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   Sermon de Mgr Lefebvre - Purification - Prise de soutane - 2 février 1979

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Sermon de Mgr Lefebvre
2 février 1979
Purification - Prise de soutane

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2 février 1979
Purification - Prise de soutane

 

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2 février 1979

 

Mes bien chers amis,
        Mes bien chers frères,

À l’occasion de cette prise de soutane, comment ne pas penser aux Béatitudes que Notre Seigneur a prononcées pour ceux qui veulent Le revêtir ? Et vous, mes chers amis, dans quelques instants, vous allez revêtir Notre Seigneur Jésus-Christ.

Indui mihi Jesum-Christum.

Revêtant Notre Seigneur Jésus-Christ vous allez aussi revêtir toute sa vertu, toute sa doctrine et s’il y a pour nous une doctrine qui doit être la lumière de notre vie, qui doit être la règle de notre conduite, c’est bien le Sermon sur la montagne et les Béatitudes.

Oui, bienheureux êtes-vous mes chers amis, parce que par ce signe que vous allez revêtir dans quelques instants, vous manifesterez votre esprit de pauvreté : Beati pauperes spiritu : Bienheureux les pauvres, bienheureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté, car ils auront la récompense éternelle.

Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre ; bienheureux les pacifiques ; bienheureux les miséricordieux ; bienheureux ceux qui souffrent persécution in nomine meo – dit Notre Seigneur – pour mon nom, à cause de mon nom. Bienheureux ceux qui auront faim et soif de la justice, de la sainteté. Ainsi Notre Seigneur nous donne tout un programme.

En revêtant la soutane, vous revêtez Notre Seigneur et par conséquent vous revêtez aussi sa loi. Vous revêtez ce programme qui doit être le vôtre, particulièrement, futurs prêtres. Car Notre Seigneur poursuit : « Vous êtes le sel de la terre. Et si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on. Ce sel sera bon à être foulé aux pieds ; il ne servira de rien ».

Vous êtes le sel de la terre. Par conséquent vous devez manifester votre vertu à tous ceux qui vous entourent, la communiquer et être ce ferment de sainteté dont le monde a tant besoin aujourd’hui. Plus que jamais aujourd’hui où justement, les principes de la sainteté sont mis en cause ; où la sainteté elle-même disparaît dans le monde, ne se manifeste plus. Parce que ceux qui devraient la manifester, ce sel de la terre n’a plus de saveur.

Religieux qui ont abandonné la tonsure ; religieuses qui ont abandonné leur costume ; qui ont abandonné leur esprit, l’esprit de leurs fondateurs.

Autant de sources de sainteté dont ne bénéficie plus le peuple ; le peuple fidèle qui a besoin de ces modèles ; qui a besoin de ces ferments de sainteté, pour lui aussi se maintenir dans la sainteté et suivre Notre Seigneur Jésus-Christ.

Mais ce n’est pas fini. Notre Seigneur ajoute : « Vous êtes la lumière du monde » : Vos estis lumen mundi. Quelles paroles pleines de sens, de responsabilité. Car Lui aussi. Il a dit de Lui-même : Ego sum Lux mundi : « Je suis la Lumière du monde ».

Et donc, s’il vous demande à vous aussi – et s’il nous demande à nous tous – d’être la lumière du monde, nous devons Lui ressembler parfaitement. Lumière du monde, surtout par notre foi ; par notre foi, mais qui se manifeste dans nos actions, par notre charité. Car, ajoute Notre Seigneur : « Vous êtes la lumière du monde, et on ne met pas la lumière sous le boisseau ». Il faut qu’elle éclaire le monde, afin que les hommes voyant vos œuvres rendent gloire à Dieu. Afin que les hommes voyant vos œuvres rendent gloire à Dieu.

Quelle responsabilité vous portez ! Car, dans quelques instants, vous ne serez plus les mêmes, par le fait que vous revêtirez la soutane. Le monde attendra de vous que vous soyez d’autres Christs ; que vous manifestiez la lumière de Notre Seigneur Jésus-Christ. Que vous la manifestiez dans vos paroles, dans vos attitudes, dans vos gestes, dans vos actions. Et le peuple fidèle aura raison : Vous devez être d’autres Christs ; vous devez être la lumière du monde ; vous devez être le sel de la terre.

