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La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X est une socié­té de prêtres catho­liques fon­dée par Mgr Marcel Lefebvre en 1970. Son But essen­tiel est la for­ma­tion de bons prêtres par les moyens que l’Église a tou­jours employés.

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La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X est for­te­ment implan­tée en France avec plus de 40 prieu­rés. Elle des­sert 125 lieux de culte où la sainte messe est célé­brée les dimanches, fêtes et jours de semaine. La Fraternité Saint Pie X des­sert éga­le­ment cer­taines com­mu­nau­tés amies. Cliquez ci-​dessous pour trou­ver un lieu de messe de la fra­ter­ni­té et ses horaires en France.

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La recon­nais­sance des droits royaux du Christ et le retour des indi­vi­dus et de la socié­té à la loi de sa véri­té et de son amour sont la seule voie de salut.
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Martyrologe

Saint Antoine-​Marie Claret, évêque et confes­seur, dont le jour natal est cité le jour suivant.

A Villak, en Carinthie, l’an­ni­ver­saire de saint Jean de Capistran, prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs et confes­seur, célèbre par la sain­te­té de sa vie et son zèle pour la pro­pa­ga­tion de la foi catho­lique. Grâce à ses prières et à ses miracles, la place forte de Belgrade fut déli­vrée et une très puis­sante armée turque mise en déroute. Sa fête se célèbre le 5 des calendes d’a­vril (28 mars).

A Antioche, l’an­ni­ver­saire de saint Théodore, prêtre. Durant la per­sé­cu­tion de l’im­pie Julien, il fut arrê­té, sou­mis au sup­plice du che­va­let et à plu­sieurs autres tour­ments hor­ribles, eut les flancs brû­lés avec des torches, et, per­sé­vé­rant à confes­ser le Christ, il consom­ma son mar­tyre par le glaive.

Dans la cam­pagne d’Osuna, près de Cadix, en Espagne, les saints mar­tyrs Servand et Germain. Durant la per­sé­cu­tion de Dioclétien, sous Viateur l’un de ses lieu­te­nants, après les fouets, l’hor­reur de la pri­son, l’ac­ca­ble­ment de la faim et de la soif, et les fatigues d’un long voyage qu’ils durent faire char­gés de chaînes, ils eurent enfin la tête tran­chée, et ache­vèrent ain­si le cours de leur mar­tyre. Germain reçut la sépul­ture à Merida, et Servand à Séville.

A Constantinople, saint Ignace, évêque. Pour avoir repro­ché à César Bardas d’a­voir répu­dié son épouse, il subit de la part de ce prince beau­coup de mau­vais trai­te­ments et fut envoyé en exil ; puis, réta­bli par le pon­tife romain saint Nicolas, il finit ses jours en paix.

A Bordeaux, saint Séverin, évêque de Cologne et confesseur.

A Rouen, saint Romain, évêque.

A Salerne, saint Vère, évêque.

Au ter­ri­toire d’Amiens, saint Domice, prêtre.

En Poitou, saint Benoît, confes­seur.

A Mantoue, le bien­heu­reux Jean le Bon, de l’Ordre des Ermites de saint Augustin, confes­seur, dont saint Antonin a écrit la vie édifiante.

Et ailleurs, beau­coup d’autres saints Martyrs, Confesseurs et saintes Vierges.

℟. Rendons grâces à Dieu.

