21 mai 1998

Profession solennelle de Foi de Mgr Salvador L. Lazo, Diocèse de San Fernando de La Union

Version française

A Sa Sainteté le Pape Jean-​Paul II, Évêque de Rome et Vicaire de Jésus-​Christ, Successeur de saint Pierre, Prince des Apôtres, Suprême Pontife de l’Eglise Universelle, Patriarche d’Occident, Primat d’Italie, Archevêque et Métropolitain de la Province de Rome, Souverain de la Cité du Vatican.

Jeudi de l’Ascension, 21 mai 1998

Très Saint Père,

En ce dixième anni­ver­saire de la consé­cra­tion de quatre évêques Catholiques par Son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre pour la sur­vie de la Foi Catholique, par la grâce de Dieu, je déclare que je suis Catholique Romain. Ma reli­gion a été fon­dée par Jésus Christ quand Il a dit à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâti­rai mon Eglise. » (Mat., 16,18)

Saint Père, mon Credo est le Credo des Apôtres. Le dépôt de la Foi vient de Jésus-​Christ et était com­plet à la mort du der­nier Apôtre. Il a été confié à l’Eglise Catholique Romaine pour ser­vir de guide pour le salut des âmes juqu’à la fin des temps.

Saint-​Paul ordon­na à Timothée : « Ô Timothée, garde le dépôts » (1, Tim., 6, 20), le dépôt de la Foi !

Saint Père, il semble que Saint Paul me dit : « Garde le dépôt… Un dépôt c’est ce que l’on vous a confié, non ce que vous avez décou­vert. Vous l’a­vez reçu ; vous ne l’a­vez pas tiré de votre propre fond. Il ne dépend pas de l’in­ven­tion per­son­nelle, mais de la doc­trine. Il n’est pas pour votre usage pri­vé, mais il appar­tient à la Tradition publique. Il ne vient pas de vous, mais il est venu à vous. Vis-​à-​vis de lui, vous ne pou­vez agir comme son auteur, mais seule­ment comme son gar­dien. Vous n’en êtes pas l’i­ni­tia­teur, mais le dis­ciple. Il ne vous appar­tient pas de le régler, mais d’être réglé par lui. » (Saint Vincent de Lérins, Commonitorium, n° 22)

Le Saint Concile de Vatican I enseigne que » la doc­trine de Foi que Dieu a révé­lée n’a pas été pro­po­sée comme une décou­verte phi­lo­so­phique à faire pro­gres­ser par la réflexion de l’homme, mais comme un dépôt divin confiée à l’Épouse du Christ pour qu’elle le garde fidè­le­ment et le pré­sente infailli­ble­ment. En consé­quence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conser­vé à per­pé­tui­té est celui que notre Mère la sainte Eglise a pré­sen­té une fois pour toutes et jamais il n’est loi­sible de s’en écar­ter sous le pré­texte ou au nom d’une com­pré­hen­sion plus pous­sée. » (Constitution Dogmatique Dei Filius, DzS 1800)

« Le Saint-​Esprit a été pro­mis aux suc­ces­seurs de Pierre, non pour qu’ils fassent connaître sous sa révé­la­tion une nou­velle doc­trine, mais pour qu’a­vec son assis­tance ils gardent sain­te­ment et exposent fidè­le­ment la Révélation trans­mise par les Apôtres, c’est-​à-​dire le dépôt de la Foi. » (Vatican I, consti­tu­tion dog­ma­tique Pastor Aeternus, DzS 1836)

De plus, « le pou­voir du Pape n’est pas illi­mi­té : non seule­ment il ne peut rien chan­ger à ce qui est d’ins­ti­tu­tion divine, par exemple, sup­pri­mer la juri­dic­tion épis­co­pale, mais, pla­cé pour édi­fier et non pour détruire, il est tenu de par la loi natu­relle à ne pas jeter la confu­sion dans le trou­peau du Christ. » (Dictionnaire de Théologie Catholique, t. II, col. 2039–2040)

