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Communiqué de l’ACIM du 16 janvier 2007

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Docteur Jean-Pierre DICKES

La grande escroquerie

Le Figaro du 7 décembre 2006 met en gros titre à la page 12 « Clonage thérapeutique : nouvelles propositions ». Le sous-titre est le suivant :« Un rapport de l’Office scientifique parlementaire des choix scientifiques et technologiques réclame que soient autorisées le clonage thérapeutique et la recherche sur l’embryon » (les fautes d’orthographe ne sont pas de notre rédaction).

L’Office explique que :

« L’embryon contient des cellules dites souches capables d’être transformées en toutes sortes de cellules… ». « Par ailleurs, le clonage (ou transposition nucléaire qui consiste à insérer le noyau d’une cellule dans un ovocyte) pourrait permettre de d’obtenir des embryons humains dont on prélèverait ensuite les cellules souches ».

Chacun notera que tout ceci est écrit au conditionnel. Et il est ajouté dans le quotidien cité :

« Enfin existent chez l’adulte des cellules souches plus difficiles à extraire et aussi dans le sang ombilical ».

Sous-entendu, ces cellules sont supposées obtenir des résultats encore plus lointains.

D’un côté les chercheurs tuent des embryons pour un résultat hypothétique par prélèvement de leurs cellules ; et de l’autre les cellules souches dites adultes sont possiblement capables d’obtenir des résultats encore plus théoriques. Or le rapport de cet Office est à la fois un mensonge ; mais aussi une escroquerie afférente aux futurs impôts de nos contribuables au cas où le Parlement voterait cette proposition.

Que penser de celle-ci? La réponse est simple. Elle a été donnée incidemment comme un petit fait divers par la presse espagnole. « Una autoplante de celulas de cordon cura una ninia con leucemia »(Diario de Mallorca, 13 janvier 2007).

Une autogreffe des cellules du cordon a soigné la leucémie d’une petite enfant. Ces cellules du cordon ombilical plus ou moins dénigrées ont réussi à guérir. Ceci s’est passé à l’Hôpital Ramon y Cajal de Madrid.

Les cellules souches du cordon ombilical d’une petite nouveau-née ont été récupérées à la naissance et congelées. À l’âge de trois ans, la petite fille déclare une leucémie. Ces cellules ont permis de la guérir. Un succès parmi tant d’autres des cellules souches dites adultes. Ces résultats fantastiques ne peuvent être ignorés de l’Office parlementaire. Ces gens savent parfaitement qu’ils ont perdu depuis longtemps la guerre de « l’ or rose », celle des cellules souches. Alors pourquoi choisir de se servir d’embryons en les tuant au nom de la thérapeutique ; alors que des guérisons multiples peuvent être obtenues désormais tous les jours à partir des cellules souches dites adultes notamment provenant du cordon ? La réponse est simple. Elle est connue depuis longtemps.

Le 1er mai 2003, Helen Lin (Université du Maryland) a obtenu des ovules (ou ovocytes) à partir de cellules souches embryonnaires. Pourquoi donc veut-on créer des ovules ? Parce que cette denrée est rare et nécessite une stimulation ovarienne et une intervention chirurgicale (cœlioscopie) pour les récupérer. Les femmes volontaires ne se bousculent pas. Selon le Quotidien du Médecin (3.10.06), il faudrait 100 ovules pour avoir entre une et cinq chances de réussir un clonage ; lequel n’a plus aucun intérêt sur le plan thérapeutique.

Wilmut, le père de la brebis clonée Dolly a vendu la mèche sur le sujet. Les ovules sont absolument indispensables pour créer un être humain par clonage ; lequel sera reproductif faute d’être thérapeutique comme d’ailleurs l’annonce Jacques Attali, l’éminence grise de F. Mitterrand, dans son dernier livre « Petite histoire de l’Avenir ».

Il faudra des embryons par centaines de milliers pour réussir ce projet qui vise à remplacer Dieu dans sa Création.

En France, les embryons dits « privés de projet parental », c’est-à-dire abandonnés par leurs parents dans le cadre de la fécondation in vitro ne sauraient suffire. Le vote par le Parlement d’une loi permettant le clonage soi-disant au nom de la thérapeutique serait un pas décisif vers l’Homme Artificiel.

Dr Jean-Pierre Dickès

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