Cahier de chantier n°21 des bénédictines de Perdechat

Aménagements inté­rieurs du nou­veau bâti­ment du Monastère, notam­ment l’ac­cueil des hôtes.

Monastère Notre-​Dame de Toute Confiance à Perdechat

Moniales Bénédictines tra­di­tion­nelles en Auvergne
Cahier de chan­tier n°21
Parution du 25 mars 2025

Les travaux : Aménagements intérieurs

L’année 2024 a été consa­crée aux amé­na­ge­ments inté­rieurs du nou­veau bâti­ment, notam­ment dans la par­tie des­ti­née à l’accueil des hôtes : une grande pièce lumi­neuse reçoit désor­mais, depuis envi­ron six mois, nos familles, amis et retrai­tants. A l’étage, quelques chambres rem­placent avan­ta­geu­se­ment les deux minus­cules cel­lules de notre ancienne mai­son­nette. Une seule chose est res­tée iden­tique : la sainte patronne de ce logis, sainte Elisabeth. Saint Benoît nous dit en effet que l’ « on rece­vra comme le Christ lui-​même tous les hôtes qui sur­vien­dront » (Règle, ch. 53). Sainte Elisabeth ne fut elle pas la pre­mière à accueillir le Christ chez elle ?

Spiritualité bénédictine : l’Annonciation

Sainte Gertrude vou­lut connaître quelle prière serait la plus agréable à la bien­heu­reuse Vierge en cette fête de l’Annonciation. Elle apprit de la Vierge-​Mère elle-​même que si chaque jour de l’octave on réci­tait avec dévo­tion quarante-​cinq Ave Maria, en mémoire des jours que le Seigneur Jésus mit à croître en son sein, elle accep­te­rait cet hom­mage aus­si favo­ra­ble­ment que si on l’avait ser­vie et assis­tée de tout cœur, à par­tir du jour où elle avait conçu le Seigneur jusqu’à celui où elle L’enfanta. Il lui serait alors impos­sible de ne pas exau­cer ceux qui lui ren­draient cet hommage.

Tandis qu’on lisait dans l’Evangile : Ecce ancil­la Domini, celle-​ci salua la Mère de Dieu avec grande dévo­tion, lui rap­pe­lant la joie inef­fable qu’elle avait res­sen­tie, lorsqu’elle pro­non­ça ces paroles pour aban­don­ner avec pleine confiance à la divine Volonté sa per­sonne et tout ce qui devait s’opérer en elle. La bien­heu­reuse Vierge répon­dit avec une douce bon­té : « A celui qui m’invoquera au nom de cette joie, je mon­tre­rai ce qui est deman­dé par ce ver­set de l’hymne d’aujourd’hui : Monstra te esse Matrem ; je lui appa­raî­trai vrai­ment comme Mère de Roi et du Pontife suprême : du Roi, par la puis­sance, et du Pontife, par l’excès de ten­dresse et de misé­ri­corde dont j’userai à son égard. »

Les obédiences du monastère : la réfectorière

« L’abeille se nour­rit de rosée ; la rosée de la vierge est la parole de Dieu, parce que la parole de Dieu des­cend comme la rosée. »

Bien que ces paroles de saint Ambroise soient impré­gnées de véri­té et de pro­fon­deur, il est évident que l’estomac d’une moniale reste com­mun à celui des autres mortels…

Trois fois par jour, une sœur dési­gnée comme « réfec­to­rière » a pour mis­sion d’assumer l’entretien du réfec­toire. Elle veille à ce que rien ne manque sur les tables. Elle rem­plit les cruches d’eau, les hui­liers, coupe la quan­ti­té de pain néces­saire pour le pro­chain repas, gar­nit les cor­beilles de fruits, ou encore ins­talle les cou­verts de ser­vice et les dessous-​de-​plat, de telle sorte qu’à l’heure venue « nul n’ait besoin de deman­der quoi que ce soit », comme nous le demande notre Père saint Benoît dans la Règle (ch. 38, v.6).

Quand le réfec­toire est prêt, elle se met à la « plonge », net­toie les divers usten­siles qui ont ser­vi à la cui­si­nière pour la pré­pa­ra­tion des menus.

La cloche reten­tis­sant pour l’Office divin, elle quitte ce qu’elle tenait en main pour rejoindre son Époux.

« Faire les petites choses comme grandes à cause de la majes­té de Jésus-​Christ qui vit en nous. » Voici un conseil pré­cieux que nous donne Pascal et que la moniale garde à l’esprit à toutes les heures du jour.

