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Les insolites de LPL

   Chemin de croix  pour attirer des grâces durant la période d’épidémie

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Chemin de croix  pour attirer des grâces durant la période d’épidémie
par monsieur l'abbé Patrick Troadec.

 

Première station : Jésus est condamné mort.

Le bon Dieu a donné à l’homme la liberté. Cette liberté lui a été communiquée pour qu’il puisse l’aimer de tout son cœur. C’est ainsi que l’homme fidèle marche ici-bas à pas d’amour vers la Terre promise, vers la béatitude éternelle, vers le Ciel.

Malheureusement beaucoup d’hommes au lieu de se servir de leur liberté pour cheminer vers le Ciel s’en servent pour satisfaire leurs bas instincts et bien vite, ils tombent dans un esclavage trompeur. Parce que leurs œuvres sont mauvaises, ils voudraient que Dieu n’existât pas. Comme le dit le psalmiste, « l’insensé a dit dans son cœur : Dieu n’existe pas ».

Mais puisque Dieu existe bel et bien, le pécheur cherche par tous les moyens à l’oublier, et même si cela lui était possible à le détruire. Voilà ce qui explique la Passion de Notre-Seigneur.

 Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est venu ici-bas pour donner aux hommes la vie, la vraie Vie, la vie de la grâce sur la terre, et la vie éternelle au Ciel. Mais l’homme a préféré jouir de façon déréglée de la vie présente ; c’est pourquoi il l’a rejeté en s’écriant : « crucifie-le, crucifie-le ! » Aujourd’hui plus que jamais l’homme refuse Dieu, mais le bon Dieu, désirant la conversion des pécheurs, permet que des maux tels que l’épidémie qui nous frappe, les conduisent à revenir vers lui.

O mon Jésus, en vous voyant mis à mort par les hommes que vous avez tant aimés, je comprends mieux la malice du péché. Je vous en supplie, pardonnez mes péchés, et ne permettez pas que je quitte la route étroite qui mène au Ciel pour me mettre au rang de vos ennemis. Faites que la situation actuelle soit l’occasion de nombreuses et profondes conversions.

Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix.

Une fois déclarée sa mise à mort, Notre-Seigneur est chargé de sa lourde croix.

Il y a seulement quelques jours, les habitants de Jérusalem s’étaient écriés : « hosanna, ô Fils de David », ils l’avaient accueilli avec des palmes à la main en signe de reconnaissance, et voilà qu’aujourd’hui ils réclament sa mort. Ils vont jusqu’à s’écrier : « Crucifie-le ; crucifie-le ». Certains lui crachent au visage, l’insultent, le méprisent. On voit par là comment une foule est versatile, comment elle est manipulable, comment elle change facilement d’avis. On voit aussi que ce n’est pas la majorité qui fait la vérité. Durant la Passion, seul un petit nombre console Notre-Seigneur.

Quant à nous, ne nous laissons pas influencer par l’opinion publique et pour ne pas perdre la paix intérieure en ces heures difficiles, limitons au maximum l’usage des medias qui plongent le monde dans un climat d’inquiétude sans  remonter à la racine du mal et sans proposer de solution efficace.

O mon Jésus, je veux vous consoler et si je ne peux plus assister à la messe ni communier, je veux néanmoins puiser dans la prière, la force nécessaire pour accepter généreusement la part de croix que vous m’envoyez pour faire mon salut.

Redisons aussi du fond du cœur la belle prière de la couronne de l’Enfant-Jésus que nous avons eu la grâce de réciter ensemble au mois de janvier : « Divin Enfant-Jésus, j’adore votre croix et j’accepte toutes celles qu’il vous plaira de m’envoyer. »

Troisième station : Jésus tombe sous le poids de sa croix.

