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Situation critique…ne nous laissons pas abuser, abbé Michel Rebourgeon – Février 2014

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Chers fidèles, soyons bien clairvoyants, et ne nous laissons pas abuser ! Dans le diocèse de Fréjus-Toulon, aussi bien sur le littoral que dans le moyen Var, il ne manque pas de prêtres en soutane et de messes traditionnelles. Mais pouvez-vous assister à ces messes, chers fidèles ?

Si vous avez compris qu’il faut être fidèle à la Foi catholique, sans compromission avec l’erreur, avec l’hérésie moderniste véhiculée par le concile Vatican II, avec l’esprit oecuménique qui ressort de la nouvelle messe, vous ne devez pas assister à ces messes « tridentines ». Pourquoi cela ?

La messe traditionnelle est bien évidemment excellente en elle-même : elle perpétue le sacrifice de Notre Seigneur sur la croix et elle est la source de toutes les grâces. Mais distinguons bien : la messe en elle-même et la messe dans sa réalisation concrète, sa célébration. La célébration de la messe dépend de certains facteurs : notamment le prêtre qui célèbre, et le cadre, le contexte dans lesquels la messe est célébrée.

Le célébrant peut avoir une doctrine orthodoxe ou moderniste, ou plus ou moins entachée de modernisme. Rappelons que tous les évêques, participant au concile Vatican II (1962-1965), célébraient la messe dite de saint Pie V. Cela n’a pas empêché le modernisme de triompher ! Or, nous devons conserver intacte la Foi catholique et ne pas nous exposer à la perdre ou à la diminuer. Donc, nous ne devons pas nous soumettre à l’enseignement d’un prêtre qui ne professe pas intégralement la Foi catholique et/ou ne dénonce pas publiquement, comme il le doit, les erreurs et les fauteurs d’erreurs qui minent la Foi catholique. Et pour cela, nous ne devons pas assister à leur messe. Attention, nous ne prétendons pas que chacun, selon ses critères, doit juger de la qualité de l’enseignement d’un prêtre ; non, c’est le Magistère constant de l’Église, la Tradition, qui est la référence et qui est juge.

Le contexte aussi a une grande influence sur la célébration de la messe traditionnelle. Qui dira que c’était la même chose d’assister à la messe d’un prêtre non assermenté et à celle d’un prêtre « jureur » ? Qui dira que c’est la même chose, en Chine, d’assister à la messe au sein de l’église patriotique et dans le cadre de l’Église souterraine, persécutée ? Qui dira que c’est la même chose d’assister à la messe dans le cadre de la communion avec « l’Église conciliaire », moderniste, et dans celui de l’attachement à l’Église de toujours ? Qui dira que c’est la même chose d’assister à la messe dans le contexte du ralliement (qui impose le silence, en public, sur les erreurs conciliaires et les tenants de ces erreurs et qui commande la reconnaissance, au moins implicite, de la légitimité de la nouvelle messe et du concile Vatican II) et dans le cadre de la Tradition, sans compromission ?

Il faut choisir ! Et certains se sont déjà laissé gagner. Attention, il y va de l’honneur de Notre Seigneur !

En effet, il est évident que mettre Notre Seigneur au même rang que les faux dieux est une injure au vrai Dieu et un sacrilège. Or, la religion issue du concile Vatican II exalte la dignité de la personne humaine, la conscience de l’homme et les place au sommet de tout. À tel point que la conscience de chacun doit être respectée jusque dans ses croyances (cf. Dignitatis humanae, n° 2).

Cela, c’est faire injure à Notre Seigneur qui a droit à régner sur toutes les consciences, sur toutes les personnes. Donc, soutenir le concile Vatican II, ne pas dénoncer ses erreurs publiquement, c’est participer à l’injure faite à Notre Seigneur, à la ruine de la Foi dans le Règne universel de Jésus-Christ.

Et, est-ce que collaborer, ou au moins ne pas dénoncer ceux qui travaillent à propager l’esprit du concile et ceux qui célèbrent la nouvelle messe protestantisée et oecuménique, n’est pas participer, au moins matériellement, à cette injure faite à Notre Seigneur ? Est-ce que les prêtres qui célèbrent la messe traditionnelle, dans le cadre d’une collaboration avec les évêques et les prêtres qui propagent l’esprit du concile Vatican II, ne participent pas, même sans s’en rendre compte, à cette injure faite à Notre Seigneur ? Loin de moi de juger les dispositions de chacun, les intentions personnelles, d’en vouloir à quiconque, de manquer d’estime et de charité envers ces prêtres. Mais, objectivement, dans les faits, c’est une participation à une oeuvre qui ruine la Foi catholique. Et, conséquemment, aller à la messe de ces prêtres, c’est cautionner, soutenir aussi, à travers eux, cette oeuvre de destruction de la Foi catholique. Il faut être ferme sur les principes ! Et voir les principes, et y déroger au cas par cas, en prétextant qu’il n’y aura pas de conséquence fâcheuse et que l’intention est bonne, c’est toute l’attitude du libéral qui vit dans l’inconséquence. C’est déjà la voie de la trahison.

À cette occasion, je voulais attirer votre attention sur un autre point. Gare aux expressions que nous pourrions employer ! Il est des mots piégés ! Comme « interruption volontaire de grossesse » (il faut dire tout simplement ce qui est : avortement) ; comme « droit de mourir dans la dignité » (disons bien : euthanasie) ; comme « liberté de professer sa foi » (oui, en précisant que c’est pour la seule foi catholique ; pour les autres croyances, on parlera de tolérance, dans certains cas, mais pas de liberté) ; comme « forme extraordinaire et forme ordinaire du rite romain » (soyons bien clairs et parlons de ce qui est : la messe catholique et la nouvelle messe protestantisée et oecuménique).

Il ne faut pas s’endormir, s’embourgeoiser, se laisser chloroformer, anesthésier ! Nous devons réagir, il y va de l’honneur de Dieu, de la Foi catholique, de la Sainte Église !

Je compte sur vous tous, chers fidèles ! Attention à la dérive, à la compromission qui est une trahison. Resserrons les rangs. Gardons le bon cap, sous la protection de Notre-Dame Étoile de la Mer et de saint Joseph, Chef de la Sainte Famille et Patron de l’Église universelle et de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Abbé Michel Rebourgeon

Source : Etoile de la mer n° 584 de février 2014

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