Accueil    Sommaire    Ordo    Lieux de culte    Catéchisme    Vidéos    Nous aider    Dons en ligne    Liens des sites FSSPX    Contact    Rechercher    Privé 

Les insolites de LPL

   Abbé Grégoire Celier - Sur la liberté religieuse - Mars 2006

Accès aux aberrations liturgiques dues à Vatican II
Accès aux archives sur l'apologètique
Accès aux documents sur la disputatio sur La Porte Latine
Accès aux compromissions des hommes d'Eglise avec les ennemis du Christ
Accès à Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...

Abbé Grégoire Celier - Sur la liberté religieuse
Mars 2006

 

Pour expliquer et illustrer son « herméneutique de la réforme », lors de son discours du 22 décembre 2005, le pape Benoît XVI a proposé plusieurs thèmes.
La notion qu'il développe le plus est celle de la liberté religieuse ou, comme il dit, de la « liberté de religion ».
On comprend mieux, à travers cet exemple, comment Benoît XVI essaie de faire droit à plusieurs objections des catholiques attachés à la Tradition, tout en soutenant mordicus l'une des plus graves erreurs de Vatican II.

 

Le raisonnement du pape

Son analyse est la suivante. Au XIXe siècle, « la liberté de religion a été considérée comme une expression de l'incapacité de l'homme de trouver la vérité » et comme « une exaltation du relativisme », « élevé de façon impropre au niveau métaphysique ». C'était l'esprit de la « phase radicale de la Révolution française ».

Devant cette grave erreur, qui prétend que l'homme n'est pas « capable de connaître la vérité sur Dieu », l'Église, sous Pie IX, a justement fulminé des « condamnations sévères ».

Mais, par la suite, « l'époque moderne a connu des développements », une maturation s'est opérée et, de principe métaphysique, la liberté de religion est revenue à sa juste place de nécessité sociale et historique, liée à la coexistence humaine dans le cadre d'une pluralité de religions. C'est le « modèle de la révolution américaine ».

 

Les principes de Vatican II

Aussi Vatican II, « reconnaissant et faisant sien à travers le Décret sur la liberté religieuse un principe essentiel de l'État moderne, a repris à nouveau le patrimoine plus profond de l'Église », de façon à se trouver « en pleine syntonie avec l'enseignement de Jésus lui-même ».

En effet, le Concile a entendu montrer que la liberté religieuse, non seulement découle d'une nécessité sociale et politique, mais s'enracine dans la réalité « intrinsèque de la vérité, qui ne peut être imposée de l'extérieur, mais qui doit être adoptée par l'homme uniquement à travers le mécanisme de la conviction ».

 

« L'exemple » des martyrs

Pour illustrer et appuyer sa démonstration, le pape utilise « l'exemple » des martyrs. D'après lui, l'Empire romain imposait une religion d'État. Les premiers chrétiens, adorant uniquement Jésus, ont logiquement refusé d'adorer les dieux païens et donc, « à travers cela, ont rejeté clairement la religion d'État ».

« Les martyrs de l'Église primitive sont morts pour leur foi dans le Dieu qui s'était révélé en Jésus-Christ et, précisément ainsi, sont morts également pour leur liberté de conscience et pour leur liberté de professer leur foi, une profession qui ne peut être imposée par aucun État ».

 

Faiblesse de cette explication

La faiblesse des explications du pape actuel apparaît avec évidence à celui qui a étudié un tant soit peu la question, notamment à travers l'ouvrage de Mgr Lefebvre, Mes doutes sur la liberté religieuse (Clovis, 2000).

Prétendre que la condamnation de la liberté religieuse au XIXe siècle avait pour raison unique son fondement relativiste, et non pas sa nature propre, est une contre-vérité tant historique que doctrinale.

Ne parler que de Pie IX à propos de la liberté religieuse suppose d'oublier, avant lui, Pie VI, Pie VII ou Grégoire XVI. C'est esquiver, plus gravement encore, les enseignements si nombreux sur ce sujet de Léon XIII, Benoît XV, Pie XI (Quas primas) et Pie XII.

Affirmer que, désormais, la conception qui prévaut usuellement concernant la « liberté de religion » n'est plus le relativisme métaphysique, mais une simple constatation des nécessités dans un monde pluraliste, c'est se réfugier dans un monde imaginaire. En réalité, plus le laïcisme se répand, plus s'accroît cette volonté légale de mettre Dieu hors de toute vie sociale.

Il est d'ailleurs bien caractéristique, pour le pape, de se référer à un « principe essentiel de l'État moderne » à ce propos. S'il ne s'agissait que de la constatation d'une nécessité, il parlerait plus prosaïquement d'une « pratique usuelle de l'État moderne ».