Et il se trouve, précisément aujourd’hui, en cette fête de la Purification – c’est la fête de la lumière – pourquoi l’Église a voulu que cette fête de la Purification fut la fête de la lumière ? Parce que je pense – se référant à la parole du vieillard Siméon lumen ad revelationem gentium – le vieillard Siméon accueillant et portant dans ses bras le Sauveur du monde – Celui dont l’hymne que nous récitons ce matin aux Matines, l’Église dit qu’« Il porte dans sa main, le poids du monde » – ce Jésus, cet Enfant Jésus que portait Siméon, porte dans sa main, le monde. Il est le Créateur du monde. Et Siméon voit en Lui, en effet, la Lumière, la Lumière qui va révéler la foi, qui va révéler Dieu à toutes les nations, pas seulement à Israël. Certes c’est la gloire du peuple d’Israël. Il le dit aussi, le vieillard Siméon. Mais c’est surtout la Lumière qui va éclairer le monde entier. Et, c’est par cette Lumière que nous avons été touchés, que nous avons été baptisés, par Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi donc cette Lumière que fête l’Église, en ce jour de la Purification, a en effet une sagesse toute particulière et une saveur toute particulière pour vous qui allez revêtir la soutane, car si vous lisez avec attention les oraisons qui vont être prononcées par le pontife, dans quelques instants sur vous, la première oraison se rapporte précisément à la lumière aussi et demande que l’aveuglement de nos esprits soit remplacé par la lumière de Notre Seigneur. Que la cécité que vous portez et que nous portons en nous par le péché, cet aveuglement... nous n’arrivons plus à comprendre les choses célestes ; nous n’arrivons plus à donner la juste mesure à toutes choses, la mesure des choses divines, la mesure des choses humaines, la mesure du temps, la mesure de l’éternité. La mesure de ce qui est caduc, la mesure de ce qui est éternel, la mesure de ce qui est spirituel, la mesure de ce qui est matériel. Nous n’arrivons plus à vraiment mesurer ces choses.

Et certes, même si nous les comprenons mieux après notre séminaire, nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour arriver à la réalité ; pour nous rendre compte de cette réalité et comprendre que les choses divines, les choses éternelles, les choses qui ne sont pas caduques, sont infiniment supérieures à tout ce qui est caduc, à tout ce qui est mortel, à tout ce qui se passe ici-bas qui est éphémère.

Alors demandez à Notre Seigneur – et nous demanderons tous ensemble à Notre Seigneur – par cette oraison, que la Lumière jaillisse dans votre esprit et qu’ainsi, reconnaissant la Lumière de Notre Seigneur, vous soyez guidés par cette Lumière ; qu’il n’y ait plus que cela qui vous attire ; que vous soyez vraiment dans la vérité, dans la foi.

Et la seconde oraison manifeste l’esprit de l’Église également à votre égard, en demandant que par la lutte contre le péché, l’amour prenne place en vous. Il faut en effet lutter contre le péché, contre nos mauvaises tendances, nous mortifier, faire pénitence, si nous voulons que la charité règne en nous.

Et certes, vous le souhaitez, vous le désirez. Alors c’est un rude labeur qu’il faut mener tout au cours de notre vie. Non seulement ici au séminaire, mais particulièrement au séminaire, dans le silence, dans le recueillement, dans la piété. Vous avez le temps de vous examiner, d’examiner vos consciences, de savoir ce que vous êtes réellement devant Dieu et faire en sorte que là où il y a un vice, vienne prendre la place, la vertu ; que là où il y a une mauvaise tendance, vienne prendre place la bonne tendance. Voilà ce que vous devez chercher pour vous établir dans la charité.

Enfin la dernière oraison demande pour vous, que vous soyez détaché de toutes les choses de ce monde, pour vous attacher à Jésus-Christ. Et c’est précisément la parole que va prononcer l’évêque lorsqu’il va vous donner la tonsure :

Domine pars hereditatis meæpars hereditatis meæ.

