La nouvelle liturgie

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Dans un souci œcuménique de conciliation avec les protestants, la réforme du rite de la messe promulguée en 1969 par Paul VI a marqué une régression certaine par rapport aux précisions données par le magistère, depuis le concile de Trente jusqu’à Pie XII. Le Novus Ordo Missae – ou nouvelle messe – est illégitime et néfaste en tant qu’il est privé des explicitations nécessaires à l’expression intègre de la foi catholique.

Le 3 avril 1969, le pape Paul VI promulguait la Constitution apostolique Missale Romanum qui publiait deux documents relatifs à la réforme du rituel de la messe : l’Institutio generalis missalis romani et le nouvel Ordo missae. L’édition latine du nouveau missel romain fut définitivement publiée le 11 mai 1970.​
fraternité sainte pie X
fraternité sainte pie X
Le nouveau Missel de Paul VI est défectueux au point de devenir équivoque au niveau de l’expression de la Loi de la croyance, et d’encourir le risque d’invalidité sur le plan de l’efficacité du sacrement.
L’illusion de la Mouvance Ecclesia Dei fut de prétendre séparer les deux pour les besoins de la cause traditionnelle.
Cette analyse de la nouvelle messe par le chanoine Berthod va droit à l’essentiel.
On ne parle plus du sacrifice, on ne parle plus que de l’Eucharistie : c’est très dangereux.
Cinq mois après la promulgation de la nouvelle messe, un évêque brésilien affirme au pape Paul VI que celle-ci est irrecevable dans son diocèse.
Si « ce qu’un pape a fait un autre peut le défaire », alors comment expliquer qu’en vingt siècles d’Eglise, aucun Souverain Pontife n’ait fait, pour bouleverser la Messe, ce qu’a osé faire le Pape Paul VI ?
Cette réforme a-t-elle été acceptée paisiblement et pacifiquement comme étant la continuité du rite romain ? Force est de constater qu’une opposition massive est apparue dès le début.
En réalité, cet Ordo Missæ de Paul VI n’existe pas. Ce qui existe c’est une Révolution liturgique universelle et permanente, prise à son compte ou voulue par le Pape actuel.
Il y a dans l’œuvre du fondateur de Solesmes un passage remarquable qui montre à quel point la nouvelle messe de Paul VI ne peut prétendre être un développement homogène du passé.
Le cardinal Blaise Cupich a publié une nouvelle politique pour l’archidiocèse de Chicago.
Comment les communautés Ecclesia Dei devront-elles réagir, dans les mois qui viennent ?  Devront-elles refuser d’obéir au Motu proprio de François ? Mais au nom de quoi ?
Le motu proprio Traditionis custodes et la réponse aux Dubia considèrent la messe tridentine comme « odieuse » en elle-même, puisqu’il faut la restreindre de toutes les manières.