Au demeurant, concernant la coexistence de religions diverses dans un même pays, la doctrine de la tolérance, poussée dans ses conséquences par Pie XII en un discours du 6 décembre 1953, douze ans seulement avant le Décret sur la liberté religieuse, était amplement suffisante. Si le Concile a opté pour le « principe de la liberté religieuse », c'est justement parce qu'il voulait rejoindre ce suspect « principe essentiel de l'État moderne ».

 

Un débat faussé

Parler uniquement, dans la question de la liberté religieuse, de la « connaissance de la vérité » est également fausser le débat. Tout le monde est d'accord, et depuis toujours, avec ce principe du Code de droit canonique : « Personne ne peut être contraint à embrasser la foi catholique contre son gré ». Mais il s'agit, en l'occurrence, de savoir si personne ne peut être empêché de répandre une doctrine religieuse fausse. Ce n'est pas la même chose : que quelqu'un soit empêché d'agir en un sens n'a jamais signifié qu'il soit contraint d'agir en sens inverse.

Rejeter par principe toute notion de religion d'État, et ne faire aucune allusion au devoir des sociétés d'honorer Dieu, revient à mettre aux oubliettes un enseignement constant de l'Église, y compris du Décret sur la liberté religieuse qui rappelait encore ce devoir (même si c'était de façon assez hypocrite, puisqu'il s'agit d'un ajout de dernière minute par Paul VI pour « casser » l'opposition persistante à ce texte) : «[La nouvelle doctrine de la liberté religieuse] ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral des sociétés à l'égard de la vraie religion et de l'unique Église du Christ » (Dignitatis Humanæ, Préambule).

Ne faire aucune différence entre la vraie religion et les fausses, c'est éliminer d'emblée une distinction cruciale, car les droits de la vérité sont essentiellement différents des prétendus « droits » de l'erreur. Comme le disait Pie XII : « Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, à la propagande, ni à l'action » (discours du 6 décembre 1953).

Enfin, appeler au secours de la liberté religieuse, c'est-à-dire au secours du refus de reconnaître la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, les martyrs chrétiens qui sont morts précisément pour le « Seigneur Jésus », c'est dénaturer toute l'histoire, toute la doctrine catholique et toute la réalité.

Il faut le dire clairement : on ne peut, sur un fondement aussi faux, construire une «herméneutique de la réforme » de quelque valeur que ce soit.

Abbé Grégoire Celier

 

 

 

  Recevez par email nos mises à jour


Nouvelles parutions
LAB de l'Etoile
La formation du
chrétien, par l'abbé
L-E Meugniot

Le Petit Echo de Notre-Dame de Montgardin : Padre
Pio et la Vierge
pèlerine - 1959

Courrier de Rome
Trois commentaires sur l'entretien du pape François à Avvenire, Pr. P. Pasqualucci

Lettre de l'Institut
Saint-Pie X : Homo
hebetus, abbé Chautard

Lettre à nos frères prêtres n° 73 - La question du célibat sacerdotal, trésor spirituel de l'Église catholique


Messes Océan Indien
Madagascar
La Réunion
Île Maurice


Catéchisme n° 69
La vie eternelle
(1ère partie)


XII° UDT FSSPX
12 au 16 août 2017
Servir la chrétienté
aujourd'hui


Les camps d'été 2017
de la Tradition

Pour les garçons

de 8 à 14 ans,
du 2 au 8 juillet : Vox cantorum à La Peyratte

de 8 à 11 ans,
du 10 au 26 juillet
Camp Saint-Pie X
dans les Vosges

de 13 à 17 ans,
du 10 au 24 juillet
Moulins-Vichy

de 12 à 14 ans,
du 10 au 26 juillet
Camp Saint-Pie X
dans les Vosges

de 8 à 13 ans,
du 17 au 31 juillet
à Kernabat

du 30 juillet au 18 août à St-Bonnet
Le Château (42)

de 8 à 13 ans
du 1er au 17 août
à Unieux (42)

de 13 à 17 ans
du 10 au 24 août
au Portugal

de 14 à 17 ans,
du 5 au 21 août
Camp itinérant
à vélo Raid
Saint Christophe


Pour les filles
de 7 à 16 ans
du 6 au 15 juillet
en Bretagne

du 10 au 29 juillet
à St-Bonnet
Le Château (42)

de 15 à 18ans
du 12 au 22 juillet
à Will, en Suisse

de 7 à 16 ans
du 18 au 27 juillet
en Bretagne

A partir de 18 ans
du 7 au 11 août
stage de couture
à Ruffec (36)

A partir de 18 ans
du 4 au 8 septembre
stage de couture
à Ruffec (36)


Centenaire apparitions
19-20 août 2017 :
pèlerinage de la
Tradition à Fatima

Circuit de la Vierge
Pèlerine en France

Place de bus pour le retour du pèlerinage


Croisade du Rosaire
15 août 2016
au 22 août 2017

Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de plus de 1 300 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquences sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI


Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI


Intentions de la Croisade Eucharistique pour 2017
La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Jeudi 25 mai 2017
05:59 21:37

  Suivez notre fil RSS