Le désir du bien : repenser l’action morale et politique en repensant la finalité

M. l'abbé de Sainte-Marie sur le plateau de TVLiberté

L’abbé Renaud de Sainte-​Marie vient pré­sen­ter sur TV Libertés sa thèse de phi­lo­so­phie récem­ment publiée aux édi­tions Téqui.

Présentation

Comment arti­cu­ler la théo­rie et la pra­tique, uni­fier la morale et la poli­tique ? Comment agir bien et atteindre le bon­heur ? C’est l’en­jeu de cet ouvrage qui nous per­met de revi­si­ter les grands cou­rants de la phi­lo­so­phie pra­tique et nous pro­pose une solu­tion qui dépasse les conflits d’é­cole en évi­tant les illu­sions de l’utopie.

Boèce dia­lo­guant ima­gi­nai­re­ment avec la Philosophie écri­vait : « Comment peut-​il se faire qu’en connais­sant le prin­cipe des choses, tu en ignores la fin ? » Cette cen­tra­li­té du thème de la fina­li­té en morale avait aus­si été obser­vée par Aristote.

Elle évoque désor­mais par trop les écrits de Kant, la morale de l’o­bli­ga­tion, ou encore les néces­si­tés du déter­mi­nisme, pen­sées qui ont pris depuis des siècles l’as­cen­dant sur l’in­tui­tion plus réa­liste d’Aristote, engen­drant des oppo­si­tions sté­riles entre idéa­lisme, léga­lisme, par­ti­cu­la­risme casuis­tique, rela­ti­visme et refus des normes, refus qui anime les théo­ries du Care en vogue en ce début de siècle.

Pour sor­tir de ces impasses, l’au­teur appro­fon­dit le rap­port de la volon­té au bien enten­du comme achè­ve­ment et scrute le pro­ces­sus de l’acte humain. Il retrouve ain­si le rôle uni­fiant de la finalité.

La com­pré­hen­sion de la volon­té comme désir lui per­met en outre de repen­ser la rela­tion de l’in­di­vi­du à la cité et la conti­nui­té entre ses ten­dances natives et la vie poli­tique, qui seule, para­doxa­le­ment, peut lui garan­tir la liberté.

Le désir du bien – Repenser l’ac­tion morale et poli­tique en repen­sant la fina­li­té, Abbé Renaud de Sainte-​Marie, édi­tions Téqui, 2021, 658 pages, 30 €

Source : TV Libertés, Emission Terres de Mission n° 230

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