Saint Paul lui aus­si affer­mis­sait ain­si la Foi de ses conver­tis : « Mais si nous ou un ange du Ciel vous prê­chait un autre Evangile que celui que nous vous avons prê­ché, qu’il soit ana­thème ! » (Gal., 1,8)

Comme évêque catho­lique, voi­ci briè­ve­ment ma posi­tion sur les réformes post-​conciliaires du deuxième concile du Vatican. Si les réformes conci­liaires sont conformes à la volon­té de Jésus-​Christ, alors je col­la­bo­re­rais volon­tiers à leur réa­li­sa­tion. Mais si les réformes conci­liaires sont pla­ni­fiées pour la des­truc­tion de la Religion Catholique fon­dée par Jésus-​Christ, alors je refuse de don­ner ma coopération.

Saint-​Père, en 1969, une noti­fi­ca­tion de Rome fut reçue à San Fernando, dans le dio­cèse de La Union. Elle disait que la messe latine tri­den­tine devait être sup­pri­mée et que le Novus Ordo Missae devait être uti­li­sé. Aucune rai­son n’é­tait don­née. Du fait que l’ordre venait de Rome, il fut obéi sans pro­tes­ta­tions (Roma locu­ta est, cau­sa fini­ta est).

J’ai pris ma retraite en 1993, 23 ans après ma consé­cra­tion épis­co­pale. Depuis ma retraite, j’ai décou­vert la vraie rai­son de la sup­pres­sion illé­gale de la messe latine tra­di­tion­nelle. La messe ancienne était un obs­tacle à l’in­tro­duc­tion de l’œcuménisme. La Messe Catholique conte­nait les dogmes catho­liques, que les Protestants nient. Afin d’ar­ri­ver à l’u­ni­té avec les sectes pro­tes­tantes, la Messe latine Tridentine devait être mise au ran­cart et rem­pla­cée par le Novus Ordo Missae.

Le Novus Ordo Missae fut com­po­sé par Mgr Annibale Bugnini, un franc-​maçon. Six ministres pro­tes­tants ont aidé Mgr Bugnini à la fabri­quer. Les nova­teurs prirent soin qu’au­cun dogme Catholique, offen­sant aux oreilles pro­tes­tantes ne soit lais­sé dans les prières. Ils ont sup­pri­mé tout ce qui expri­mait plei­ne­ment les dogmes catho­liques et l’ont rem­pla­cé par des textes très ambi­gus de ten­dance pro­tes­tante et héré­tique. Ils sont même chan­gé la forme de la Consécration don­née par Jésus-​Christ. Avec de telles modi­fi­ca­tions, le nou­veau rite de la Messe devint plus Protestant que Catholique.

Les Protestants affirment que la Messe n’est qu’un simple repas, une simple com­mu­nion, un simple ban­quet, un mémo­rial. Le Concile de Trente a insis­té sur la réa­li­té du sacri­fice de la Messe, qui est le renou­vel­le­ment non san­glant du sacri­fice san­glant du Christ sur le Calvaire. » C’est pour­quoi, Lui, notre Dieu et Seigneur, bien qu’Il allait s’of­frir Lui-​même une fois pour toutes à Dieu le Père sur l’au­tel de la Croix, […] offrit à Dieu le Père son Corps et son Sang sous les espèces du pain et du vin lors de la der­nière Cène, la nuit où Il fut livré, afin de lais­ser à l’Eglise, son épouse bien aimée, un sacri­fice qui soit visible (comme l’exige la nature humaine), par lequel le sacri­fice san­glant accom­pli une fois pour toutes sur la Croix puisse être pré­sen­té de nou­veau. » (DzS 938). La messe est aus­si par voie de consé­quence une com­mu­nion au sacri­fice qui vient d’être célé­bré : un ban­quet où l’on mange la Victime immo­lée en sacri­fice. Mais s’il n’y a pas sacri­fice, il n’y a pas com­mu­nion avec Lui. La Messe est d’a­bord et avant tout un sacri­fice et en second lieu une com­mu­nion ou repas.

