De l’Ordre de Saint-Augustin (1297–1369). Fête le 30 mai.
La ville de Toulouse et la région du Languedoc souffraient encore au XIVe siècle des terribles ravages que l’hérésie albigeoise avait causés à la foi et aux mœurs dans le midi de la France. Les discordes intestines s’ajoutaient à l’irréligion et à la corruption chez beaucoup de seigneurs et de princes, et les peuples en ressentaient les tristes conséquences. Pour réformer les mœurs publiques et redonner aux populations toulousaines le véritable esprit chrétien. Dieu suscita, dans la personne de Guillaume de Toulouse, un apôtre zélé pour sa gloire et le salut des âmes. Par sa piété, ses vertus héroïques, ses prédications, ses miracles, cet humble prêtre contribua plus au relèvement religieux de sa petite patrie que les croisés de Simon de Montfort.
Religieux illustre par la naissance, le savoir, la vertu
Issu de la noble et catholique famille des Natholosa, Guillaume, surnommé Guillaume de Naurose ou de Toulouse, naquit dans cette ville en 1297. Elevé dans la crainte de Dieu, il montra tout jeune enfant des dispositions heureuses pour la piété et les études. Dégoûté de bonne heure du monde et de ses séductions, il alla, âgé seulement de 19 ans, frapper à la porte du couvent des Ermites de Saint-Augustin et demanda humblement à ces religieux de l’admettre dans leur compagnie.
Dès son entrée au noviciat, il devint un homme tout nouveau, sur lequel le Seigneur se plut à répandre ses grâces avec abondance. La douceur et l’humilité, vertus qu’il ne cessa de pratiquer toute sa vie, brillaient en lui d’un éclat extraordinaire.
Il étudia avec succès les humanités, la logique et toutes les sciences théologiques et naturelles. Ordonné prêtre à 1’âge requis, il fut envoyé par ses supérieurs à l’Université de Paris, où il devint un modèle par sa science et par la pureté de ses mœurs. Nanti du grade de docteur en théologie, il revint à Toulouse, mais loin de s’enorgueillir de ses connaissances, il ne pensait qu’à fuir les hommes mondains. L’oraison, les conversations édifiantes, les lectures des Vies des Saints et leur imitation faisaient toutes ses délices. Attentif, sur toutes choses, à la récitation de l’Office divin et à la célébration des saints mystères, il y mettait toute son application, et plusieurs fois on le vit descendre de l’autel, comme un nouveau Moïse, la tête couronnée de rayons de flammes. Au chœur, il psalmodiait dévotement et distinctement les heures canoniales ; il faisait de même dans ses voyages comme s’il eût été au chœur.
Il poussait très loin l’esprit de mortification dans la nourriture et le vêtement ; c’est ainsi qu’il jeûna sept années de suite au pain et à l’eau, et il se proposait de continuer ainsi toute sa vie si le Supérieur de l’Ordre ne le lui eût défendu. Il obtint cependant comme une grâce de jeûner les mercredis, vendredis et samedis, sans préjudice des jeûnes prescrits par l’Eglise ou en usage chez les Augustins.
Les vendredis et samedis, il redoublait de componction, pleurait ses péchés et s’écriait en s’inspirant de l’Evangile et de l’apôtre saint Paul : « Mon Dieu, combien de temps demeurerai-je dans cette vallée de larmes ! Je ne suis qu’un serviteur inutile ! Je désire ma dissolution ! Je veux être avec vous. »
Passionnément épris de la pauvreté, il ne voulait rien posséder, pas même des vêtements neufs. Il refusait ceux que ses parents ou de pieux fidèles lui offraient, ou les donnait aux pauvres. En revanche il se montrait toujours d’une propreté irréprochable, et rapiéçait de ses mains les habits encore en état de servir. Sa couche était composée d’une natte de joncs et d’une toile rugueuse- II n’avait point d’argent et n’en voulait point recevoir, si ce n’est pour l’entretien de la lampe qu’il tenait sans cesse allumée en l’honneur de Notre-Dame du Puy.