Notre-Seigneur accablé de souffrances physiques, morales, spirituelles, tombe sous sa lourde croix. Il tombe en considérant spécialement les chutes de l’homme dans le péché et il prie son Père pour relever l’homme de la boue du péché. « Père, lui dit-il, que cette croix qui me jette au sol les relève et leur donne la force de marcher sous le fardeau doux et léger que je leur ai laissé. » Et bientôt, reprenant des forces nouvelles, il se relève généreusement pour continuer sa route jusqu’au lieu de la crucifixion.

En portant son lourd fardeau, il nous mérite la grâce de porter le nôtre. Il a dit au sujet du nôtre : « mon joug est doux et mon fardeau léger ». Le joug, le fardeau désignent tout ce que nous endurons de pénible. Le fardeau est doux et léger pour celui qui aime Dieu car l’amour donne à l’homme la force de supporter la souffrance. Sainte Thérèse d’Avila le disait : « Je suis persuadée que la force de supporter une grande croix ou une petite a pour mesure celle de l’amour. » (Chemin de la perfection, ch. XXIV)

Pour garder notre sang froid dans l’épreuve que nous traversons et éviter toute crainte stérile, rappelons-nous que Dieu est Providence. Il a les rênes en mains. Aujourd’hui encore, il peut tout, il sait tout et il nous aime. Alors ne tombons pas dans le découragement si préjudiciable à notre équilibre, mais vivons au jour le jour avec patience et confiance. O mon Jésus, faites grandir en moi la charité, pour que je puisse porter avec courage ma croix à votre suite.

Quatrième station : Jésus rencontre sa très sainte mère.

Durant la Passion, tous, ou presque, sont devenus les ennemis de Notre-Seigneur ; on le tire, on le pousse, on le frappe, on lui lance à la figure la boue des jurons et du blasphème. Et il n’y a personne pour le soutenir.

Pourtant, si ! il y a encore un cœur qui l’aime, un cœur fidèle, un cœur transparent, immaculé, celui de Marie.

Mais précisément, Jésus redoute cette rencontre. Pourvu qu’elle ne voie rien, cette mère intacte et pure. Pourvu qu’elle ne voie pas ce visage défiguré et humilié.

Peut-on recevoir la consolation d’une mère quand pour cela il faut se montrer à elle dans un tel état de délabrement ; quand il faut lui faire entendre les grossièretés, les injures, lui faire voir ce visage maculé de boue, de sueur, de crachat et de sang ?

Jésus voudrait épargner à sa Mère ce glaive de douleur... mais, au tournant de la route, elle est là qui veut souffrir avec lui, pour être jusqu’au bout la Vierge fidèle. Jésus la contemple, recueille ce cœur aimant et souffrant.

Ecoutons Notre-Seigneur nous dire : « Lorsque la tentation se fait plus violente, lorsque les chutes peut-être te plongent à terre, si tu m’oublies, au moins pense à ta mère, n’oublie pas les souffrances de ta mère. »

Notre-Dame disait à la Salette : « Depuis le temps que je souffre pour vous autres, et vous n’en faites pas cas. » Elle a alors parlé à Maximin et à Mélanie des mauvaises récoltes qui étaient la conséquence des péchés des hommes et notamment le manque de sanctification du dimanche, de l’abstinence du vendredi, et les jurons. L’épreuve actuelle nous fait mieux saisir le prix d’une messe. Aussi, si nous ne pouvons y assister les prochains dimanches, unissons-nous en esprit aux messes célébrées dans le monde ou regardons celle qui est accessible sur la portelatine.

Cinquième station : Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix.

Jésus la sent plus que jamais, cette dure mission de sauver les hommes. Il l’avait acceptée telle que le Père la lui avait préparée. « Ce n’est pas ma volonté que je cherche, mais celle de Celui qui m’a envoyé ». « Père, l’heure est venue »... L’heure est venue d’accomplir le sacrifice total. Il me faut encore faire quelques mètres pour gagner le haut de cette montagne. Quelques mètres encore pour m’offrir et avec moi vous offrir ces âmes qui ont mérité la mort...

