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Communiqués de l’ACIM des 25 octobre et 4 novembre 2006

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25 octobre 2006 : Politiquement incorrect
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Chaque année l¹opinion publique en France se fait un peu peur en évoquant le Sida lors du congrès international qui se tient sur le sujet. 400, 4000, 40.000, 400.000, 4 millions, 40 millions de cas ?  » Dormez braves gens « , le préservatif veille ! On en affuble même l¹obélisque de la Concorde et le Christ en croix ! Bien sûr personne n¹a parlé dans les médias alimentés essentiellement par la seule source A.F.P, de la conférence de presse tenue par le cardinal archevêque de Durban. Il s¹agit du Sud-africain Mgr Wilfrid Fox Napier. Homme prestigieux s¹il en est et à qui Nelson Mandela lui-même avait avoué :  » Si vous m¹appelez, dites-vous que je suis un homme ordinaire « .

Tenant une conférence de presse le 13 octobre dernier, le cardinal a exposé la terrible situation dans son pays. Quatre millions et demi de personnes sont atteintes du sida. 1.000 personnes en meurent chaque jour. Pour lui l¹establishment libéral a créé un réflexe anti-catholique par sa condamnation de l¹usage du préservatif.

Or  » nous sommes en train de gagner le débat sur le préservatif « .  » Que les médias me citent un seul exemple au monde où les préservatifs aient réussi à arrêter la montée du taux d¹infection ! « .

Puis il a expliqué que la régression de l¹épidémie n¹était intervenue que dans un seul pays, l¹Ouganda. Pourquoi ?  » le gouvernement a incité les gens à modifier leur comportement ce qui a eu un effet spectaculaire ; faisant par là régresser le taux d¹infection de 29 % à 6% « .

Il a ajouté qu¹un membre du Parlement avait lancé le slogan «  abstain or die « . Abstenez-vous ou mourrez ! Tout le monde a compris ce message dans son pays. Alors que le pays voisin le Botswana où le gouvernement a fait la promotion du préservatif, le taux de contagion qui était l¹un des plus bas du monde est devenu pratiquement le plus élevé de l¹Afrique. De telles campagnes échouent sans espoir, compléta le prélat.

Nous les Français qui voyons le pape traité de criminel en raison de ses positions sur la fidélité conjugale, comme seul moyen d¹enrayer la maladie, nous pouvons nous demander où sont vraiment les criminels.

Le Cardinal a terminé très finement son exposé en disant : » Les Européens s¹occupent de Dieu pour satisfaire leurs besoins plutôt que faire de Dieu une réalité dans leur vie « .

25 octobre 2006

Dr Jean-Pierre Dickès

4 novembre 2006 : Il faut jeter le masque !

Rappelons que les cellules souches permettent de régénérer les tissus altérés des organismes. Celles qui sont issues de la moelle osseuse, du sang du cordon, des muscles, se révèlent extraordinairement efficaces dans la régénération par exemple du c¦ur ou des os. Elles sont dites  » adultes  » (Stem Cells). Une trentaine d¹applications sont déjà opérationnelles. Les dernières étant la protection de la peau lors des radiothérapies, ce qui permet d¹irradier de manière plus intense les tumeurs cancéreuses sans brûler les tissus avoisinants et la peau ; et aussi la création d¹un foie miniature.

Parallèlement des biologistes ou des médecins estiment plus commode de prélever ces cellules souches sur les embryons (Embryonnic Stem Cells). Ils espèrent en tirer un meilleur parti, profitant de leurs facultés de reproduction et leur possibilité théorique de s¹orienter vers tous les tissus. Ce qui a effet de tuer les embryons, mais aussi donne la possibilité de créer des lignées cellulaires devant servir à la thérapeutique. L¹enjeu principal étant la création de gamètes (spermatozoïdes et ovules). Ces recherches sont autorisées sur les  » embryons privés de projet parental « , c¹est-à-dire abandonnées par leurs parents.

L¹usage des cellules souches embryonnaires (ESC) à des fins thérapeutiques vient de connaître un très important revers. Lequel était déjà prévisible. Des biologistes de l¹université de Cornell à New York, en greffant des cellules souches embryonnaires dans le cerveau de rats parkinsoniens, ont vu l¹état de ceux-ci s¹améliorer de manière très importante. Mais à l¹autopsie, on s¹est rendu compte que s¹étaient développées des cellules inconnues tendant à évoluer en cancers ; elles-mêmes commençant à dévorer les zones de régénération (revue Nature Médecine du 16 octobre 2006). L¹échec est donc total. L¹embryon n¹a probablement aucun intérêt thérapeutique.

Alors, pourquoi en France y a-t-il un mouvement massif d¹autorités médicales et politiques visant à autoriser la création d¹embryons par clonage (transfert d¹un noyau d¹une cellule quelconque dans un ovule) ? Pourquoi y a-t-il deux propositions de loi allant dans ce sens. Le Dr Peschanski qui dirige le conseil scientifique de l¹Association de la lutte contre la myopathie (Téléthon) a même menacé de pénétrer en force dans l¹hémicycle de l¹Assemblée Nationale pour obliger les députés à voter une loi permettant de créer des embryons qui pratiquement ne servent à rien.

La réponse est simple. Il s¹agit tout simplement d¹orienter ces clonages à des fins dites  » reproductrices « . C¹est-à-dire de développer des êtres humains à partir des cellules souches de ces embryons, notamment en créant des ovules et des spermatozoïdes ­ ce qui a été réalisé depuis déjà plusieurs années – dont les médecins se serviront pour la fécondation in vitro (FIV). Ce sera l¹homme artificiel de demain.

On objectera que les recommandations de l¹ONU ainsi que la loi française proscrivent le clonage reproductif. Sauf que ni l¹une ni l¹autre ne prévoient de sanctions ce qui les rend inopérantes. De plus celles-ci ne concernent que les adultes. Les embryons et les f¦tus peuvent être clonés. Ce qui est le comble. Car la médecine au nom du progrès tuera des embryons pour en créer d¹autres. Ceci semble une absurdité totale. Or dans l¹esprit de ceux qui man¦uvrent il s¹agit simplement de créer une homme artificiel, sans père ni mère, selon les termes de Jacques Attali dans L¹Express du 2 janvier 2003.

En devenant ainsi peu à peu des objets comme les autres, les êtres humains deviendront, pour ceux qui les achèteront (car ils se vendront), des objets de consommation, abandonnés dès qu’un modèle nouveau viendra exciter leur désir. L’humanité aura alors achevé son cycle : en se concentrant sur ses plaisirs immédiats, en renonçant à toute responsabilité à l’égard de l’avenir, elle aura perdu sa raison d’être. « 

Fiction ? Aujourd¹hui même le professeur Frydman demande déjà que l¹on puisse louer le ventre des mères porteuses, vendre et acheter des spermatozoïdes (Le Monde du 02.11.2006).

Demain ce sera des embryons, c¹est-à-dire des êtres humains.

Nous publions aux Editions de Paris un ouvrage intitulé :  » L¹homme artificiel : essai sur le moralement correct  » qui dénonce le plus grand complot de l¹histoire du monde. Celui qui prétend créer l¹homme à la place de Dieu lui-même.

4 novembre 2006

Dr Jean-Pierre Dickès

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