On doit aus­si remar­quer que dans le Novus Ordo Missae, la pré­sence réelle du Christ dans l’Eucharistie est impli­ci­te­ment niée. La même obser­va­tion est aus­si vraie au sujet de la doc­trine de l’Eglise sur la Transsubstantiation.

En rela­tion avec cela, le prêtre, qui était autre­fois un prêtre offrant un sacri­fice, a été rabais­sé dans le Novus Ordo Missae au rôle de pré­sident d’une assem­blée. Maintenant il est le pré­sident de l’as­sem­blée. Pour ce rôle il se tient face au peuple. Dans la Messe Traditionnelle au contraire, le prêtre se tient face au Tabernacle et à l’au­tel où se trouve le Christ.

Après avoir pris conscience de ces chan­ge­ments, j’ai déci­dé d’ar­rê­ter de dire le nou­veau rite de la Messe, que j’a­vais dit pen­dant plus de 27 ans en obéis­sance à mes supé­rieurs ecclé­sias­tiques. Je suis reve­nu à la Messe latine Tridentine parce que c’est la Messe ins­ti­tuée par Jésus-​Christ à la der­nière Cène, le renou­vel­le­ment non san­glant du sacri­fice san­glant de Jésus-​Christ sur le Calvaire. Cette messe de tou­jours a sanc­ti­fié des mil­lions de chré­tiens au cours des siècles.

Saint Père, avec tout le res­pect que j’ai pour vous et pour le Saint Siège de Saint-​Pierre, je ne peux pas suivre votre ensei­gne­ment per­son­nel sur « le salut uni­ver­sel », il est en contra­dic­tion avec les Saintes Écritures.

Saint Père, est-​ce que tous les hommes seront sau­vés ? Jésus-​Christ vou­lait que tous les hommes soient rache­tés. Il mou­rut de fait pour nous tous. Cependant tous les hommes ne seront pas sau­vés, parce que tous les hommes ne rem­plissent pas les condi­tions néces­saires pour être au nombre des élus de Dieu au Ciel.

Avant de mon­ter au Ciel, Jésus Christ confia à ses apôtres le devoir de prê­cher l’Évangile à toute créa­ture. Ses ins­truc­tions indi­quaient déjà que les âmes ne seraient pas toutes sau­vées. Il dit : « Allez dans le monde entier et prê­chez l’Évangile à toute créa­ture. Celui qui croi­ra et sera bap­ti­sé sera sau­vé, celui qui ne croi­ra pas sera condam­né. » (Marc, 16, 15–16)

Saint-​Paul tenait le même lan­gage à ses conver­tis : « Ne savez-​vous pas que les injustes ne pos­sé­de­ront pas le royaume de Dieu ? Ne vous trom­pez pas : ni les for­ni­ca­teurs, ni les ido­lâtres, ni les adul­tères, ni les effé­mi­nés, ni les sodo­mites, ni les voleurs, ni les avides, ni les ivrognes, ni les inju­rieux, ni les ban­dits ne pos­sé­de­ront le Royaume de Dieu. » (1, Cor., 6, 9–10)

Saint Père, devons-​nous res­pec­ter les fausses reli­gions ? Jésus Christ n’a fon­dé qu’une seule Église au sein de laquelle on peut être sau­vé. C’est la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine. Quand Il don­na toutes les doc­trines et véri­tés néces­saires pour être sau­vé, le Christ ne dit pas : « Respectez toutes les fausses reli­gions. » En fait, le Fils de Dieu a été cru­ci­fié sur la Croix par ce qu’Il a été sans com­pro­mis dans ses enseignements.

