Parlez-​lui de son baptême !

Baptême du Christ, vitrail, église Saint-Denys, Arcueil (94)

« Mon enfant, sois bien convain­cu que ta plus grande fier­té, c’est ton bap­tême ! » Pourquoi ne pas répé­ter sou­vent cette grande véri­té à votre enfant ? Y a‑t- il plus belle chose que son élé­va­tion au divin ? meilleur rap­pel pour le gar­der de mettre sa digni­té, ou son cœur, dans des choses de rien ?

Vous lui tien­drez à peu près le dis­cours sui­vant… par mor­ceaux et à l’occasion.

« Quand le prêtre dit, à l’autel, « ceci est mon Corps, ceci est mon Sang », ce ne sont pas son corps et son sang qui sont sur l’autel, mais bien le corps et le sang de Jésus, car c’est Jésus qui agit et qui parle à tra­vers son prêtre. À ton bap­tême, c’est pareil : c’est bien Jésus qui, à tra­vers l’eau, a puri­fié ton âme du péché d’origine, et t’a  don­né la vie divine (parce que l’eau par elle-​même est bien inca­pable de puri­fier une âme !) »

« Depuis ton bap­tême, ta mère et moi (ou ton père et moi), on ne te regarde plus de la même façon : tu n’es plus seule­ment notre fils (ou fille) mais tu es aus­si et sur­tout un enfant de Dieu. Déjà, tu nous avais été don­né par lui, et donc tu lui appar­te­nais plus à lui, for­cé­ment ; mais là, c’est encore plus fort : tu es son fils adop­tif ! Par sa grâce, tu es entré dans la famille divine de la Sainte Trinité ! »

« Depuis ton bap­tême, tu as une deuxième vie : à la vie natu­relle qu’on t’a trans­mise ta mère et moi (ou ton père et moi), Dieu a ajou­té une vie sur­na­tu­relle en s’unissant à ton âme ; de ces deux vies, laquelle l’emporte ? Sois bien convain­cu que c’est la vie sur­na­tu­relle qui est la vie divine en toi. C’est ton tré­sor qui te donne le salut éternel ! »

« Depuis ton bap­tême, tu as été éle­vé à un niveau qui nous dépasse tous com­plè­te­ment, c’est le niveau sur­na­tu­rel, au-​dessus de la nature humaine ; là, tu peux appro­cher de Jésus sans crainte, parce qu’il t’aime et te veut meilleur et plus beau ; parce que ton bap­tême t’a ren­du capable de croire en Lui, d’espérer en lui, et de l’aimer ».

« À ton bap­tême, Jésus t’a plon­gé avec lui dans sa mort, vrai­ment ; il t’a même vrai­ment mis au tom­beau avec lui, breuh. Mais c’est pour en même temps te res­sus­ci­ter avec lui et te don­ner sa vie de res­sus­ci­té ! Tu es pas­sé avec Jésus des ténèbres du péché à la lumière ! Sois convain­cu que c’est ta plus grande digni­té : être sépa­ré du péché, et vivant pour Dieu dans l’amour et la vic­toire de Jésus ! »

« Depuis ton bap­tême, tu peux louer Dieu par­fai­te­ment. Par un moyen qui par­fois, ta mère et moi on le voit bien, te barbe, qui est la sainte messe ! Là, ton carac­tère de bap­ti­sé te rend capable de prendre part plei­ne­ment, corps et âme, à la plus grande prière, celle de Jésus, et à son unique sacri­fice. Et ta prière et ton offrande unies à celles de Jésus deviennent par­faites ! Tu adores par­fai­te­ment le Père, tu le remer­cies pour ses bien­faits, tu lui demandes par­fai­te­ment son par­don, et ses grâces de lumière pour ton esprit et de force pour ta volon­té. Voilà ton honneur ! »

« Depuis ton bap­tême, tu as une vie chré­tienne ; c’est une vie avec Jésus, qui la nour­rit par ses autres sacre­ments, car ses dons doivent gran­dir et s’épanouir en toi. Imagine un pia­niste qui se conten­te­rait de ses pre­mières leçons, même par un pro­fes­seur génial. il pro­gres­se­rait peu ! Jésus t’a choi­si pour que tu portes du fruit. Et tes deux béquilles de la confes­sion et de la com­mu­nion t’apportent sou­tien et récon­fort. Et la Confirmation te rend capable de por­ter toutes les croix de la vie, avec Jésus. Aie confiance, fils de Dieu ! »

« Par ton bap­tême, tu es deve­nu aus­si le temple du Saint Esprit, rien que ça ! Et depuis, tu peux même agir sous son impul­sion : il te fait res­sem­bler à Jésus… »

« Alors sois fier de ton bap­tême ! Admire et recon­naît la bon­té et la géné­ro­si­té de Dieu, pour toi ».

« Crois à ta gran­deur et à cette force divine qui s’est déployée en toi, sans toi ».

« Aime et observe cou­ra­geu­se­ment les com­man­de­ments de Dieu, et il pour­ra te sau­ver avec toi » !

Source : Apostol n°211, octobre 2026.