son, et sta­tuèrent que la lésion du genou était une arthro­sy­no­vite chro­nique, et celle de l’é­pine dor­sale, une spon­dy­lite éga­le­ment chro­nique. Ces deux lésions orga­niques, rebelles à tous les remèdes, ont cédé à la toute-​puissance de Dieu, et sœur Gabrielle a recou­vré par miracle la san­té, et y a persévéré.

L’histoire du second miracle, telle que l’a racon­tée Maria Pellemans qui en fut favo­ri­sée, est plus courte. Au mois d’oc­tobre mil neuf cent neuf, elle était malade d’une tuber­cu­lose pul­mo­naire bien consta­tée ; puis se décla­rèrent une enté­rite et une gas­trite, éga­le­ment de nature tuber­cu­leuse. Elle reçut les soins des méde­cins, d’a­bord chez elle, puis dans un sana­to­rium appe­lé « La Hulpe ». Revenue à sa mai­son, elle entre­prit, au mois d’août mil neuf cent vingt, un pèle­ri­nage au sanc­tuaire de Lourdes, dans l’es­poir d’ob­te­nir sa gué­ri­son, mais ce fut sans suc­cès. Au mois de mars mil neuf cent vingt-​trois, elle se joi­gnit à un groupe de pèle­rins qui visi­taient le Carmel de Lisieux, et, sur le tom­beau de la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, ayant invo­qué avec confiance son inter­ces­sion, elle recou­vra aus­si­tôt une par­faite santé.

Trois méde­cins, convo­qués d’of­fice par la Sacrée Congrégation des Rites pour don­ner leur avis sur ces deux miracles, expri­mèrent tous, et par écrit, une réponse favorable.

Dans ces gué­ri­sons, la véri­té du miracle appa­rut hors de doute, elle brilla même avec une splen­deur inac­cou­tu­mée, à cause des par­ti­cu­la­ri­tés dont ces pro­diges étaient entou­rés. C’est pour­quoi ceux qui ont été appe­lés à don­ner leur suf­frage ont pu le faire, en s’ap­puyant sur l’au­to­ri­té qui résulte de l’ac­cord una­nime des hommes de l’art ; dans la congré­ga­tion géné­rale, tenue, en notre pré­sence, le dix-​sept mars de l’an­née cou­rante, et au cours de laquelle notre cher fils Antoine Vico, car­di­nal de la sainte église romaine, ponent de la cause, pro­po­sa le doute sui­vant : « Y a‑t-​il cer­ti­tude de miracle, et de quels miracles, dans le cas et pour l’ef­fet dont il s’a­git ? » Les révé­ren­dis­simes pères car­di­naux de la sainte église romaine, les pré­lats et les pères consul­teurs expri­mèrent leur avis, cha­cun à son tour. Après les avoir enten­dus, dans la joie de notre âme, nous avons cepen­dant sur­sis à faire connaître notre pen­sée, vou­lant implo­rer encore, par d’ins­tantes prières, pour une déci­sion si impor­tante, un secours plus puis­sant et plus effi­cace du père des lumières.

Peu après, cepen­dant, nous avons choi­si et fixé le dix-​neuvième jour de mars, auquel l’é­glise se réjouit en la fête du saint patriarche Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie et patron de l’é­glise uni­ver­selle, et, en pré­sence du car­di­nal pré­fet de la sacrée congré­ga­tion des rites et des prin­ci­paux digni­taires, nous avons pro­non­cé solen­nel­le­ment : « Il y a cer­ti­tude de miracle dans les deux cas proposés. »

Puis, le vingt-​neuvième jour du même mois, après avoir recueilli les suf­frages una­nimes des car­di­naux de la sainte église romaine et des pères consul­teurs, nous avons solen­nel­le­ment décla­ré : « onpeut en toute sûre­té pro­cé­der à al cano­ni­sa­tion solen­nelle de la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, vierge, moniale pro­fesse de l’ordre des car­mé­lites déchaus­sées, du monas­tère de Lisieux. »