En 1910, dans sa lettre Notre Charge Apostolique, le Pape saint Pie X a mis en garde contre l’es­prit inter­con­fes­sion­nel car il fait par­tie du grand mou­ve­ment d’a­po­sta­sie orga­ni­sé dans tous les pays pour une Eglise Mondiale. Le Pape Léon XIII a aver­ti que « trai­ter toutes les reli­gions de la même manière … est cal­cu­lé pour ame­ner la ruine de toute forme de reli­gion, et spé­cia­le­ment de la Religion Catholique qui, étant la seule vraie, ne peut sans grande injus­tice être regar­dée comme sim­ple­ment égale aux autres reli­gions. » (Encyclique Humanum Genus). Le pro­ces­sus va DU CATHOLICISME AU PROTESTANTISME, DU PROTESTANTISME AU MODERNISME, DU MODERNISME A L’ATHEISME.

L’œcuménisme, tel qu’il est pra­ti­qué aujourd’­hui, est dia­mé­tra­le­ment oppo­sé à la doc­trine et à la pra­tique Catholique Traditionnelle. Il ravale la seule vraie Religion, fon­dée par Notre Seigneur, au même niveau que les reli­gions fausses, œuvres des hommes – chose que les papes au cours des siècles ont stric­te­ment inter­dites aux Catholiques de faire. « Il est évident que le Siège Apostolique ne peut d’au­cune façon prendre part à ces assem­blées (œcu­mé­niques), et qu’il n’est d’au­cune manière per­mis aux Catholiques de don­ner à de telles entre­prises leur encou­ra­ge­ment ou sou­tien. » (Pape Pie XI, Mortalium Animos)

Je suis pour la Rome éter­nelle, la Rome des saints Pierre et Paul. Je ne veux pas suivre la Rome maçon­nique. Le Pape Léon XIII a condam­né la Franc-​maçonnerie dans son ency­clique Humanum Genus en 1884.

Je n’ac­cepte pas non plus la Rome moder­niste. Le Pape saint Pie X a condam­né le moder­nisme dans son ency­clique Pascendi Dominici Gregis, en 1907.

Je ne sers pas la Rome contrô­lée par les Francs-​maçons qui sont les agents de Lucifer, le Prince des démons. Mais je sou­tiens la Rome qui conduit l’Eglise Catholique fidè­le­ment afin d’ac­com­plir la volon­té de Jésus Christ la glo­ri­fi­ca­tion du Dieu trois fois saint, Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit.

Je m’es­time heu­reux d’a­voir reçu en cette crise de l’Église Catholique la grâce d’être reve­nu à l’Église qui adhère à la Tradition Catholique. Dieu mer­ci, je dis de nou­veau la messe latine tra­di­tion­nelle – la Messe ins­ti­tuée par Jésus à la der­nière Cène, la Messe de mon ordination.

Daignent la Bienheureuse Vierge Marie, Saint Joseph, Saint Antoine mon saint patron, Saint Michel et mon ange gar­dien m’ai­der à demeu­rer fidèle à l’Église Catholique fon­dée par Jésus-​Christ pour le salut des hommes.

Puissé-​je obte­nir la grâce de demeu­rer jus­qu’à la mort dans le sein de la Sainte Église Catholique Apostolique et Romaine, qui adhère aux anciennes tra­di­tions et d’être tou­jours fidèle prêtre et évêque de Jésus-​Christ, Fils de Dieu.

Très res­pec­tueu­se­ment,

Monseigneur Salvador L. Lazo, DD
Evêque émé­rite
Diocèse de San Fernando de La Union

Version en anglais

To His Holiness POPE JOHN PAUL II Bishop of Rome and Vicar of Jesus Christ, Successor of St. Peter, Prince of the Apostles, Supreme Pontiff of the Universal Church, Patriarch of the West, Primate of Italy, Archbishop and Metropolitan of the Roman Province, Sovereign of Vatican City.

