12ème renouveau du Grand Sacre, centenaire des Cristeros [Photos]

En ce dimanche 14 juin, c’est sous une belle jour­née chaude et enso­leillée que se pré­sente le 12ème renou­veau du Grand Sacre d’Angers, qui com­mé­more cette année le cen­te­naire des com­bats des Cristeros au Mexique. Viva Cristo Rey !

Comme à l’accoutumée, de nom­breuses familles se sont don­né rendez-​vous à l’esplanade St Jacques pour un pique-​nique amical.

Mais beau­coup se retrouvent aus­si, ici ou place du tertre St Laurent, pour aider aux nom­breux pré­pa­ra­tifs des repo­soirs, dans la bonne humeur et au son de la fan­fare qui achève les répé­ti­tions et der­niers accords.

Le dais a fait l’objet d’une atten­tion par­ti­cu­lière cette année. Confié par le dio­cèse, les ten­tures et déco­ra­tions ont été magni­fi­que­ment res­tau­rées par les sœurs de Gastines tout au long de l’année. Elles en sont aujourd’hui cha­leu­reu­se­ment remerciées !

Le départ est pré­vu à 15h45. La Saint Sacrement est expo­sé et, immé­dia­te­ment, la foule s’agenouille pour ado­rer son Roi. L’abbé de Bonnafos, pour sa der­nière édi­tion du Grand Sacre, prend la parole. Il insiste sur le sens du sacré et l’importance du sacri­fice dans une socié­té déchristianisée.

La pro­ces­sion s’ébranle ! Tous les cha­pitres, héri­tiers des cor­po­ra­tions d’antan por­tant leurs torches en cire, répètent l’ordre de la pro­ces­sion : les gardes suisses et les Cristeros ouvrent la marche, sui­vi de l’Enfant-Jésus de Pragues et des ange­lots entou­rés des Vertus, puis les enfants de la Croisade Eucharistique. Ceux du Patronage leur emboitent le pas, puis viennent les com­mu­niants, le cler­gé, le dais, la fan­fare, etc… Rien n’est lais­sé au hasard !

Sortant de l’esplanade St Jacques, les pétales de fleurs volent, les can­tiques s’enchaînent, les trom­pettes sonnent et résonnent ! Pendant que les habi­tants observent aux bal­cons le cor­tège d’un œil inter­ro­ga­tif, les étu­diants et les membres du MJCF dis­tri­buent des tracts et expliquent aux pas­sants qui redé­couvrent une tra­di­tion pour­tant millénaire- mais si vite oubliée- le sens de cet acte de répa­ra­tion publique.

L’itinéraire du Grand Sacre a été modi­fié quelques jours avant le départ sur demande de la mai­rie, mais les orga­ni­sa­teurs ont su faire face rapi­de­ment et réagir à temps. La pro­ces­sion tra­verse ain­si le quar­tier de la Doutre par des rues inha­bi­tuelles. La sta­tue dorée et majes­tueuse du Sacré-​Cœur domine la pro­ces­sion, le dais abri­tant le Très Saint Sacrement en occupe la place prin­ci­pale. Bref, Il règne en maître, jus­tice lui soit rendue !

L’arrivée se fait tou­jours place du Tertre St Laurent, dans la conti­nui­té de ce qu’avaient tou­jours fait nos ancêtres, depuis des siècles… Le repo­soir magni­fi­que­ment déco­ré attend son Roi, dra­pé de riches ten­tures et habillé de bou­quets de fleurs variées. De superbes figures en sable teint ornent le sol comme un tapis dérou­lé que vient fou­ler le cor­tège solen­nel. Tout le monde prend place, cher­chant l’ombre sous l’allée d’arbres.

L’abbé Gabard s’adresse à l’assemblée depuis le pro­mon­toire : notre com­bat actuel doit s’inscrire dans la conti­nui­té de celui des cou­ra­geux ven­déens, qui sur­ent offrir jusqu’à leur vie. A leur exemple mar­chèrent aus­si les Cristeros qui résis­tèrent au gou­ver­ne­ment anti-​catholique mexi­cain, jusqu’à la mort pour cer­tains. Ainsi le jeune Jose Luis ter­mi­na mar­tyr à 14 ans pour le Christ-Roi.

Tous ces mar­tyrs nous donnent rendez-​vous l’année pro­chaine, encore plus nom­breux, afin que « Christus vin­cit, Christus regnat, Christus imperat ! »

Sources : Prieuré Saint Louis-​Marie Grignon de Monfort