vers 77

Sainte Marie Madeleine

Née au 1er siècle avant J‑C au domaine de Magdalum en Galilée,
et morte à ? le ?

Fille cadette de l’opulent Théophile et d’Eucharis[1], Marie naquit au domaine de Magdalum en Galilée. Orpheline, elle héri­ta de ce domaine. Séduite par l’officier Paudira, elle vécut dans les vices au point d’être pos­sé­dée de sept démons.

La résur­rec­tion par Jésus d’un jeune homme de Naïm la tou­cha. Non loin de là, Simon le Pharisien pria Jésus[2] de man­ger avec lui… Et voi­là qu’une femme connue dans la ville pour une péche­resse, ayant su qu’il était à table dans la mai­son du pha­ri­sien, appor­ta un vase d’albâtre[3] plein de par­fums : Et se tenant par der­rière à ses pieds, elle com­men­ça à les arro­ser de ses larmes ; et les essuyant avec ses che­veux, elle les bai­sait et les oignait de par­fums. Ce que voyant, le pha­ri­sien qui l’avait invi­té dit en lui-​même : Si celui-​ci était pro­phète, il sau­rait cer­tai­ne­ment qui est, et ce qu’est la femme qui le touche : il sau­rait que c’est une péche­resse. Alors Jésus pre­nant la parole, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Il répon­dit : Maître, dites. – Un créan­cier avait deux débi­teurs ; l’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cin­quante. Et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit la dette à tous deux. Lequel donc l’aime le plus ? Simon répon­dit : Celui, je pense, à qui il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé. Et se tour­nant vers la femme, il dit à Simon : Vois-​tu cette femme ? Je suis entré dans ta mai­son, et tu ne m’as point don­né d’eau pour mes pieds ; elle, au contraire, les a arro­sés de ses larmes et les a essuyés avec ses che­veux [signe de ser­vi­tude]. Tu ne m’as point don­né de bai­ser ; mais elle, depuis qu’elle est entrée, n’a ces­sé de bai­ser mes pieds. Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds de par­fums. C’est pour­quoi je te le dis : beau­coup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beau­coup aimé. Mais celui à qui on remet moins, aime moins. Alors il dit à cette femme : Vos péchés vous sont remis. Ceux qui étaient à table avec lui com­men­cèrent à dire en eux-​mêmes : Qui est celui-​ci, qui remet même les péchés ? Mais Jésus dit à la femme : Votre foi vous a sau­vée ; allez en paix. Et il arri­va ensuite que Jésus par­cou­rait les villes et les vil­lages ; prê­chant et annon­çant le royaume de Dieu ; et les douze étaient avec lui. Ainsi que quelques femmes, qu’il avait déli­vrées des esprits malins et de leurs mala­dies : Marie, appe­lée Madeleine, de laquelle sept démons étaient sor­tis, Jeanne, femme de Chusa, inten­dant d’Hérode, Suzanne, et beau­coup d’autres, qui l’assistaient de leurs biens.

L’année sui­vante, Jésus étant reçu à Béthanie chez Lazare, Marthe et Marie[4], celle-​ci fut tel­le­ment absor­bée par ce que disait Jésus que Marthe dit à Jésus : Seigneur, ne voyez-​vous pas que ma sœur me laisse ser­vir toute seule ; dites-​lui, je vous prie qu’elle m’aide. – Marthe, Marthe, vous vous empres­sez plus qu’il ne faut, et vous vous occu­pez de trop de choses ; au reste, il n’y en a qu’une qui soit néces­saire. Marie, votre sœur, a choi­si la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée

Quelques mois après, Lazare décé­da. Quatre jours après, Jésus, à son escient, s’approche de Béthanie, Madeleine le rejoint, se jette à ses pieds, en pleurs, sui­vi de Juifs éplo­rés. Jésus, se lais­sant émou­voir, alla res­sus­ci­ter Lazare.