Mais Jésus n’en peut plus. Ses forces, si près du but, ont atteint leurs dernières limites. Aussi, lui, le Dieu Fort, lui qui il y a quelque temps commandait à la mer et au vent, il se voit obligé de trouver une aide. Quelle humiliation ! Et il le fait à nouveau pour nous donner une leçon. Il accueille volontiers Simon de Cyrène. C’est pour nous inviter à accepter nos faiblesses, à les reconnaître et à nous laisser secourir, peut-être par ceux-là mêmes que l’on croyait plus faibles que nous !

Ô mon Jésus, grande est votre humilité et riche est votre exemple ! Avec vous, je comprends qu’il me faut aller jusqu’au bout de mon devoir et que je ne le puis qu’aidé par Vous, bien sûr, mais encore par ceux que Vous mettez, là, Cyrénéens, sur ma route. Merci, ô mon Jésus, pour cette leçon qui me mène à la victoire !

Prions au cours de cette station pour le personnel hospitalier chargé de soigner les malades. Qu’il le fasse avec zèle, patience et confiance. Que la grâce de Dieu les touche pour leur dévouement.

Sixième station : Une femme pieuse essuie la face de Jésus.

« Nous l’avons vu, s’écriait par avance le prophète Isaïe en parlant de Notre-Seigneur, il n’avait ni forme, ni beauté ». Quel contraste entre le visage de Notre-Seigneur si majestueux, si beau, si attirant pour les âmes de bonne volonté il y a encore si peu de temps, et le visage qu’il a aujourd’hui si tuméfié, les yeux pleins d'angoisse, de tristesse et de larmes... Non, ce n’est plus une face humaine.

Notre-Seigneur a pris la place du pécheur et il nous révèle ici la face défigurée de l’homme pécheur. Mais sainte Véronique sait lire encore en ce visage la sainte face de Jésus. Au-delà de l’horreur, elle parvient à y découvrir la splendeur.

Sainte Véronique nous enseigne le courage de nous pencher sur nous-mêmes ; de découvrir en notre âme créée à la ressemblance de Dieu toutes les difformités provoquées par le péché.

Par son geste, elle nous apprend aussi à nous pencher avec miséricorde sur les âmes souillées de péchés, sur les âmes que je désigne peut-être comme mes ennemis mais qui sont avant tout les ennemis de Dieu.

O mon Jésus, aidez-moi à avoir pitié de mon âme et des âmes pécheresses et à imiter sainte Véronique en passant sur mon âme et sur l’âme de mon prochain ce linge purificateur afin d’y faire resplendir le doux visage du Christ.

Par nos prières et nos sacrifices, par notre sérénité dans l’épreuve actuelle, aidons nos contemporains à se rapprocher de Dieu et à donner un sens à leurs souffrances.

Septième station : Jésus tombe pour la seconde fois.

Notre-Seigneur ne porte plus sa croix, mais malgré cela, il est accablé de fatigues, de tristesse, de dégoût. Il est épuisé. Il n’en peut plus. Aussi, voilà qu’il bute sur ce chemin pierreux et tombe une deuxième fois. Il n’a pas un bienfaiteur pour le relever, pas une main secourable pour lui venir en aide. Au contraire, ce ne sont que des cris de haine, des violences et humiliations supplémentaires. On le soulève comme une loque, on le secoue pour qu’il ne perde pas connaissance.

Voilà ce qui nous montre l’état déplorable du pécheur. Le pécheur lui aussi tombe à terre et il est incapable par lui-même de se relever. Il y faut une grâce et une grâce puissante. Cette grâce, Notre-Seigneur désire nous la communiquer, mais encore faut-il la saisir !

O mon Jésus, nous vous prions pour que cette épreuve que nous traversons nous conduisent à opter une fois pour toutes pour la vertu et à fuir tout ce qui durant votre Passion a été la cause de votre mort. Prions aussi durant cette station pour qu’au cours des semaines à venir, beaucoup d’âmes retrouvent le chemin du Ciel.

Huitième station : Jésus console les filles de Jérusalem qui le suivent.

Notre-Seigneur avait dit : « Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ».

