Dévotion à la Sainte Face

Ploudaniel, église paroissiale Saint-Yves, ostensoir représentant la Sainte-Face.

Celle-ci est associée spécialement à la réparation des blasphèmes.

Janvier 1849, le pape Pie IX depuis Gaète où il est exilé demande des prières publiques pour implorer la miséricorde de Dieu. On expose à Rome le bois de la vraie croix et le voile de sainte Véronique. Après trois jours, le voile se colore et la figure de Notre Seigneur Jésus-Christ apparaît toute vivante au milieu d’une douce lumière. Le miracle dure trois heures. Le soir même, plusieurs copies du voile de la sainte touchent la sainte relique avant d’être expédiées dans le monde.

La dévotion à la sainte Face eut deux grands propagateurs en France à cette époque : sœur Marie de Saint-Pierre et le martiniquais monsieur Léon Papin-Dupont ; l’une de par les révélations qu’elle reçut du Seigneur, l’autre de par sa complète servitude à cette cause.

La dévotion à la sainte Face est associée à l’idée de réparation spécialement la réparation des blasphèmes. « Je vous ai appliqué la vertu de ma Face pour rétablir en vous l’image de Dieu, » disait Notre Seigneur à la carmélite et d’ajouter « Ceux qui contemplent les plaies de ma face sur la terre, la contempleront un jour rayonnante de gloire dans le Ciel ! » Voilà la récompense qui y est attachée.

Quant à la dévotion elle-même : « A chaque fois que vous offrirez ma Face à mon Père, ma bouche demandera miséricorde. » Et la sœur d’expliquer : « Ce bon Jésus m’a promis qu’il aurait pitié de la France. »

Voici l’acte de louange pour la réparation des blasphèmes du saint nom de Dieu, dicté par Notre Seigneur à la sœur Marie de Saint-Pierre. Cette prière est une flèche d’or pour le cœur de Dieu :

« Qu’a jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié le très saint, très sacré, très adorable, très inconnu, très inexprimable Nom de Dieu, au ciel, sur la terre et dans les enfers, par toutes les créatures sorties des mains de Dieu et par le Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ au très saint Sacrement de l’autel ! Ainsi soit-il. »

Le blasphème est l’expression de la haine contre Dieu. Daigne ceux qui l’aiment le consoler par cette dévotion.

Source : Apôtre aux Antilles n°36

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