Après tous ces pré­li­mi­naires et ces décrets, afin d’ob­ser­ver jus­qu’au bout toutes les sages pres­crip­tions de nos Prédécesseurs en vue de la célé­bra­tion et de l’é­clat d’une si auguste céré­mo­nie, nous avons d’a­bord convo­qué nos chers fils, les car­di­naux de la sainte église romaine, à un consis­toire secret, le trente du mois de mars, pour leur deman­der leur avis. Dans ce consis­toire, notre véné­rable frère Antoine Vico, car­di­nal de la sainte église romaine, évêque de Porto et de Sainte-​Rufine, et pré­fet de la sacrée congré­ga­tion des rites, nous expo­sa élo­quem­ment, à nous, et aux car­di­naux de la sainte église romaine, la vie et les miracles de la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus et des autres nou­veaux saints, et deman­da avec beau­coup d’ar­deur qu’elle fût éle­vée aux suprêmes hon­neurs. Ce dis­cours ache­vé, nous avons recueilli les suf­frages des car­di­naux de la sainte église romaine sur cette ques­tion : « Faut-​il en venir à la cano­ni­sa­tion solen­nelle de cette bien­heu­reuse ? » et cha­cun des Cardinaux expri­ma son avis.

Puis, le second jour d’a­vril, nous avons tenu un consis­toire public dans lequel, après avoir enten­du avec plai­sir un très savant dis­cours sur la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, denotre cher fils Jean Guasco, avo­cat de notre cour consis­to­riale, tous les car­di­naux de la sainte église romaine, d’une voix una­nime, nous ont exhor­té à la déci­sion suprême de cette cause.

Nous avons pris soin encore d’ex­pé­dier des lettres de la sacrée congré­ga­tion consis­to­riale aux véné­rables évêques, non seule­ment aux plus voi­sins, mais même aux plus éloi­gnés, pour les avi­ser de cette solen­ni­té, afin, que, s’il leur était pos­sible, ils vinssent près de nous, pour nous don­ner aus­si leur sen­ti­ment. Il en vint de divers pays, et ils assis­tèrent, le vingt-​deux du mois d’a­vril, à un consis­toire semi-​public, en notre pré­sence, après avoir pris connais­sance de la cause, par un résu­mé, qui fut remis à cha­cun, tant de la vie, des ver­tus et des miracles de la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, que de tous les actes faits en notre pré­sence et dans la sacrée congré­ga­tion des rites. Et, non seule­ment nos chers fils, les car­di­naux de la sainte église romaine, mais aus­si nos véné­rables frères les patriarches, arche­vêques et évêques, d’un accord una­nime, nous ont pres­sé de célé­brer cette cano­ni­sa­tion. De tous ces suf­frages, nos chers fils, les pro­to­no­taires apos­to­liques, ont dres­sé les actes pour être conser­vés dans les archives de la sacrée congré­ga­tion des rites.

Nous avons donc déci­dé de célé­brer la solen­ni­té de cette cano­ni­sa­tion en ce jour, dix-​septième du mois de mai, en la basi­lique vati­cane, et, en atten­dant, nous avons vive­ment exhor­té les fidèles du Christ à redou­bler de fer­ventes prières, spé­cia­le­ment dans les églises où le très saint sacre­ment est expo­sé à l’a­do­ra­tion ; afin qu’eux-​mêmes goûtent plus abon­dam­ment les fruits d’une si grande solen­ni­té, et que le Saint-​Esprit daigne nous assis­ter plus effi­ca­ce­ment dans un si grave exer­cice de notre charge.

En ce jour donc, si heu­reux et si dési­ré, les ordres du cler­gé sécu­lier et régu­lier, les pré­lats et les digni­taires de la curie romaine et tout ce que Rome compte de car­di­naux, patriarches, arche­vêques, évêques et abbés, se ras­sem­blèrent dans la Basilique Vaticane magni­fi­que­ment ornée. En leur pré­sence, nous fîmes nous-​même notre entrée.

Alors notre véné­rable frère Antoine Vico, car­di­nal de la sainte église romaine, évêque de Porto et de Sainte-​Rufine, pré­fet de la sacrée congré­ga­tion des rites et pré­po­sé à la pour­suite de cette cause de cano­ni­sa­tion, après un dis­cours de notre cher fils Virgile Jacoucci, avo­cat de notre cour consis­to­riale, nous pré­sen­ta les vœux et les prières de l’é­pis­co­pat et de tout l’ordre des carmes déchaus­sés, pour que nous met­tions au nombre des saints la bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus que nous avons déjà décla­rée patronne des mis­sions et des novi­ciats de l’ordre du carmel.