Sanctoral

Saint Antoine-​Marie Claret

Cinquième des onze enfants du tis­se­rand Jean Claret et de Joséphine Clara, Antoine naquit le 23 décembre 1807, à Sallent, dans le dio­cèse de Vich, en Catalogne. En même temps qu’il s’i­ni­tiait au métier de tis­se­rand, il étu­diait le latin avec le curé de sa paroisse qui lui don­na une solide for­ma­tion reli­gieuse et une tendre dévo­tion à la Sainte Vierge ; à dix-​sept ans, son père l’en­voya se per­fec­tion­ner dans une entre­prise de Barcelone où, aux cours du soir, il apprit, sans aban­don­ner le latin, le fran­çais et l’im­pri­me­rie. Après une ter­rible crise spi­ri­tuelle où il fut au bord du sui­cide, il avait son­gé à se faire char­treux mais, sur les conseils de son direc­teur de conscience, il choi­sit d’en­trer au sémi­naire de Vich (29 sep­tembre 1829). Tonsuré le 2 février 1832, mino­ré le 21 décembre 1833, il reçut le sous-​diaconat le 24 mai 1834, fut ordon­né diacre le 20 décembre 1834 et prêtre le 13 juin 1835. Il ache­va ses études de théo­lo­gie en exer­çant le minis­tère de vicaire puis d’é­co­nome de sa ville natale.

Désireux de par­tir en mis­sion, il se ren­dit à Rome pour se mettre à la dis­po­si­tion de la Congrégation de la Propagande. Le car­di­nal pré­fet étant absent, Antoine sui­vit les Exercices de saint Ignace chez les Jésuites qui lui pro­po­sèrent d’en­trer dans leur com­pa­gnie. Il com­men­ça son novi­ciat (2 novembre 1839) qu’une plaie à la jambe l’o­bli­gea à quit­ter (3 mars 1840).

Revenu en Espagne, il fut curé de Viladrau où, à peine arri­vé, pour le 15 août, il prê­cha une mis­sion qui eut tant de suc­cès qu’on le deman­da ailleurs et l’é­vêque le déchar­gea de sa cure pour qu’il se consa­crât aux mis­sions inté­rieures (mai 1843) ; il prê­cha et confes­sa dans toute la Catalogne et sou­tint ses pré­di­ca­tions par plus de cent cin­quante livres et bro­chures. Sa vie étant mena­cée, l’é­vêque l’en­voya aux îles Canaries (février 1848 à mars 1849) où il conti­nua son minis­tère mis­sion­naire. Avec cinq prêtres du sémi­naire de Vich, il fon­dait la congré­ga­tion des Missionnaires Fils du Coeur Immaculé de Marie (16 juillet 1849).

A la demande de la reine Isabelle II d’Espagne, Pie IX le nom­ma arche­vêque de Santiago de Cuba dont le siège était vacant depuis qua­torze ans ; il fut sacré le 6 octobre 1850 et ajou­ta le nom de Marie à son pré­nom ; il s’embarqua, le 28 décembre 1850, à Barcelone, et arri­va dans son dio­cèse le 16 février 1851. Il s’ef­for­ça d’a­bord d’ins­truire le peu de prêtres de son dio­cèse (vingt-​cinq pour qua­rante paroisses) et de leur assu­rer un reve­nu suf­fi­sant ; il fit venir des reli­gieux ; il visi­ta son dio­cèse et y prê­cha pen­dant deux ans où il dis­tri­bua 97 217 livres et bro­chures, 83 500 images, 20 665 cha­pe­lets et 8 397 médailles ; en six ans, il visi­ta trois fois et demi son dio­cèse où il pro­non­ça 11 000 ser­mons, régu­la­ri­sa 30 000 mariages et confir­ma 300 000 per­sonnes. Il pré­dit un trem­ble­ment de terre, une épi­dé­mie de cho­lé­ra et même la perte de Cuba par l’Espagne ; il fon­da une mai­son de bien­fai­sance pour les enfants et les vieillards pauvres où il atta­cha un centre d’ex­pé­ri­men­ta­tion agri­cole ; il créa 53 paroisses et ordon­na 36 prêtres. Les escla­va­gistes lui repro­chaient d’être révo­lu­tion­naire, les auto­no­mistes lui repro­chaient d’être espa­gnol et les pou­voirs publics lui repro­chaient d’être trop indé­pen­dant : il n’y eut pas moins de quinze atten­tats contre lui et l’on pen­sa que le der­nier, un coup de cou­teau qui le bles­sa à la joue, lui serait fatal (1° février 1856).

