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Est-ce que le concile Vatican II vous aurait fait des oreilles d’âne ?

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Les chrétiens réclament un peu de clarté. Il n’y a pas une religion pour les gens simples et une autre religion pour les cracks.

Depuis près de vingt siècles le langage de la foi catholique n’a pas changé : les mots d’Incarnation, de Rédemption, de Résurrection, de grâce, de miracle et quelques autres sont appris, définis et peu à peu compris et vécus par les chrétiens de bonne volonté sous tous les climats.

Et voici que soudain, un beau jour de 1963 ou de 1965 les surdoués de la théologie déclarent que le langage religieux est incompréhensible.

A partir de ce moment-là c’est partout et sur tous les tons qu’on nous sert la rengaine : « porter au monde la Bonne Nouvelle dans le langage intelligible à l’homme de notre temps »[1], « dire la foi dans les mots de la culture de notre époque » et puis, véritable quadrature du cercle, « la confession de foi d’un croyant d’aujourd’hui doit être marquée par la sécularisation et par l’athéisme contemporain »[2].

Proclamer la foi en termes athées, cela me dépasse.

Jusqu’à ces derniers temps, les enfants eux-mêmes savaient, par exemple, qu’un miracle est un fait extraordinaire qui ne peut être accompli que par la puissance de Dieu, mais depuis que jean Vimort, responsable de la catéchèse de Lyon, s’est occupé de la question, personne ne sait plus très bien si un miracle est un prodige que le Tout-Puissant serait bien incapable de faire, ou bien si c’est une sorte de signe que vous, moi ou Vimort, bref le premier venu, peut bâcler quand ça lui chante.

Il y a peu de temps encore, on savait par l’Evangile que le tombeau de Jésus avait été trouvé vide, mais Hans Küng et autres exégètes évolutionnistes descendants d’ancêtres-singes, mettent l’accent sur ce qui leur plait et nous enseignent que le tombeau a été trouvé vidé. Vidé par qui ? On ne le sait pas trop, mais c’est à partir de là que les apôtres se seraient retrouvés remplis de l’Esprit-Saint et que toute la religion chrétienne a commencé.

Les chrétiens réclament un peu de clarté. Il n’y a pas une religion pour les gens simples et une autre religion pour les cracks. Il n’y a pas une religion pour nous autres braves gens qui avons une âme à sauver et une tête dont le Bon Dieu se charge de compter tous les cheveux. Et une autre religion pour les têtes chercheuses qui coupent leur dernier cheveu en quatre, et se permettent, eux, de douter de tout, sans se soucier de leur âme.

Heureux les pauvres en esprit !

Abbé Philippe Sulmont

Source : Bulletin paroissial de Domqueur n° 99

Notes de bas de page

  1. La Croix du 2 février 1980, p. 9[]
  2. La Croix du 20 février 1980, propos du père Jean Potin, rédacteur en chef religieux du journal La Croix de 1974 à1988.[]

Curé de Domqueur † 2010

L’abbé Philippe Sulmont (1921-2010), second d’une famille de quatorze enfants, ancien séminariste des Carmes, fut professeur de collège, puis de séminaire, aumônier d’un pensionnat de filles, puis enfin curé durant 37 ans de Domqueur et de six paroisses avoisinantes entre Amiens et Abbeville.
fraternité sainte pie X

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