Oui, mais pourquoi pleurer ? Pour qui pleurer ? Quand pleurer ?

Pleurer parce que le juste est condamné ? Pleurer parce qu’on est découragé ? Pleurer peut-être parce qu’on a perdu son soutien, parce qu’on a peur, peur de se retrouver seul, sans lumière, sans secours ? Parce qu’on a peur que cette épreuve que nous traversons dure longtemps, qu’elle nous empêche de joindre les deux bouts, qu’elle nous atteigne physiquement…

Jésus, voyant ces pleurs, a pitié. Il a pitié, car ce ne sont pas les bonnes larmes qui sont versées. Du moins, ce sont des larmes inefficaces. Jésus veut que l’on pleure en voyant sa Passion, mais que l’on pleure surtout nos péchés qui sont la cause de sa Passion.

O mon Jésus, aidez-moi à pleurer mes péchés, tous mes péchés, chacun de mes péchés afin que vous puissiez les effacer un à un et que puisse paraître toujours davantage en moi la lumière, la pureté, la simplicité, la vérité, la joie, la paix, fruit de votre présence en mon âme.

C’est la coupe des péchés des hommes qui, sous la forme de cette épidémie, fait déborder la coupe de la juste colère de Dieu. Le Psalmiste dit que « Dieu est juste, fort et patient ; il ne se met pas en colère tous les jours ». Il est fort puisqu’il est tout-puissant. Il est juste, donc il punit le péché, mais il est patient. Voilà pourquoi, il paraît à certains moments oublier les hommes ou dormir comme Jésus dans la barque au milieu de la tempête. Mais puisqu’ « on ne se moque pas de lui », arrive le moment, où il finit par intervenir. Aussi, acceptons le juste châtiment de Dieu pour attirer sur nous et sur notre pauvre monde sa miséricorde.

Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois.

Dès maintenant, Jésus voit le calvaire mais il voit également tous les péchés des hommes et spécialement de ceux qui tout au long de leur vie s’enfoncent toujours plus profondément dans la boue du péché.

Intérieurement, il prononce déjà la parole : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Mais quant à lui, la perception de l’insouciance de tant et tant d’âmes qui passent leur existence dans l’illusion la plus complète du vrai sens de la vie, ne cherchant qu’à laisser libre cours à leurs passions déréglées, tout cela le conduit à tomber dans l’abattement au point de trébucher une nouvelle fois.

Comment tant d’âmes peuvent perdre la grâce, perdre le Ciel pour des satisfactions passagères qui bien souvent ne laissent après elles qu’une sensation de dégoût, et qui en aucun cas ne peuvent combler les aspirations les plus profondes de notre être ? 

Mais en même temps que Notre-Seigneur pleure sur tant d’âmes infidèles, il implore son Père pour le retour à lui des plus grands pécheurs. « Père, je veux que là où je suis, ceux que vous m’avez donnés y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire ». « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive ». Et c’est ainsi que tout au long de l’histoire de l’Eglise, nous verrons des conversions spectaculaires.

Si nous pouvons voir à travers le microbe qui met le monde par terre, un juste châtiment de Dieu, on doit aussi y voir également une intervention de sa miséricorde, car si le virus est un mal qui, dans certains cas, conduit à la mort, le péché grave conduit à la mort éternelle qui est un mal infiniment plus grand. Aussi, puisse le coronavirus amener les âmes à une vraie conversion.

Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.

C’est encore pour l’homme pécheur que Notre-Seigneur offre à Dieu son Père cette humiliation de la nudité. Il nous montre par là l’état dans lequel est réduit l’homme par le péché et notamment par le péché d’impureté.

Dans le livre de l’Apocalypse est décrit l’état d’une âme tiède. Notre-Seigneur dit à l’adresse de cette âme : « Je connais tes œuvres, je sais que tu es ni chaud, ni froid. Ah ! que n’es-tu froid ou chaud ! Mais parce que tu es tiède, et que tu n’es ni chaud, ni froid, je te vomirai de ma bouche. Car tu dis : je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (Ap 3, 15-16). Oui, le pécheur est nu, dépouillé du vêtement de la grâce, dépouillé de l’habit de noces qui seul donnent accès au paradis.