C’est-à-dire que Dieu devienne vraiment la part de votre héritage. C’est-à-dire que Jésus soit vraiment pour vous désormais, votre héritage. Et que vous n’ayez plus de pensée que pour Notre Seigneur ; que vos intérêts disparaissent.

Cari tas non quærit quæ sua sunt (1 Co 13,5) : La charité ne recherche pas son propre intérêt. Elle ne cherche plus que l’intérêt de Notre Seigneur Jésus-Christ. Que vos cœurs soient tout entiers attirés par les intérêts de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Qu’est-ce qui intéresse Notre Seigneur Jésus-Christ ? Notre Seigneur Jésus-Christ est intéressé avant tout par la gloire de son Père : Rendre gloire à Dieu et par le salut des âmes. Alors vous essayerez aussi de rechercher la gloire du Père éternel en vous, par les prières, par les louanges, par le Saint Sacrifice de la messe. Et vous rechercherez aussi le salut des âmes.

Comme il est triste parfois de constater, même chez les pasteurs, chez des prêtres qui sont plus préoccupés de l’occupation de leurs loisirs, de leurs vacances – lorsque l’on revient de vacances, on pense déjà aux vacances prochaines, à ce que l’on va faire. Et l’on organise déjà tout son temps et pendant toute l’année on pense aux loisirs que l’on va avoir pendant ces jours de détente au lieu de rechercher le salut des âmes.

Mais même pendant nos loisirs ... – nous n’avons pas besoin de loisirs ici-bas, mes chers amis, nous n’avons pas de loisirs ici-bas – nous n’avons qu’une préoccupation : sauver les âmes. Et même quand vous chercherez à vous reposer justement et que vous en aurez besoin, tout votre cœur doit être attiré par la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ, par le salut des âmes.

Que puis-je faire ? Que pourrais-je faire d’ici, pour sauver quelques âmes de plus ? Pour faire régner Notre Seigneur Jésus-Christ sur les âmes et sur moi-même ? Voilà quelles doivent être vos préoccupations. Et c’est pour cela aussi qu’après la tonsure, nous avons pris la coutume, ici dans ce séminaire, de vous remettre un crucifix. Un crucifix qui vous rappellera votre prise de soutane, votre revêtement de soutane. Puisque vous revêtez Notre Seigneur Jésus-Christ, vous le revêtez avec la Croix. Et la Croix de Notre Seigneur, c’est la Lumière du monde. C’est le salut du monde. Elle représente admirablement le cierge que vous portez également.

Notre Seigneur est la Lumière. Et de même que Notre Seigneur a voulu mourir sur la Croix, détruire en quelque sorte sa chair, pour manifester sa charité envers Dieu, envers Dieu son Père, et envers les hommes, eh bien le cierge aussi, s’alimente de la cire. Et la cire est comme notre corps, qui doit disparaître pour faire jaillir la lumière, la Lumière de Notre Seigneur Jésus-Christ, en attaquant tous nos péchés, toutes nos mauvaises tendances qui doivent disparaître pour faire alimenter la lumière qu’est la Lumière de Notre Seigneur.

Alors que ce crucifix qui va vous être remis dans vos mains, dans quelques instants, soit vraiment votre Lumière. Que Notre Seigneur soit votre guide ; qu’Il soit votre consolation. Il n’y a pas, je pense, une vocation qui procure plus de bonheur, plus de bonheur profond, plus de bonheur intime, même à travers les épreuves, que le sacerdoce.

Mais alors, il faut le vivre. Il faut le vivre pleinement ; il ne faut pas le vivre médiocrement. Il faut le vivre totalement. Alors nous souhaitons tous qui sommes ici, nous souhaitons que vous méditiez ces choses, ces paroles et qu’entendant les paroles que l’évêque va prononcer dans quelques instants sur vous, vous en soyez convaincus et que vous preniez cela comme programme de votre vie ici au séminaire et qu’ainsi vous receviez la grâce de la vie éternelle.

C’est ainsi ce que conclut la dernière oraison.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

7 janvier 1979       11 février 1979

 

 

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