Une semaine avant sa Passion, Jésus revint à Béthanie, à la table de Simon le Lépreux, Marthe ser­vait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie vint et prit une livre de par­fum d’un nard[5] pur d’épi de grand prix dans un vase d’albâtre ; le vase rom­pu, elle répan­dit le par­fum sur la tête de Jésus, et en oignit aus­si ses pieds, et les essuya avec ses che­veux, et la mai­son fut rem­plie de l’odeur du par­fum. Jésus conclu­ra en disant : Cette femme, en répan­dant ce par­fum sur mon corps, l’a fait pour m’ensevelir.

Sainte Marie-​Madeleine accom­pa­gna la Sainte Vierge au pied de la Croix ; une tra­di­tion rap­porte qu’elle recueillit un peu de terre qu’elle vit trem­pée du Sang du Sauveur, et la mit dans une fiole qu’elle gar­da pré­cieu­se­ment. Elle assis­ta à la des­cente de Croix, à l’embaumement et à l’ensevelissement du Christ. Et s’en retour­nant, les femmes qui étaient venues de Galilée pré­pa­rèrent des aro­mates, et des par­fums ; et pen­dant le sab­bat, elles demeu­rèrent en repos, selon la loi.

Lorsque le sab­bat fut pas­sé, Marie-​Madeleine, et les autres, ache­tèrent [d’autres] par­fums pour venir embau­mer Jésus. Elles trou­vèrent la pierre ôtée du sépulcre. Etant entrées, elles ne trou­vèrent point le corps du Seigneur Jésus. Pendant qu’en leur âme elles en étaient conster­nées, près d’elles parurent deux anges, elles étaient effrayées et bais­saient le visage vers la terre, ils leur dirent : Il faut que le Fils de l’homme soit cru­ci­fié, et que le troi­sième jour il res­sus­cite. Et elles se res­sou­vinrent de ces paroles. Elles sor­tirent aus­si­tôt du sépulcre avec crainte et avec une grande joie, cou­rant por­ter ces nou­velles à ses dis­ciples. Peu après, Marie Madeleine revint auprès du sépulcre, pleu­rant. Elle s’inclina et péné­tra dans le sépulcre et y vit encore deux anges qui lui dirent : Femme, qu’as-tu à pleu­rer ? – Parce qu’ils ont pris mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont dépo­sé. Ressortant, elle vit Jésus qu’elle pen­sait n’être qu’un jar­di­nier qui lui dit : Femme, qu’as-tu à pleu­rer ? Qui cherches-​tu ? – Monsieur, si vous l’avez dépla­cé, dites-​moi où vous l’avez posé, et je le pren­drai. – Marie ! Et elle se retour­na, et lui dit : Maître ! – Ne me touche point, en effet je ne suis pas encore mon­té à mon Père ! lui répondit-​il, en lui tou­chant le front, rap­porte la tradition.

Elle alla l’annoncer à ceux qui avaient été avec lui, et qui s’affligeaient et pleu­raient. Mais eux enten­dant dire qu’il vivait et qu’il avait été vu par elle, ne le crurent pas. A un autre moment, Jésus se pré­sen­ta à elles [entre­temps réunies], disant : Je vous salue. Et elles, s’approchant, embras­sèrent ses pieds et l’adorèrent. Alors Jésus leur dit : Ne crai­gnez point ; allez, annon­cez à mes frères qu’ils aillent en Galilée ; c’est là qu’ils me ver­ront.

Une tra­di­tion dit que c’est sur le Mont Thabor qu’il appa­rut à plus de cinq cents dis­ciples comme le rap­porte saint Paul. N’y était-​elle pas, comme au jour de l’Ascension, lorsque Jésus mena ses Apôtres à Béthanie[6] puis vers le Mont des Olives pour s’élever au ciel ?

Après l’Ascension de Jésus-​Christ, les apôtres, les dis­ciples et les saintes femmes se reti­rèrent au Cénacle jusqu’à la Pentecôte. Sainte Marie-​Madeleine reçut l’Esprit-Saint à la Pentecôte, en guise de sacre­ment de Confirmation.

