Sénégal – Le Père Abbé Ange-​Marie Niouky a rendu un hommage appuyé à Mgr Marcel Lefebvre

A l’occasion de la célé­bra­tion du 50e anni­ver­saire de sa fon­da­tion, l’abbaye béné­dic­tine de Keur Moussa [1], dans la région de Thiès au Sénégal, a orga­ni­sé les 11 et 12 avril 2013 un col­loque inter­na­tio­nal sur le thème « Penser la veille ». Lors de la messe d’ouverture qui eut lieu à la cathé­drale Notre-​Dame des Victoires de Dakar, le 10 avril 2013, le Père Abbé Ange-​Marie Niouky, a ren­du un hom­mage appuyé à Mgr Marcel Lefebvre.

Il rap­pe­la que la pré­sence des béné­dic­tins au Sénégal est due à Mgr Lefebvre, alors arche­vêque de Dakar (1947–1962), qui sol­li­ci­ta en 1959 l’abbaye de Solesmes en France en vue d’une fon­da­tion béné­dic­tine en Afrique.

« Parce que les mis­sion­naires n’étaient déjà plus assez nom­breux et que les voca­tions se raré­fiaient, je pris l’initiative de faire appel à de nou­velles congré­ga­tions », explique Mgr Lefebvre cité dans Marcel Lefebvre, une vie (éd. Clovis, p.191). « Les der­niers venus furent les béné­dic­tins de Solesmes. Dès le début des années 50, Mgr Lefebvre avait deman­dé au Père Abbé, dom Germain Cozien, d’établir un monas­tère au Sénégal. Ce fut son suc­ces­seur, dom Jean Prou, qui réa­li­sa la fon­da­tion : il vint en pros­pec­tion en février 1961, puis à nou­veau en novembre veiller aux pre­miers tra­vaux de construc­tion, près de Sébikotane, au hameau de Keur Moussa. » (ibid. p.192). C’est ain­si que neuf moines arri­vèrent au Sénégal pour fon­der l’abbaye du Cœur Immaculé de Marie de Keur Moussa. Le ter­rain fut offert par l’archevêché de Dakar et la béné­dic­tion de la pre­mière pierre eut lieu le 25 juin 1962.

Ce jour-​là, en pré­sence de Mgr Hyacinthe Thiandoum, arche­vêque de Dakar depuis peu, dom Philippe Champetier de Ribes évo­quait lui-​même Mgr Lefebvre en ces termes :

« Vous connais­sez, Excellence, les rai­sons qui ont déter­mi­né le Père Abbé de Solesmes à entre­prendre cette fon­da­tion sur la demande de votre pré­dé­ces­seur Mgr Lefebvre dont nous ne pou­vons man­quer d’évoquer aujourd’hui le sou­ve­nir avec une affec­tueuse recon­nais­sance. Nous savons qu’il se réjouit avec nous de voir la réa­li­sa­tion d’un désir lon­gue­ment cares­sé ; car, avec un grand esprit de foi, il avait depuis long­temps com­pris le rôle impor­tant des com­mu­nau­tés contem­pla­tives dans la vie de l’Eglise. Il nous a lais­sé en nous quit­tant une lettre sur la prière où se trouve expri­mé de façon simple et pro­fonde l’enseignement tra­di­tion­nel de l’Eglise sur ce sujet. »

Situé dans un envi­ron­ne­ment aride, à une cin­quan­taine de kilo­mètres de Dakar, le monas­tère ins­tal­lé près du vil­lage de Keur Moussa, dans la région de Thiès, compte aujourd’hui 44 moines, séné­ga­lais, fran­çais, gabo­nais, gui­néens, came­rou­nais et congolais. 

Rapidement, le pro­jet connut un grand déve­lop­pe­ment : des construc­tions fonc­tion­nelles et har­mo­nieuses, abri­tèrent une com­mu­nau­té monas­tique sans cesse crois­sante. Près de Keur Moussa, à Keur Guilaye, une fon­da­tion de moniales vit le jour. Des dis­pen­saires et des écoles s’établirent à proxi­mi­té. Des forages per­mirent la créa­tion autour des bâti­ments d’un luxu­riant ver­ger. En 1984, le sta­tut d’abbaye à part entière fut accor­dé à Keur Moussa et dom Philippe Champetier de Ribes en fut élu le pre­mier abbé. 


Mgr Marcel Lefebvre le 2 février 1956 à Dakar

Sources : apic/​keurmoussa/​clovis – du 26/​04/​13

[1] Note de la rédaction de La Porte Latine : 

Depuis sa créa­tion en 1962, cette abbaye fon­dée à la demande de Mgr Lefebvre, a plon­gé entiè­re­ment dans les dérives de Vatican II et pra­tique avec « allé­gresse » l’in­cul­tu­ra­tion et et l’ou­ver­ture aux « reli­gions du livre » si chère à Nostra Aetate.

Voici un extrait du col­loque qui a eu lieu pour le cin­quan­te­naire de la fon­da­tion évo­quée ci-dessus :

« À l’occasion de la célé­bra­tion du jubi­lé d’or de l’Abbaye de Keur Moussa qui marque le cin­quan­te­naire de son monas­tère, un col­loque inter­na­tio­nal a été ouvert hier et se pour­suit aujourd’hui sur le thème « pen­ser la veille ». Dans son allo­cu­tion, le père abbé de l’abbaye de Keur Moussa, Père Ange Marie Niouky, a esti­mé que ce col­loque se place aus­si entre plu­sieurs évé­ne­ments majeurs de l’église chré­tienne dont l’élection du nou­veau Pape. […] 

Pour l’Islam, le mot « veille » est un mode d’existence, si l’on en croit Serigne Mansour Sy Jamil. « C’est comme le « Gamou » qui n’est pas seule­ment célé­bré le jour de l’anniversaire de la nais­sance du pro­phète Mohamed, mais l’est tous les jours par les musul­mans. C’est une sorte d’osmose jubi­la­toire Chrétiens-​Musulmans », a‑t-​il fait remarquer. »

Dont acte…

Source : lesoleil.sn/Eglise chré­tienne : Le monas­tère de Keur Moussa, 50 ans de retraite spirituelle