Ascension Thursday
May 21, 1998

Most Holy Father,

On the tenth anni­ver­sa­ry of the conse­cra­tion of the four Catholic bishops by His Grace Archbishop Marcel Lefebvre for the sur­vi­val of the Catholic Faith, by the grace of God, I declare that I am Roman Catholic. My reli­gion was foun­ded by Jesus Christ when he said to Peter « Thou art Peter and upon this Rock, I will build my Church ». (Mt. 16:18)

Holy Father, my Credo is the Apostles’ Creed. The depo­sit of Faith came from Jesus Christ and was com­ple­ted at the death of the last Apostle. It was entrus­ted to the Roman Catholic Church to serve as a guide for the sal­va­tion of souls to the end of time.

St. Paul ins­truc­ted Timothy : « O Timothy, keep the depo­sit. » (I Tim. 6:20), the depo­sit of Faith !

Holy Father, it seems that St. Paul is tel­ling me :

Keep the depo­sit… the depo­sit that is entrus­ted to you, not dis­co­ve­red by you. You recei­ved it : you did not draw it from your resources. It is not the fruit of any per­so­nal unders­tan­ding but of tea­ching. It is not per­so­nal use, but it belongs to public tra­di­tion. It does not come from you, but it has come to you. With res­pect to it, you can­not act as an author, but only a simple kee­per. You are not its ini­tia­tor but its dis­ciple. It is not for you to direct it, but your duty to fol­low it. (St. Vincent of Lerins, Commonitorium, No. 21).

The Holy Council of Vatican I teaches that the doc­trine of Faith that God has revea­led, was not pro­po­sed to the minds of men as a phi­lo­so­phi­cal dis­co­ve­ry to be per­fec­ted, but as the divine depo­sit, entrus­ted to the Spouse of Christ that she might fai­th­ful­ly keep it and infal­li­bly define it. Consequently, the mea­ning of the Sacred Dogmas which must always be pre­ser­ved is that which our Holy Mother the Church has deter­mi­ned. Never is it per­mis­sible to depart from this in the name of a dee­per unders­tan­ding. (Dogmatic Constitution Dei Filius, Dz. 1800).

The Holy Ghost was pro­mi­sed to the suc­ces­sors of Peter, not that they might make known new doc­trine by His Revelation but rather that, with His assis­tance, they migh­ty reli­gious­ly guard and fai­th­ful­ly explain the Revelation or depo­sit of Faith that was han­ded down through the Apostles. (Vatican I, Dogmatic Constitution Pastor Æternus Dz. 1836)

Moreover, « the power of the pope is not unli­mi­ted ; not only can he not change any­thing which is of divine ins­ti­tu­tion (to sup­press epi­sco­pal juris­dic­tion, for ins­tance), but he is to build and not to des­troy (cf. II Cor. 10, 8); he is enjoi­ned, through natu­ral law, not to sow confu­sion in the flock of Christ » (Dict. De Théol. Cath., II, col. 2039–2040).

St. Paul too confir­med the Faith of his converts : « But though we or an angel from hea­ven preach a Gospel to you besides that which we have prea­ched to you, let him be ana­the­ma. » (Gal. 1:8)

As a Catholic bishop, brie­fly, this is my stand on the post-​Conciliar reforms of the Second Vatican Council. If the Conciliar reforms are accor­ding to the will of Jesus Christ, then, I will glad­ly coope­rate in their imple­men­ta­tion. But if the Conciliar reforms are plan­ned for the des­truc­tion of the Catholic Religion foun­ded by Jesus Christ, then, I refuse to give my cooperation.

Holy Father, in 1969, a com­mu­ni­ca­tion from Rome was recei­ved in San Fernando Diocese of La Union. It said the Tridentine Latin Mass was to be sup­pres­sed and the Novus Ordo Missae was to be imple­men­ted. There was no rea­son given. Since the order came from Rome it was obeyed without any pro­test (Roma locu­ta est, cau­sa fini­ta est).

