Deo gratias ! Le district de France est le fils aîné de la Tradition catholique

Les membres du cha­pitre géné­ral de la Fraternité sacer­do­tale Saint-​Pie X m’ayant dési­gné pour être second assis­tant de M. l’ab­bé Davide Pagliarani, nou­veau supé­rieur géné­ral, il me faut donc quit­ter le dis­trict de France pour m’ins­tal­ler à Menzingen, mai­son géné­rale de notre Fraternité.

Je ne vou­drais cepen­dant pas lais­ser le gou­ver­nail de ce beau navire qu’est le dis­trict de France sans remer­cier tout d’a­bord la sainte Providence, mais aus­si mes supé­rieurs qui m’ont fait l’hon­neur de me confier la res­pon­sa­bi­li­té de ce dis­trict. Il n’y a pas de plus belle tâche que de s’oc­cu­per de prêtres et de les aider dans leur charge : un supé­rieur de dis­trict est avant tout le curé des prêtres qui lui sont confiés.

Le dis­trict de France de la Fraternité Saint-​Pie X est, en effet, une œuvre magni­fique au ser­vice de la foi, de la Tradition, de l’Église. Les presque 170 prêtres qu’il compte, mais aus­si les 35 frères, les 11 oblates, assis­tés par plus de 80 Sœurs de la Fraternité Saint- Pie X, consti­tuent une pha­lange mili­tante d’une valeur et d’une effi­ca­ci­té exceptionnelles.

Le dis­trict de France pos­sède une voca­tion propre dans la Fraternité Saint-​Pie X. Il est, si l’on peut dire, comme « le fils aîné de la Tradition catho­lique ». D’abord, il a don­né à notre congré­ga­tion son fon­da­teur : c’est pour cha­cun de nous un immense hon­neur, mais aus­si un appel à être de dignes fils de Mgr Marcel Lefebvre. Ensuite, il lui a four­ni un nombre notable de prêtres, de reli­gieux, mais aus­si de fidèles : même si cer­tains dis­tricts, comme celui des États-​Unis sont deve­nus au fil des années de plus en plus consi­dé­rables, celui de France reste encore aujourd’­hui, sans aucun doute, le plus impor­tant. Enfin, la France a vu éclore sur son sol de nom­breuses congré­ga­tions reli­gieuses amies.

Au terme de ces quatre années de minis­tère, je vou­drais aus­si expri­mer ma gra­ti­tude aux deux assis­tants, les abbés Émeric Baudot et Loïc Duverger, qui m’ont entou­ré de leurs conseils et de leurs sages avis, qui m’ont sou­te­nu dans les moments plus dif­fi­ciles que nous avons pu traverser.

Ma gra­ti­tude va ensuite à tous les prêtres et frères du dis­trict, qui œuvrent avec cou­rage et zèle, cha­cun à leur poste, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, dans nos prieu­rés et nos écoles. Je remer­cie aus­si nos oblates et les membres du Tiers Ordre qui prient pour les prêtres et les sou­tiennent par leurs œuvres dans la dis­cré­tion. Je vou­drais expri­mer aus­si ma recon­nais­sance aux Sœurs de la Fraternité Saint-​Pie X qui œuvrent auprès des prêtres, dans nos prieu­rés et nos écoles pri­maires, avec un magni­fique dévoue­ment. Comme je vou­drais qu’elles soient davan­tage connues ! Je remer­cie les Sœurs car­mé­lites qui, dans le silence du cloître, nous sou­tiennent par leurs prières et leurs sacri­fices. Ainsi que les reli­gieuses domi­ni­caines qui tra­vaillent magni­fi­que­ment à for­mer des géné­ra­tions de femmes catho­liques, et les mères de famille dont notre France a tant besoin. Ma gra­ti­tude va aus­si aux congré­ga­tions amies, nos frères d’armes que sont les com­mu­nau­tés des capu­cins et des béné­dic­tins, ain­si que les reli­gieux et reli­gieuses de la Fraternité de la Transfiguration. Sans oublier les reli­gieuses domi­ni­caines contem­pla­tives, béné­dic­tines, fran­cis­caines, cla­risses, et les petites Sœurs du Rafflay.

C’est vous enfin, chers fidèles de la Fraternité, de la Tradition, que je vou­drais remer­cier d’une manière toute par­ti­cu­lière, pour l’exemple que vous don­nez chaque jour avec vos familles ; pour les sacri­fices héroïques aux­quels vous consen­tez dans l’é­du­ca­tion de vos enfants en ces temps dif­fi­ciles que tra­versent l’Église et notre pays ; pour votre sou­tien maté­riel sans faille ; pour le secours constant de vos prières. Continuez avec vaillance à être le levain dans la pâte pour notre socié­té qui ne cesse de s’af­fa­dir et de reje­ter Notre-​Seigneur ! Portez haut le dra­peau sacré de notre sainte religion !

Pour tout cela, Deo gratias !

Je trans­mets donc le flam­beau du dis­trict de France à M. l’ab­bé Benoît de Jorna, qui en fut le supé­rieur entre 1994 et 1996 et qui, lui aus­si, quit­ta la France en cours de man­dat pour assu­rer la direc­tion du sémi­naire d’Écône, à la tête duquel il vient de pas­ser vingt-​deux ans. Il connaît ain­si la plu­part des prêtres du dis­trict, qu’il a for­més durant ces deux der­nières décennies.

Que le Christ-​Roi règne sur ce magni­fique dis­trict de France et que Notre-​Dame veille sur vous tous ! J’emporte, croyez-​le bien, cha­cun de vous dans mes prières, et me recom­mande aux vôtres.

Que Dieu vous bénisse !

Abbé Christian Bouchacourt †, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-​Pie X

Sources : Fideliter n° 244 de juillet-​août 2018

FSSPX Second assistant général

Né en 1959 à Strasbourg, M. l’ab­bé Bouchacourt a exer­cé son minis­tère comme curé de Saint Nicolas du Chardonnet puis supé­rieur du District d’Amérique du Sud (où il a connu le car­di­nal Bergoglio, futur pape François) et supé­rieur du District de France. Il a enfin été nom­mé Second Assistant Général lors du cha­pitre élec­tif de 2018.