Ainsi Notre-Seigneur identifié au pécheur sur la croix subit l’humiliation de la nudité. Puisse Notre-Seigneur nous épargner un tel état misérable !

O mon Jésus, pour ne pas tomber dans la tiédeur, qui est déjà un commencement de réprobation, aidez-moi à conserver la ferveur et pour cela à lutter vaillamment contre la triple concupiscence. Le monde actuel se vautre dans la boue du péché et notamment du péché d’impureté. Malheureusement, le milieu traditionnel n’est pas épargné en raison des moyens modernes qui y donnent si facilement accès. Puisse cet avertissement du Ciel amener chacun d’entre nous à couper radicalement avec l’occasion prochaine de péché ! Prenons également la résolution de ne jamais nous laisser prendre au piège du respect humain en cédant aux pressions de la mode et de ne jamais offenser Dieu par une tenue légère, incompatible avec notre dignité d’enfant de Dieu.

Onzième station : Jésus est cloué à la croix.

Le roi David décrivait déjà dans le psaume 21 le supplice de la crucifixion : « Ils ont percé mes mains et mes pieds,... mes os se sont disjoints, ... ils me regardent, ils m’observent... »

En même temps, il décrivait aussi les blasphèmes qui fuseraient tant de la bouche des soldats que de celle des pharisiens et des princes des prêtres. « Il en a sauvé d’autres, qu’Il se sauve lui-même ! » Oui, Jésus pourrait facilement se sauver, comme il ressuscitera dans trois jours. Il pourrait ! mais il aime trop les âmes, ces hommes qu’il a créés, chéris, guidés. Il veut rester leur ami. Et c’est pourquoi, il leur crie : J’ai soif, j’ai soif de cette amitié, j’ai soif du salut de ceux qui me condamnent, me méprisent, m’oublient. J’ai soif de ces pharisiens qui pratiquent leur religion sans m’aimer. N’y en aura-t-il pas un pour me dire : « souvenez-vous de moi lorsque vous serez dans votre royaume » ?

Si ; il y en a un, l’un des brigands qui souffre à ses côtés. Aussitôt, Jésus lui dit : « aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis ». O mon Jésus, je veux moi aussi étancher la soif que vous avez du salut de mon âme et du salut de toutes les âmes par une vie de fidélité, de pureté et d’amour. Trop souvent, je le reconnais, je me suis laissé aller par le passé sur la pente de la facilité. Je veux désormais être vraiment catholique à part entière et prendre ma vie au sérieux afin de correspondre le mieux possible à votre plan d’amour sur moi.

Jésus, cloué à la croix, ne peut plus bouger. Il n’est plus libre de ses mouvements. S’il est vrai que la période de confinement nous empêche de nous mouvoir librement et nous oblige à limiter nos sorties, pensons à l’offrir en union avec Jésus crucifié.

Douzième station : Jésus meurt sur la croix.

Notre-Seigneur est né pauvre. Il a vécu dans la plus grande pauvreté. Durant sa vie publique, il n’avait pas où reposer la tête. Et voilà que maintenant, il meurt, dépouillé de tout. Tout lui a été enlevé, jusqu’à ses vêtements. Il n’a plus que sa Mère qui est là à ses pieds, il nous la donne.