I reti­red in 1993, 23 years after my epi­sco­pal conse­cra­tion. Since my reti­re­ment, I dis­co­ve­red the real rea­son for the ille­gal sup­pres­sion of the tra­di­tio­nal Latin Mass. The ancient Mass was an obs­tacle to the intro­duc­tion of ecu­me­nism. The Catholic Mass contai­ned Catholic dog­mas, which Protestants denied. To achieve uni­ty with Protestant sects, the Tridentine Latin Mass had to be scrap­ped, being repla­ced by the Novus Ordo Missae.

The Novus Ordo Missae was a concoc­tion of Monsignor Annibale Bugnini, a free­ma­son. Six Protestant minis­ters hel­ped Monsignor Bugnini in fabri­ca­ting it. The inno­va­tors saw to it that no Catholic dog­mas ful­ly and repla­ced them with very ambi­guous Protestantizing and here­ti­cal things. They even chan­ged the form of the conse­cra­tion given by Jesus Christ. With these modi­fi­ca­tions, the new rite of the Mass became more Protestant than Catholic.

The Protestants main­tain that the Mass is a mere meal, a mere com­mu­nion, a mere ban­quet, a memo­rial. The Council of Trent empha­si­zed the rea­li­ty of the sacri­fice of the Mass, which is an unbloo­dy rene­wal of the bloo­dy sacri­fice of Christ on Mount Calvary. « He, the­re­fore, our god and Lord, though He was about to offer Himself once to God the Father upon the altar of the Cross… offe­red to God the Father His own body and blood under the spe­cies of bread and wine… at the last sup­per on the night He was betrayed, so that He might leave to His belo­ved Spouse the Church a visible sacri­fice (as nature of man demands), whe­re­by that bloo­dy sacri­fice once to be com­ple­ted on the Cross might be repre­sen­ted… » (Dz 938). The Mass is also as a conse­quence a com­mu­nion to the sacri­fice pre­vious­ly cele­bra­ted : a ban­quet where one eats the immo­la­ted Victim of the sacri­fice. But if there is no sacri­fice there is no com­mu­nion with it. Mass is first and fore­most a sacri­fice and second­ly a com­mu­nion or a meal.

It is also noted that in the Novus Ordo Missae, Christ’s Real Eucharistic Presence is impli­cit­ly denied. The same obser­va­tion is also true concer­ning the Church’s doc­trine of Transubstantiation.

Connected with this, in the Novus Ordo Missae, the priest has been demo­ted from a priest who offers a sacri­fice to one who mere­ly pre­sides over the assem­bly. Now he is the pre­sident of the assem­bly. For this role he faces the people. In the Traditional Mass, the priest, on the contra­ry, faces the taber­nacle and the altar where Christ is.

After having known those muta­tions, I deci­ded to stop saying the New Rite of Mass, which I was saying for more than twenty-​seven in obe­dience to eccle­sias­ti­cal super­iors. I retur­ned to the Tridentine Latin Mass because it is the Mass ins­ti­tu­ted by Jesus Christ at the Last Supper which is the unbloo­dy rene­wal of the bloo­dy sacri­fice of Jesus Christ on Mount Calvary. This Mass of all times has sanc­ti­fied the lives of mil­lions down the centuries.

Holy Father, with all the res­pect I have for you and for the Holy See of St. Peter, I can­not fol­low your own tea­ching of the « uni­ver­sal sal­va­tion », it contra­dicts Sacred Scripture.

Holy Father, are all men going to be saved ? Jesus Christ wan­ted all men to be redee­med. In fact, He died for us all. Still, not all men are going to be saved because not all men ful­fill all the neces­sa­ry condi­tions in order to be num­be­red among the elects of God in Heaven.

Before Jesus Christ ascen­ded to Heaven, He entrus­ted to His Apostles the duty of prea­ching the Gospel to eve­ry crea­ture. His ins­truc­tions alrea­dy hin­ted that all souls were not going to be saved. He said : « Go into the whole world, and preach the Gospel to eve­ry crea­ture. He that belie­veth and is bap­ti­zed shall be saved, he that belie­veth not shall be condem­ned. » (Mk. 16:15–16).