Dans sa cellule on ne voyait qu’une petite table sur laquelle il mangeait avec son compagnon ; à ce moment il observait le silence, ou, s’il parlait, ce n’était que de Dieu et de ses Saints. Il pratiquait aussi la pauvreté dans sa nourriture, de sorte que si on lui apportait quelques mets délicats, il les donnait à ses frères malades ou malheureux. Il aimait exhorter les religieux et les simples fidèles à éviter la superfluité.
La belle vertu de chasteté lui était extrêmement chère et il demeura vierge toute sa vie. C’était un ange dans un corps mortel. De crainte de perdre cette précieuse vertu, il macérait sa chair par les jeûnes, les veilles et les disciplines. Quatre fois le jour il se flagellait avec une chaîne de laiton : la première fois pour lui, la deuxième pour tous les pécheurs qui sont dans le monde, la troisième pour les âmes du purgatoire et la quatrième pour ses frères, parents et amis.
Il avait une confiance absolue en l’efficacité de la prière : aussi était-il très assidu à l’oraison, y consacrant le plus de temps possible au point de passer des jours et des nuits dans l’amoureuse contemplation de Dieu et des mystères de la vie de Jésus.
Victoires sur Satan
Le démon lui apparut maintes fois, tantôt sous un aspect hideux, tantôt sous des formes agréables ; un jour même il usurpa la ressemblance de la bienheureuse Vierge portant l’Enfant Jésus entre ses bras, et il invita Guillaume à l’adorer. Le serviteur de Dieu faisait sans s’émouvoir le signe de la croix et ces visions perfides s’évanouissaient.
C’est surtout à Pamiers, au temps où il était prieur du couvent des Ermites de Saint-Augustin établi dans cette ville, que l’esprit de ténèbres s’acharna à le maltraiter. Une nuit, les religieux, se rendant au chœur pour Matines, le trouvèrent à demi mort, à la suite des coups dont le diable l’avait frappé, et ils le portèrent dans sa cellule pour le guérir de ses blessures ; mais il en garda toute sa vie les traces.

Malgré tous ces mauvais traitements, jamais l’humble moine ne laissait échapper la moindre plainte, et plus le démon le battait et l’insultait, plus il redoublait de ferveur, plus il invoquait Notre-Seigneur et plus il opérait de conversions et de prodiges.
Le bienheureux Guillaume chasse le démon du corps d’une possédée
En récompense de ses victoires sur l’enfer, sur le monde et ses passions, Guillaume reçut de Dieu le pouvoir de vaincre le démon, de commander aux éléments et de convertir les âmes. Pour preuve, nous n’avons qu’à citer le P. Simplicien de Saint-Martin, Provincial de son Ordre en Aquitaine et célèbre hagiographe du XVIIe siècle :
L’histoire nous apprend, dit cet auteur, que du temps du Bienheureux il y avait, dans Toulouse, une jeune fille possédée, qu’on conduisait souvent pour l’exorciser à Saint-Antoine de Vienne, petite église proche de Saint-Georges ; mais, comme on n’avançait à rien et que le diable ne voulait ni parler ni sortir de ce corps, on fut contraint d’avoir recours à Guillaume.
Le narrateur continue son récit, que nous abrégeons en même temps que nous lui donnons une forme plus moderne.
Guillaume donc se vit tant pressé, soit par ses supérieurs, soit par l’importunité de plusieurs personnes, qu’il y alla ; mais, ayant rencontré dans la rue quelques-uns des religieux de l’Ordre qui désiraient assister à cette scène par curiosité, i] les reprit sévèrement, car il voulait agir sans cette sorte de témoins ; il n’irait pas plus loin si ses confrères ne s’en retournaient pas. Ceux-ci revinrent donc au couvent. Alors Guillaume entra dans l’église ; après avoir recommandé cette affaire à Dieu et s’être muni de la prière pour attaquer le démon qui tenait fortement la place, il posa à la possédée plusieurs questions et obtint réponse : entre autres choses, il lui demanda quel était le Saint que l’on fêtait en ce jour ; le démon répondit comme il fallait, nommant le Saint marqué au calendrier pour cette date.