Mère, lui dit-il, souvenez-vous de la prophétie du vieillard Siméon : « un glaive de douleur vous transpercera l’âme ». Mère, c’est en pauvre que je dois mourir pour faire comprendre aux hommes combien ils sont pauvres. Mère, maintenant que je m’en vais, je vous donne tous ces pécheurs, pour qu’à ma place, ils vous appellent « ma mère » et que vous les appeliez « mes enfants ». « Fils, voici ta mère. » « Mère, voici vos enfants. »

Ô Notre Dame, si vous avez mis Jésus au monde sans douleur, étant immaculée dès votre conception, dans quelle intensité de souffrance, vous nous avez enfantés ! Si aujourd’hui, j’ai la grâce de pouvoir vous dire « ma mère », je le dois à votre fidélité à Jésus jusqu’au calvaire. En signe de reconnaissance, je veux à mon tour vous manifester mon amour en restant attaché à mon devoir jusque dans l’épreuve.
Les crucifiés étouffent progressivement. Le coronavirus produit chez les grands malades un étouffement. Puissent-ils l’offrir en expiation de leurs péchés !

La prière est, dit-on, la respiration de l’âme. L’homme moderne ne prie plus. Aussi, vivons-nous dans une atmosphère de plus en plus étouffante moralement. Puisse le coronavirus qui multiplie ses victimes dans le monde ramener l’homme à la prière, prière qui est le moyen le plus efficace avec le sacrifice pour amener le bon Dieu à mettre fin à ce fléau.

Treizième station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère.

Comme autrefois, Marie peut approcher de Jésus. Il n’est plus à son ministère débordant. Il n’est plus assailli par les foules et les malades. Il est là, sur ses genoux, il est mort. Mais la Vierge des Douleurs n’a pas chancelé. Sa foi est là, forte. Son Jésus, amertume sans nom pour ses sens et son cœur immaculé, son Jésus est vivant en elle. Sa foi est intacte. Elle a confiance en lui, elle sait que ce grain tombé sur une bonne terre va faire germer les âmes.

Ô Notre Dame, laissez-moi approcher de vous, laissez-moi contempler cette scène. Permettez-moi de puiser en votre cœur quelque chose de la peine immense qui vous accable mais aussi de l’espérance et de la charité qui vous animent. Et j’ose en ce jour vous formuler une demande sereine et confiante : « Priez pour moi, pauvre pécheur, maintenant et à l’heure de ma mort ». Prions également durant cette station pour les victimes du coronavirus et notamment pour celles qui en mourront dans les jours à venir.

Quatorzième station : Le corps de Jésus est déposé dans le sépulcre.

La chute du jour va bientôt marquer le début du repos sabbatique. Un profond silence entoure la tombe de Notre-Seigneur qui gardera son secret jusqu’au matin de Pâques.

Jésus, vous n’êtes plus visible à nos yeux. Cependant votre œuvre de vie commence, faisant suite à notre œuvre de mort. Autant nous avons su vous abandonner, vous trahir, vous oublier, autant vous êtes actif et libéral en dévouement pour nous rendre la vie, pour nous faire vivre de vous.

A l’occasion de la fête de Pâques à venir, vous m’offrez une nouvelle fois votre amitié. Une amitié profonde, de chaque jour et de chaque instant.

Je suis profondément ému par votre Passion et votre mort : et voilà que vous me dites les paroles que vous avez adressées à Marie-Madeleine pour la consoler : « Pourquoi pleures-tu ? » En me voyant déterminé à vous rester fidèle quoi qu’il m’en coûte, vous me redites cette autre parole : « Qui cherches-tu ? » Et bientôt, pour me manifester votre amitié, vous m’appelez par mon nom. A moi alors de répéter cette parole de Marie-Madeleine : « Rabboni. Mon maître. » Oui, je ne veux plus désormais avoir d’autre maître, d’autre guide, d’autre Dieu que vous. Enfin, pour m’engager à devenir comme Marie-Madeleine un Apôtre courageux et infatigable, vous me redites ces paroles prononcées devant vos Apôtres : « Courage, j’ai vaincu le monde »

.Puisse le fléau qui s’abat sur nous amener notre pays à une véritable conversion ! Rappelons-nous aujourd’hui plus que jamais la prophétie consolante de saint Pie X du 29 novembre 1911 : Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation… Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes.

Abbé Patrick TROADEC, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Source : La Porte Latine de mars 2020

 

 

 

 

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Samedi 4 avril 2020
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