St. Paul sup­por­ted this in his ins­truc­tion to his converts : « Know you not that the unjust shall not pos­sess the Kingdom of God ? Do not err, nei­ther for­ni­ca­tors, nor ido­la­ters, nor adul­te­rous, nor the effe­mi­nate, nor sodo­mites, nor thieves, nor cove­tous, nor drun­kards, nor rai­lers, nor extor­tio­ners shall pos­sess the Kingdom of God. » (I Cor. 6:9–10)

Holy Father, should we res­pect false reli­gions ? Jesus Christ foun­ded only one Church in which one can find eter­nal sal­va­tion. This is the Holy Roman Catholic and Apostolic Church. When He gave all the doc­trines and all the truths nee­ded to be saved Christ did not say : « Respect all false reli­gions. » In fact, the Son of God was cru­ci­fied on the cross because He did not com­pro­mise His teaching.

In 1910, in his let­ter « Our Apostolic Mandate », Pope St. Pius X war­ned that the inter­de­no­mi­na­tio­nal spi­rit is part of the great move­ment of apos­ta­sy being orga­ni­zed in eve­ry coun­try for a one world church. Pope Leo XIII war­ned that to « treat all reli­gions alike… is cal­cu­la­ted to bring about the ruin of all forms of reli­gion, and espe­cial­ly of the Catholic Religion, which, as it is the only one that is true, can­not, without great injus­tice, be regar­ded as mere­ly equal to other reli­gions (Encyclical Humanum Genus). The pro­cess is this : FROM CATHOLICISM TO PROTESTANTISM ; FROM PROTESTANTISM TO MODERNISM ; FROM MODERNISM TO ATHEISM.

Ecumenism, as prac­ti­ced today, flies in the face of tra­di­tio­nal Catholic doc­trine and prac­tices. It places the one true Religion esta­bli­shed by Our Lord on the same base level with false, man-​made reli­gions —some­thing that popes throu­ghout the cen­tu­ries abso­lu­te­ly for­bade Catholics to do : « It is clear that the Apostolic See can by no means take part in these (ecu­me­ni­cal) assem­blies, nor is it in any way law­ful for Catholics to give to such enter­prises their encou­ra­ge­ment or sup­port » (Pope Pius XI, Mortalium Animos).

I am for eter­nal Rome, the Rome of Ss. Peter and Paul. I do not fol­low Masonic Rome. Pope Leo XIII condem­ned Freemasonry in his ency­cli­cal Humanum Genus in 1884.

Neither do I accept moder­nist Rome. Pope St. Pius X also condem­ned moder­nism in his ency­cli­cal Pascendi Dominici Gregis in 1907.

I do not serve the Rome that is control­led by Freemasons who are the agents of Lucifer, the Prince of devils.

But I sup­port the Rome that leads the Catholic Church fai­th­ful­ly to do the will of Jesus Christ —the glo­ri­fi­ca­tion of the most Holy and Triune God —God the Father, God the Son and God the Holy Ghost.

I consi­der myself for­tu­nate because in this present cri­sis of the Catholic Church I recei­ved the grace to have retur­ned to the Church that adheres to Catholic Tradition. Thank God, I am again saying the tra­di­tio­nal Latin Mass —the Mass ins­ti­tu­ted by Jesus at the Last Supper, the Mass of my ordination.

May the Blessed Mother Mary, St. Joseph, St. Anthony, my patron saint, St. Michael and my Guardian Angel assist me to remain fai­th­ful to the Catholic Church foun­ded by Jesus Christ for the sal­va­tion of men.

May I obtain the grace to remain and die in the bosom of the Holy Roman Catholic Apostolic Church that adheres to the ancient tra­di­tions and be always a fai­th­ful priest and bishop of Jesus Christ, the Son of God.

Most res­pect­ful­ly,

+ Salvador L. Lazo, D.D.
Bishop Emeritus San Fernando Diocese of La Union
Philippines