Le même car­di­nal et le même avo­cat renou­ve­lèrent une seconde et une troi­sième fois leur demande avec une plus grande et suprême ins­tance. Nous, alors, ayant implo­ré avec fer­veur la lumière céleste, « pour l’hon­neur de la sainte et indi­vi­sible Trinité, pour l’ac­crois­se­ment et la gloire de la foi catho­lique, par l’au­to­ri­té de Notre-​Seigneur Jésus-​Christ, les saints apôtres Pierre et Paul et la nôtre, après mûre déli­bé­ra­tion et du suf­frage de nos véné­rables frères les car­di­naux de la sainte église romaine, ain­si que les patriarches, arche­vêques et évêques, nous avons décla­ré que ladite bien­heu­reuse Thérèse de l’Enfant-​Jésus, moniale pro­fesse de l’ordre des car­mé­lites déchaus­sées, est sainte et doit être ins­crite au cata­logue des saints. »

Nous avons ordon­né que sa mémoire de cette sainte Thérèse de l’Enfant-​Jésus soit célé­brée chaque année, le trois octobre, et notée au mar­ty­ro­loge romain.

Enfin, nous avons ren­du au Dieu très bon et très grand de fer­ventes actions de grâces pour un si grand bien­fait, et nous avons célé­bré solen­nel­le­ment le saint sacri­fice, et accor­dé très affec­tueu­se­ment une indul­gence plé­nière à tous les assis­tants : et, pour per­pé­tuelle mémoire, nous avons ordon­né de rédi­ger et publier les pré­sentes lettres qui seront signées de notre main et des car­di­naux de la sainte église romaine.

Fidèles du Christ, l’é­glise vous pré­sente aujourd’­hui un nou­veau et admi­rable modèle de ver­tus que tous vous devez contem­pler sans cesse car le carac­tère propre de la sain­te­té à laquelle Dieu appe­la Thérèse de l’Enfant-​Jésus, consiste sur­tout en ce qu’ayant enten­du l’ap­pel de Dieu, elle lui obéit avec la plus grande promp­ti­tude et la plus entière fidé­li­té. Sans que sa manière de vivre sor­tît de l’or­di­naire, elle sui­vit sa voca­tion et la consom­ma avec tant de fer­veur, de géné­ro­si­té et de constance qu’elle attei­gnit à l’hé­roï­ci­té des vertus.

C’est de notre temps, où les hommes recherchent avec tant de pas­sion les biens tem­po­rels, que vécut cette jeune vierge, dans la pra­tique sereine et cou­ra­geuse des ver­tus, en vue de la vie éter­nelle et pour pro­cu­rer la gloire de Dieu. Puisse son exemple, confir­mer dans l’exer­cice des ver­tus, non seule­ment ceux qui habitent les cloîtres, mais les fidèles qui vivent dans le monde, et les conduire à une vie plus parfaite !

Implorons tous, en nos néces­si­tés pré­sentes, la pro­tec­tion de sainte Thérèse de l’Enfant-​Jésus, afin que, sur nous aus­si, par son inter­ces­sion, des­cende une pluie de roses, c’est-​à-​dire les grâces dont nous avons besoin.

De science cer­taine, et dans toute la plé­ni­tude de notre auto­ri­té apos­to­lique, nous affir­mons et confir­mons tout ce qui pré­cède, et de nou­veau nous le décré­tons et ordon­nons, et nous vou­lons que les copies de ces lettres, même impri­mées, pour­vu cepen­dant qu’elles soient signées d’un notaire public et munies du sceau d’un per­son­nage consti­tué en digni­té ecclé­sias­tique, aient la même valeur que si nos Lettres ori­gi­nales elles-​mêmes étaient pro­duites ou montrées.

Que per­sonne donc n’ose atta­quer ou contre­dire ces lettres de notre déci­sion, décret, man­dat ou volon­té ; si quel­qu’un avait la témé­ri­té de le ten­ter, qu’il sache qu’il encour­rait l’in­di­gna­tion du Dieu Tout-​Puissant et de ses saints apôtres Pierre et Paul.

Donné à Rome près Saint-​Pierre, l’an du Seigneur mil neuf cent vingt-​cinq, le dix-​septième jour du mois de mai, de notre Pontificat l’an quatrième.

Pie XI, Pape

fraternité sainte pie X
12 novembre 1923
À l’occasion du IIIe centenaire de la mort de saint Josaphat, martyr, archevêque de Polotsk, pour le rite oriental.
  • Pie XI
7 mars 1922
À l’occasion du tricentenaire de saint Fidèle de Sigmaringen, premier martyr de la S. Congrégation de la Propagande.
  • Pie XI