Pour des chrétiens cultivés

Le Maréchal Foch disait ne pas connaître de per­sonnes culti­vées, mais seule­ment des per­sonnes qui se cultivent. Ce qui est vrai de la culture en géné­ral l’est aus­si de l’ins­truc­tion chré­tienne : elle s’entretient. 

Dans cette for­ma­tion per­ma­nente, la lec­ture tient une place irrem­pla­çable. Elle donne accès à des conte­nus plus appro­fon­dis où les idées com­plexes peuvent être cor­rec­te­ment expo­sées sans perdre l’at­ten­tion du des­ti­na­taire, où les sources et les cita­tions se déploient sans contrainte, où les rai­son­ne­ments pro­gressent avec rigueur, por­tés par des mots bien pesés. 

La lec­ture offre une grande liber­té à celui qui s’ins­truit. Les sujets y sont infi­ni­ment variés et s’a­daptent aux inté­rêts du moment. Le lec­teur pro­gresse à son rythme, prend le temps de réflé­chir, revient sur une idée ou la confie à sa mémoire. Il a toute lati­tude quant au lieu ou au temps : il peut s’y adon­ner dans l’in­ti­mi­té de son bureau, dans les trans­ports publics sur le che­min du tra­vail, sur un banc au soleil dans un parc en pleine flo­rai­son ou dans la paix du soir avant de se repo­ser. Des condi­tions favo­rables à l’ef­fort intel­lec­tuel et spi­ri­tuel entourent l’exer­cice de la lecture. 

Que ce soit par les revues, les livres ven­dus à la pro­cure ou emprun­tés à la biblio­thèque parois­siale, les prieu­rés veillent à ce que vous puis­siez nour­rir votre foi. Les prêtres se tiennent à votre dis­po­si­tion pour tout conseil de lec­ture. Plus que des chré­tiens culti­vés, soyons des chré­tiens qui nous cultivons.