Le 18 mars 1857, l’ar­che­vêque fut man­dé en Espagne par la reine Isabelle qui le vou­lait pour confes­seur et il fut nom­mé arche­vêque titu­laire (in par­ti­bus) de Trajanopolis sans pour autant ces­ser d’as­su­rer de Madrid l’ad­mi­nis­tra­tion de Cuba. Confesseur de la Reine, il eut assez d’in­fluence pour faire nom­mer de bons évêques, pour orga­ni­ser un centre d’é­tudes ecclé­sias­tiques à l’Escurial et pour impo­ser la morale à la cour. Voyageant avec la Reine à tra­vers l’Espagne, il conti­nua de prê­cher et ne man­qua pas de s’at­ti­rer la haine des nom­breux enne­mis du régime. Quand Isabelle II fut chas­sée de son trône (novembre 1868), Mgr. Claret y Clara sui­vit sa sou­ve­raine en France : il quit­ta défi­ni­ti­ve­ment l’Espagne le 30 sep­tembre 1868.

Pendant ce temps, la congré­ga­tion des Missionnaires Fils du Coeur Immaculé de Marie se déve­lop­pait len­te­ment : elle avait reçu l’ap­pro­ba­tion civile (9 juillet 1859) et ses consti­tu­tions avaient été approu­vées par Rome (decre­tum lau­dis du 21 novembre 1860) et défi­ni­ti­ve­ment recon­nues le 27 février 1866 ; l’ap­pro­ba­tion per­pé­tuelle, don­née le 11 février 1870, fut confir­mée le 2 mai 1870. D’abord éta­blie au sémi­naire de Vich, puis ins­tal­lée dans l’an­cien couvent des Carmes, la congré­ga­tion, diri­gée depuis 1858 par le P. Xifré, fonde à Barcelone (1860) et dans d’autres villes espa­gnoles avant d’ou­vrir des mai­sons à l’é­tran­ger : en France (1869), au Chili (1870), à Cuba (1880), en Italie (1884), au Mexique (1884), au Brésil (1895), au Portugal (1898), en Argentine (1901), aux Etats-​Unis (1902), en Uruguay (1908), en Colombie (1909), au Pérou (1909), en Autriche (1911), en Angleterre (1912), en Bolivie (1919), au Vénézuéla (1923), à Saint-​Domingue (1923), au Panama (1923), en Allemagne (1924), en Afrique por­tu­gaise (1927), en Chine (1933), à Porto-​Rico (1946), aux Philippines (1947), en Belgique (1949).

Après la révo­lu­tion de 1868 ou un prêtre de la congré­ga­tion fut assas­si­né, le nou­veau gou­ver­ne­ment fer­ma les six mai­sons espa­gnoles et les mis­sion­naires s’exi­lèrent en France (Prades).

Mgr. Antoine-​Marie Claret y Clara bien que sa san­té fut de plus en plus mau­vaise, s’oc­cu­pa de la colo­nie espa­gnole de Paris ; le 30 mars 1869, il par­tit pour Rome, afin de par­ti­ci­per aux tra­vaux du pre­mier concile du Vatican, mais il y tom­ba si malade qu’il dut se reti­rer à Prades où il arri­va le 23 juillet 1870. Il parut pour la der­nière fois en public à la dis­tri­bu­tion des prix au petit sémi­naire où il fit un dis­cours en Catalan (27 juillet 1870). L’ambassadeur d’Espagne deman­da son inter­ne­ment mais le gou­ver­ne­ment fran­çais fit en sorte que l’é­vêque de Perpignan l’a­ver­tît et, lors­qu’on vint l’ar­rê­ter (6 août 1870), il était réfu­gié chez les Cisterciens de Fontfroide où il mou­rut le 24 octobre 1870. Il fut béa­ti­fié en 1934 et cano­ni­sé en 1950.

Vendredi 23 octobre 2026

Saint Antoine-​Marie Claret Évêque et confesseur

3e classe