Dieu montra publiquement qu’il n’est pas permis d’agir avec légèreté en des matières si graves. En effet, un docteur de l’Université, ayant demandé de quel Saint il avait lui-même récité les Matines la nuit précédente, s’entendit reprocher à la face et sa conduite déréglée et une faute grave dont il s’était rendu coupable précisément en cette même nuit. Cela fut cause que personne n’osa plus interroger la possédée. Guillaume, de la part de Dieu, lui ordonna de se taire. Puis il fit sortir tous les assistants, se mit en prières et chassa enfin le démon du corps de la malheureuse : il guérit la jeune fille et la rendit à ses parents.
Une autre fois, vers 1354, à la demande du vicaire général de Toulouse, l’humble religieux rendit la paix et la confiance à deux orphelines du village de Villariès : le démon leur faisait voir presque continuellement leurs parents avec des visages et des postures si horribles que de frayeur elles tombaient souvent évanouies.
Guillaume sauve un noyé et accomplit divers autres miracles
En se rendant en cette petite localité, il sauva miraculeusement la vie à son conducteur, nommé Sabetery, qui voulait passer à gué la rivière de 1’Hers, alors débordée. Cet homme fut emporté par le courant fort violent : il aurait infailliblement péri, si Guillaume se jetant à l’eau ne l’avait retiré de la rivière avec autant de facilité que saint Maur le fit pour le moine saint Placide.
Une autre année, la présence et surtout les ardentes prières du saint religieux continrent les flots dévastateurs de la Garonne et préservèrent la ville de Toulouse d’une inondation inévitable et désastreuse.
Selon son biographe du XVIIe siècle, Guillaume avait reçu de Dieu le pouvoir de maîtriser non seulement les fleuves débordés, mais aussi d’arrêter les ravages de l’incendie. Une nuit le feu prit à une maison contiguë au couvent des Ermites de Saint-Augustin. L’église conventuelle brûlait déjà, quand les religieux eurent raison de l’incendie en recourant non à l’eau du puits, mais aux larmes de leur pieux confrère. Ce ne fut pas le seul miracle accompli par ce dernier en faveur de son monastère. Comme le Frère Augustin, son confident, allait mourir, Guillaume alla le visiter. Un petit pot plein de vin se trouvait dans la cellule. Il fit le signe de la croix dessus, commanda ensuite au mourant de boire quelques gorgées : le religieux obéit : aussitôt une sueur abondante apparut et il sentit sur-le-champ les forces et la santé lui revenir.
Au temps où Guillaume prêchait une mission dans une paroisse de la campagne, il cheminait avec un jeune religieux de son Ordre qui, en route, souffrait beaucoup de la soif et se déclarait incapable d’aller plus loin. Emu de compassion, le Père dit à son compagnon de se reposer et il se mit à prier. Puis il souleva une grosse pierre qui était sur le chemin : une source d’eau vive et pure apparut ; le pauvre assoiffé put s’y désaltérer tout à son aise et atteindre sans plus de fatigue le terme du voyage.
Merveilleux effets des travaux apostoliques et des vertus du Bienheureux
Délivrer les possédés, vaincre le démon, commander aux éléments, guérir les malades par le signe de la croix, sont choses impossibles sans l’appui divin. La conversion des âmes est une œuvre encore plus difficile, et partant plus glorieuse pour Dieu qui la réalise par le ministère sacerdotal. Or, Guillaume est le modèle des ouvriers apostoliques. Il prêche uniquement l’Evangile, le renoncement, le mépris du monde, la pratique de la charité. Il attaque sans crainte les vices et les passions, reprend publiquement les fauteurs de crimes, les riches comme les pauvres, les soldats comme leurs chefs ; condamne les vaines parures des femmes, console et défend les affligés et les malheureux. Les paroles qu’il prononce, soit en chaire, soit au confessionnal, sont des paroles de salut, de charité, de zèle compatissant et dévoué.