Récréation

« Dans la nuit du 2 jan­vier 1885, un vieillard se pré­sen­ta chez un prêtre pour lui deman­der de venir auprès d’une mou­rante, et lui indi­quer l’adresse à laquelle il vou­lait le conduire.

La rue dési­gnée était mal famée, le vieillard incon­nu, la nuit s’avançait, on pou­vait redou­ter un piège, et le prêtre hési­tait ; mais le vieillard le pres­sa vivement.

- Il faut venir sans retard, il s’agit de don­ner les sacre­ments à une pauvre vieille femme à toute extrémité.

Devant un devoir sacré, le prêtre ces­sa d’hésiter et sui­vit le mes­sa­ger. La nuit était gla­cée, le vieillard ne parais­sait pas s’en aper­ce­voir ; il allait devant et disait au prêtre pour le rassurer :

- Je vous atten­drai à la porte.

Cette porte devant laquelle on s’arrêta était celle d’une des plus mau­vaises mai­sons de ce quar­tier, et le prêtre, qui por­tait le Saint-​Sacrement, eut encore un mou­ve­ment d’appréhension ; mais, son­geant que Notre-​Seigneur est venu pour les pécheurs, sur l’indication du guide, il tira for­te­ment la son­nette. Aucune réponse. Il frap­pa plu­sieurs fois et ce fut le même silence.

Le vieillard se tenait à quelque dis­tance et le prêtre lui dit enfin :

- Vous voyez que c’est inutile, on ne vient pas m’ouvrir…

- Laissez-​moi frap­per, répon­dit le mys­té­rieux per­son­nage en s’avançant, pen­dant que le prêtre recu­lait d’un pas, et dès que la porte sera ouverte, entrez au plus vite, mon­tez jusqu’à tel palier, ouvrez la chambre du fond et là vous trou­ve­rez l’agonisante.

Ces paroles sin­gu­lières étaient dites avec tant d’autorité que son inter­lo­cu­teur ne fit aucune objec­tion. Le vieillard heur­ta d’une manière étrange, la porte s’ouvrit aus­si­tôt et le prêtre, sans hési­ta­tion cette fois, entra, mon­ta, ouvrit la chambre indi­quée et se trou­va en face d’une femme éten­due sur un lit de dou­leur et qui, dans son aban­don, répé­tait au milieu des gémissements :

- Un prêtre ! Un prêtre ! On me lais­se­ra donc mou­rir sans prêtre !

Le ministre de Dieu s’approcha :

- Ma fille, voi­ci un prêtre.

Mais elle ne vou­lait pas le croire.

- Non, s’écria-t-elle, per­sonne dans cette mai­son ne vou­drait cher­cher un prêtre !

- Ma fille, un vieillard m’a appe­lé près de vous.

- Je ne connais pas de vieillard, reprit la mourante.

Cependant le prêtre par­vint peu à peu à la convaincre qu’il était le ministre de Dieu qu’elle appe­lait, et lui offrit les sacrements.

Elle accu­sa alors les péchés de sa longue vie de péche­resse, qui pesaient lour­de­ment sur sa conscience, et mani­fes­ta une si vive contri­tion que le prêtre, éton­né de ren­con­trer tant de foi en une per­sonne sépa­rée si com­plè­te­ment de Dieu, lui deman­da si elle n’avait pas conser­vé quelque pra­tique de dévotion.

- Aucune, dit-​elle, sauf une prière que je réci­tai chaque jour à saint Joseph pour obte­nir une bonne mort.

Le prêtre pré­pa­ra toutes choses pour les der­niers sacre­ments, et pen­dant ce temps plu­sieurs per­sonnes entrèrent dans la chambre et en sor­tirent sans paraître l’apercevoir.

Il don­na à la péche­resse repen­tante le saint Viatique qu’il avait appor­té, ain­si que l’Onction des malades, et ne la quit­ta que lorsque, pleine de paix, elle eut remis son âme puri­fiée aux mains de Jésus-Christ.

La même soli­tude régnait tou­jours ; le prêtre rega­gna la porte et sa demeure sans ren­con­trer per­sonne ; mais, réflé­chis­sant sur l’événement de cette nuit, sur le minis­tère conso­lant qu’il avait rem­pli, il sen­tit naître en son cœur la convic­tion que le cha­ri­table vieillard n’était autre que le glo­rieux et misé­ri­cor­dieux saint Joseph, patron de la bonne mort. »

Oratoire à saint Joseph dans notre jardin

Et pour finir

Petit mot de Mère Ci

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1 châ­teau de PERDECHAT
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