Les chré­tiens sont vite per­sé­cu­tés, le diacre Etienne sera lapi­dé. Plusieurs tra­di­tions locales et thèses se dis­putent la chro­no­lo­gie de la vie sainte Marie-​Madeleine. Les ana­lyses du CNRS sur l’âge de sainte Marthe et de sa sœur à par­tir de leur reliques pro­ven­çales, ten­draient à croire, si l’on tient que Marie-​Madeleine est res­tée trente ans à la Ste-​Baume, qu’elles sont plus jeunes que Notre-​Seigneur et qu’elles quit­tèrent la Judée peu après la Pentecôte.

Ainsi, vers l’an 35, les juifs se sai­sirent de Lazare, Joseph d’Arimathie, Maximin, un des 72 dis­ciples, Marthe, Marie Madeleine, Marie Jacobé et Marie Salomé, Sara, leur ser­vante, Sidoine (l’aveugle-né de l’Evangile), Marcelle, ser­vante de Marthe, Parménas, autre des 72 et l’un des sept pre­miers diacres.

Les juifs jetèrent ces onze chré­tiens, ou plus, dans une barque ava­riée, et ils la lar­guèrent, sans rames ni voiles, au gré de la Mare Nostrum (Méditerranée). Nul doute que les Anges pro­té­gèrent l’embarcation qui arri­va au Grau d’Orgon, embou­chure du Petit Rhône (Saintes-​Maries-​de-​la-​Mer). En remer­cie­ment, ils édi­fièrent et dédièrent là un autel de for­tune à Notre-​Dame-​de-​la-​Mer qui ne sera détruit qu’à la Révolution. Dieu fit sourdre de l’eau douce qui per­mit à Marie Jacobé, Marie Salomé et Sara d’y demeu­rer[7].

La nou­velle de cette arri­vée cou­rut jusqu’à Marseille où les Phocéens virent dans la sur­vie de ces res­ca­pés un signe divin. Cette heu­reuse dis­po­si­tion enga­gea le res­tant de la troupe à évan­gé­li­ser incon­ti­nent le port pro­ven­çal. Ils y vécurent d’abord sous le péri­style d’un petit temple aban­don­né près de celui de Diane. Ste Marie-​Madeleine fit sa pre­mière pré­di­ca­tion auprès de païens venant hono­rer Diane. Dès le pre­mier jour, plu­sieurs demandent le bap­tême. Le gou­ver­neur de Massilia et sa femme entendent aus­si un prêche de notre sainte, mais sans y acquies­cer. La nuit sui­vante, Marie-​Madeleine appa­raît en songe à cha­cun d’eux se plai­gnant de leur incré­du­li­té ; le len­de­main, s’étant com­mu­ni­qué leur songe, ils vont accueillir la troupe apos­to­lique et se conver­tissent allant jusqu’à faire détruire les temples païens. Lazare devient le pre­mier évêque de Marseille. Sainte Marie-​Madeleine trou­va d’abord non loin de Marseille une retraite au lieu-​dit des Aigulades puis une grotte aux alen­tours où elle pas­sait les nuits en oraison.

Le res­tant de la troupe pour­sui­vit sa course à Aix où Maximin fit des miracles et Marie-​Madeleine prê­cha. Maximin demeure évêque d’Aix secon­dé par Sidoine.

Saint Parménas vint en Avignon rejoint par Sosthènes et Epaphras, avant de par­tir évan­gé­li­ser la Macédoine où il mou­rut mar­tyr à Philippes, sous Trajan. Sainte Marthe (en hébreu : maî­tresse de mai­son) ayant secou­ru un noyé à Avignon, les Tarasconais l’appellent à la res­cousse devant le dan­ger de la Tarasque, monstre amphi­bie que la sainte, après avoir prié, ame­na en ville où les habi­tants purent lapi­der la bête : silure, énorme rep­tile ou der­nier reje­ton d’une race dis­pa­rue ? Marthe fonde ensuite un couvent fémi­nin à Tarascon. St Joseph d’Arimathie ira en Angleterre. Saint Maximin ira à Aix dont il sera l’évêque, en com­pa­gnie de Sidoine qui lui succédera.