Sa conduite prêche encore plus efficacement que ses lèvres ; c’est un religieux sincèrement humble dans son maintien, son langage, ses actions, ennemi de la moindre louange ou marque de considération. Par ses yeux, sa démarche, la réserve de ses conversations, il enseigne la modestie à ceux qui l’approchent : sa bénédiction chasse les tentations impures. Sa douceur, son amabilité, sa patience lui gagnent les cœurs. Toujours recueilli et en prière, il n’aime pas les entretiens frivoles : il vit en Dieu et il élève ses auditeurs ou ses visiteurs jusqu’à la contemplation des vérités célestes.
Grâce à cette vie vraiment sainte, Guillaume convertit beaucoup de pécheurs, réforma la ville de Toulouse. Les cloîtres se remplirent, les batteurs de pavé se montrèrent plus sages, les dames moins parées, les églises apparurent plus fréquentées, les discordes et les rivalités s’apaisèrent ; bref on vit tout le monde faire mieux qu’auparavant, comme dit le biographe de Guillaume.
Connaissance des secrets des cœurs et des événements futurs
Dieu, qui se plaît dans les cœurs chastes, non seulement les éclaire, mais les fait pénétrer plus avant dans les mystères divins et leur révèle les choses les plus cachées. La pureté angélique de Guillaume lui valut le privilège de lire dans les consciences et de prédire beaucoup d’événements futurs. Citons seulement deux faits. Quand un pénitent lui cachait en confession des fautes graves secrètes, il les lui indiquait, l’obligeait à s’en accuser fidèlement et guérissait ainsi le malheureux de la fausse honte. Il révéla à l’un de ses amis l’heureux succès de l’assaut qu’on donnerait à Miramont (aujourd’hui Miremont) et nomma le capitaine qui devait prendre cette place, sans jamais l’avoir vu ni même connu par un rapport comment la bataille était engagée. Beaucoup d’autres événements lui furent dévoilés longtemps à l’avance, mais il taisait ces révélations de peur de s’attirer les louanges humaines.
Cependant ceux qui vivaient à ses côtés comprenaient à ses paroles que Dieu l’instruisait des choses de l’avenir. Il connut et prédit en particulier la date de sa mort, car ses confrères lui ayant demandé s’il désirait qu’on arrangeât le petit jardin situé près de sa cellule, il répondit que c’était inutile puisqu’il aurait quitté ce monde avant que quatre jours se fussent écoulés.
La mort du bienheureux Guillaume
L’infatigable apôtre de la cité toulousaine se trouvait dans sa soixante-douzième année, lorsqu’une très grave maladie vint l’avertir que la mort n’était, pas loin. Les personnages les plus importants vinrent le voir et à qui mieux mieux lui procurèrent les remèdes les plus appropriés. Le malade les prenait par esprit d’obéissance et de charité, mais dans son cœur il soupirait après le moment où son âme enfin séparée du corps serait avec Jésus-Christ. Jetant son regard inspiré sur la nouvelle Jérusalem dont il entrevoyait déjà les divins portiques, il dicta à un de ses confrères une prière mystérieuse qu’il se fît ensuite souvent répéter, puis il annonça de nouveau que sa fin approchait ; il reçut les sacrements avec de grands sentiments de ferveur, voulut qu’on récitât à deux chœurs les Heures canoniales. Peu d’instants avant de mourir, il répétait le signe de la croix, souffrant avec une résignation admirable « les douleurs de la dissolution », comme il disait. Il expira doucement le 18 mai 1369, un vendredi, l’avant-veille de la Pentecôte, selon qu’il l’avait souhaité, à l’heure de Complies, dans la joie extatique de l’amour de Jésus. Son corps demeura si beau, si frais, si coloré, qu’on pouvait croire que la vie ne l’avait point abandonné : la pureté virginale préserve souvent de la corruption.
Funérailles triomphales. — Miracles et culte public
A la nouvelle que « le Saint » (ses concitoyens lui donnaient ce nom) était mort, de nombreux fidèles accoururent de la ville et des environs pour vénérer ses restes exposés dans l’église des Augustins, voulant avoir une relique de leur illustre compatriote, ils coupaient des morceaux de sa robe monastique. Le clergé, les magistrats de la ville, les religieux établis à Toulouse assistèrent aux funérailles qui furent très solennelles. L’inhumation se fit dans la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine, où Guillaume disait ordinairement la messe. Cinquante-trois jours après, on rouvrit la fosse, on retira du cercueil le corps vénérable, bien conservé, et on le renferma dans une urne de pierre qui fut placée, avec l’autorisation de l’évêque, sur le pilier de la même chapelle, à l’entrée du chœur. Au bas de l’urne, on lisait cette épitaphe écrite en lettres d’or : Hic corpus beati Guillelmi (ici est le corps du bienheureux Guillaume).
De nombreuses guérisons, des prodiges de tous genres furent obtenus par l’intercession de l’humble religieux et témoignèrent de la sainteté de sa vie. Ses principaux miracles, en particulier celui de la délivrance de la jeune fille possédée, étaient rappelés par des peintures qui entouraient le tombeau. Dans les siècles suivants le culte et la dévotion envers le bienheureux Guillaume se manifestèrent par des pèlerinages, des ex-voto suspendus autour des reliques, une confrérie établie en son honneur et dans sa chapelle, l’insertion de son nom dans le Martyrologe gallican publié en 1638, sa mention dans les listes des Saints et Bienheureux de l’Ordre augustinien, le récit des faveurs surnaturelles dues à sa prière. Ce culte persévéra jusqu’à la Révolution de 1793.
En ce moment, les religieux augustins ayant dû abandonner leur couvent, l’église fut destinée à des usages profanes, et les honneurs que la piété toulousaine rendait au patron de la ville cessèrent par la force des choses. Ils ne devaient reprendre officiellement qu’en juin 1890, A cette date, une ordonnance du cardinal-archevêque de Toulouse rétablit le culte du bienheureux Guillaume dans l’église de l’Immaculée-Conception des orphelins de la Grande-Allée : une statue représentant le serviteur de Dieu en extase, le chapelet à la main, y fut érigée. Le 18 avril 1893, Léon XIII, par un rescrit pontifical, après la sentence rendue par la S. Congrégation des Rites, confirmait le culte rendu de temps immémorial au bienheureux Guillaume de Toulouse, qui fut inscrit dans le calendrier de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin et dans celui du diocèse de Toulouse. Une chapelle latérale de l’église de l’orphelinat lui fut dédiée : de nombreux ex-voto attestaient la ferveur de la dévotion des fidèles. Au moment des expulsions, vers 1903, la statue du bienheureux Guillaume fut transportée à l’église paroissiale voisine de Sainte-Germaine.
Son culte ne fut pas maintenu dans la chapelle de l’orphelinat lorsque celle-ci fut rouverte, et son autel fut dédié à saint Joseph ; toutefois, on a conservé un vitrail représentant le célèbre religieux, patron et protecteur de la cité et de la région toulousaine. Sa fête est fixée au 30 mai dans le calendrier liturgique des Ermites de Saint-Augustin.
Chan. Théophile Baurens
Sources eonsultées. — ‑Acta Sanctorum T. IV de mai (Paris et Rome, 1866)- — P. Simplicien de Saist-Maktjn, O. E. S. A.. Vie de saint Augustin et des Saints de l’Ordre des Ermites (Toulouse, 1640). — Abbé Baurens de Molinier, Histoire de la vie et du culte de saint Guillaume de Toulouse (Toulouse, 1893). — (V. S. B. P., n°591)