Tandis que Marie-​Madeleine vécut à la Ste-​Baume[8], une caverne éle­vée et reti­rée du monde où elle demeu­ra trente ans[9]. De là, chaque jour, des Anges la por­tait sept fois au som­met de cette falaise, pointe dénom­mée le St-​Pilon, où l’on trouve les ves­tiges des pieds de la sainte impri­més sur le roc.

Au terme de sa vie ter­restre, les Anges la por­tèrent de la Ste-​Baume à Aix à l’oratoire édi­fié par saint Maximin, lequel vit la sainte en lévi­ta­tion et le visage trans­fi­gu­ré. Elle lui deman­da le St-​Viatique. Impressionné, Maximin n’osa appro­cher d’elle, mais elle lui rap­pe­la qu’ils arri­vèrent ensemble à Marseille, et qu’elle n’était qu’une péche­resse à qui Dieu avait accor­dé tout ce temps pour faire péni­tence. Célébrant la Messe, Maximin la com­mu­nie et la bénit, et elle ren­dit son âme à Dieu, en pré­sence de Sidoine et des pre­miers prêtres aixois. De son corps exha­lait une odeur suave ; il fut por­té par les prêtres en pro­ces­sion jusqu’à la cha­pelle de Villa Lata (aujourd’hui St-​Maximin) où il fut ense­ve­li dans un sépulcre d’albâtre.

En 710[10], les raz­zias sar­ra­sines en Provence, obligent le cler­gé à cacher les reliques de notre sainte.

Eudes, abbé de Vézelay, obtint une trans­la­tion le 19.3.882 d’une par­tie du sque­lette sup­po­sé de sainte Marie-​Madeleine conser­vé à St-​Maximin dans la crypte de l’église (basi­lique) dans un sar­co­phage de marbre blanc du 4e siècle authen­ti­fié par une plan­chette plus ancienne pro­té­gée par un enduit de cire por­tant l’inscription : Hic requies­cit cor­pus Mariae Magdalenae.

Le 9 décembre 1279, Charles de Salerne[11] croit décou­vrir les véri­tables reliques de la sainte à St-​Maximin qui avaient été échan­gées en 710 avec celles de saint Sidoine. Il les fera authen­ti­fier en avril 1295 auprès du pape, en jux­ta­po­sant le crâne à la relique romaine, la mâchoire inférieure.

En 1497, on ouvrit le tom­beau et consta­ta que la tête était dépouillée de ses chairs, excep­té la par­tie du front tou­chée par deux doigts du Sauveur : deux enfon­ce­ments du Noli me tan­gere sur la peau deve­nue brunâtre.

En 1781, Louis XVI fait ouvrir le reli­quaire de la sainte pour en extraire une por­tion de relique et l’offrir au duc de Parme.

L’église de la Ste-​Baume fut détruite par les révo­lu­tion­naires. Fin 1793, le vicomte de Barras fit dis­per­ser les reliques de la sainte, mais Joseph Bastide, ancien sacris­tain, récu­pé­ra le crâne, la fiole de cris­tal dite la Ste-​Ampoule[12], le Noli me tan­gere avec sa boîte, une part des che­veux, et deux osse­ments du bras. Lucien Bonaparte pro­té­gea l’église de St-​Maximin de la des­truc­tion en ins­cri­vant sur la porte : Fournitures mili­taires ! En 1815, l’Intrépide dépré­da­teur, le maré­chal Brune, pro­fa­na la Ste-​Baume ; le 22 août à Avignon, la Terreur blanche ven­gea son impié­té en le jetant dans le Rhône…

Quant à l’église de la Madeleine à Paris éla­bo­rée sous Louis XV et Louis XVI, Napoléon Ier vou­lut en 1806 la contre­faire en temple à la Gloire… L’empereur envoya aus­si à Paris la relique spo­liée au duc de Parme. Mais en 1842, l’église sera res­ti­tuée au culte catho­lique, et la relique y sera tout bon­ne­ment placée !

Saint Lazare demeu­ra évêque à Marseille ; saint Parménas vint en Avignon avec Sosthènes et Epaphras, avant de par­tir évan­gé­li­ser la Macédoine où il mou­rut mar­tyr à Philippes, sous Trajan ; sainte Marthe (en hébreu : maî­tresse de mai­son) ayant secou­ru un noyé à Avignon, les Tarasconais l’appelle à la res­cousse devant le dan­ger de la Tarasque, monstre amphi­bie que la sainte, après avoir prié, ame­na en ville où les habi­tant purent lapi­der la bête : silure, énorme lézard, cro­co­dile géant ou der­nier reje­ton d’une race dis­pa­rue ? Marthe y fonde ensuite un couvent fémi­nin. Sainte Marthe vou­lut être entou­rée d’évêques pour mou­rir. Alors qu’il s’apprêtait à célé­brer la Messe, saint Front s’endormit mal­gré lui ; Jésus lui appa­rut et lui dit : Il est temps d’aller aux funé­railles de Marthe, mon hôtesse ! Aussitôt, Front se trou­va auprès de la sainte… Quelques heures plus tard il célé­brait la Messe de funé­railles, avant de se retrou­ver au lieu ini­tial… Sainte Marthe sera la patronne de la cité de Tarascon. Auprès de ses reliques, Clovis vint se faire gué­rir d’un mal de reins. (Autres reliques en l’église St-​Laurent de Roujan en Occitanie).

Abbé L. Serres-Ponthieu

Notes de bas de page

  1. Au rap­port de saint Antonin ; Théophile, d’origine syrienne, Eucharis, juive d’origine prin­cière (Gaume, p.401).[]
  2. Dans sa 32e année, assez long­temps après Pâques. (Guérin p.585).[]
  3. L’albâtre indien est un marbre blanc, dia­phane, vei­né de diverses cou­leurs.[]
  4. Cette Marie était celle qui oignit le Seigneur de par­fum, et lui essuya les pieds avec ses che­veux, pré­cise l’Evangéliste saint Jean (Ch. XI).[]
  5. Petit arbuste dont la macé­ra­tion des baies et des feuilles donne du par­fum.[]
  6. Luc XXIV[]
  7. Le puits d’eau claire se situe dans l’église actuelle où l’on garde les reliques de six saintes de type orien­tal selon une étude récente.[]
  8. Entre Marseille et Brignoles. Baume signi­fie grotte. Un domi­ni­cain de la Ste-​Baume pré­ten­dit avoir révé­la­tion de Ste Marie-​Madeleine vers 1300 des cir­cons­tances de son éta­blis­se­ment à la grotte.[]
  9. Temps de la vie cachée du Fils de Dieu.[]
  10. Les maho­mé­tans enva­hirent la Corse dès 669.[]
  11. Fils de Charles 1er d’Anjou et de Béatrix, com­tesse de Provence ; comte de Provence dès 1267, roi de 2nde Sicile de 1288 à 1309. Une tra­di­tion contes­table pré­tend que, vain­cu par le roi d’Aragon lors d’un com­bat naval en 1279, il est condam­né à mort à Barcelone. Son confes­seur domi­ni­cain, Guillaume de Tonnais (Tonneins-​1284 Prieur Marseille-​1295 St Maximin-), lui conseille de se vouer à sainte Marie-​Madeleine le 21 juillet, laquelle le délivre mira­cu­leu­se­ment, le porte à une lieue de Narbonne, et lui révèle où sont ses véri­tables reliques…[]
  12. Contenant du Sang du Sauveur que notre sainte recueillit à la Passion, et qui se liqué­fiait encore le Vendredi-​Saint après le chant de la Passion. Volée en 1904 par des bri­gands…[]

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